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Traité de Lisbonne : c’est bon pour la recherche

L’issue du vote irlandais devrait décider aujourd’hui si la réforme des institutions européennes sera définitivement enterrée ou, au contraire, entérinée. Et ça concerne directement l’avenir de la recherche européenne, qui est inscrite noir sur blanc dans le texte du traité de Lisbonne : “L’Union promeut le progrès scientifique et technique” (art.2).
Concrètement, ça veut dire que […]

L’issue du vote irlandais devrait décider aujourd’hui si la réforme des institutions européennes sera définitivement enterrée ou, au contraire, entérinée. Et ça concerne directement l’avenir de la recherche européenne, qui est inscrite noir sur blanc dans le texte du traité de Lisbonne : “L’Union promeut le progrès scientifique et technique” (art.2).

Concrètement, ça veut dire que l’Union européenne aurait le devoir et surtout la compétence de soutenir la recherche scientifique : “Dans les domaines de la recherche, du développement technologique et de l’espace, l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions, notamment pour définir et mettre en œuvre des programmes, sans que l’exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d’empêcher les États membres d’exercer la leur.” L’Union serait ainsi confirmée comme un acteur à part entière de la recherche.

C’est particulièrement important dans le domaine spatial : le texte prévoit que l’Europe puisse soutenir un programme indépendamment de ses pays-membres et que “l’Union élabore une politique spatiale européenne” (art.172bis) en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA), dont le nom figure pour la première fois dans un traité de l’UE. C’est nouveau ! L’espace est un des terrains sur lesquels l’Europe souhaite dans le futur encourager le progrès scientifique, technique et industriel.

Autre objectif inscrit dans le traité de Lisbonne : “la réalisation d’un espace européen de la recherche dans lequel les chercheurs, les connaissances scientifiques et les technologies circulent librement” (art.163) avec en ligne de mire une meilleure compétitivité.

C’est moins symbolique que quand ces objectifs étaient inscrits dans une “Constitution” européenne, mais c’est un bon point pour la recherche. A condition que le “oui” l’emporte en Irlande aujourd’hui…

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