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Téléphonie mobile : les “anti-ondes” frustrés

Le plus simple, c’est encore d’adopter l’oreillette, quand on est accros (comme nous dans Xenius) au téléphone portable. Parce que, pour que le gouvernement français agisse en matière de mobile et de santé, il faudra peut-être attendre de découvrir que les ondes favorisent le déclenchement des séismes ou accélèrent le réchauffement climatique… Les associations d’usagers […]

Le plus simple, c’est encore d’adopter l’oreillette, quand on est accros (comme nous dans Xenius) au téléphone portable. Parce que, pour que le gouvernement français agisse en matière de mobile et de santé, il faudra peut-être attendre de découvrir que les ondes favorisent le déclenchement des séismes ou accélèrent le réchauffement climatique… Les associations d’usagers ont en tout cas exprimé leur “frustration” hier. Le “Grenelle des ondes” a permis de dégager des “orientations”, mais pas de moratoire, ni de mesures concrètes.

Les associations d’usagers Priartém et Agir pour l’environnement regrettent que les ondes de la téléphonie mobile n’aient “pu faire l’objet d’un débat scientifique pluraliste, faute de temps”. Les scientifiques qu’elles ont proposé d’auditionner n’auraient pour cette raison pas pu être entendus.

Seule certitude : l’incertitude. La France a, à travers cette table-ronde sur les ondes, reconnu qu’il y avait un doute sur l’impact des ondes de la téléphonie mobile sur la santé. Les associations se réjouissent ainsi de “la reconnaissance officielle de l’incertitude, préalable à l’activation du principe de précaution”.

Première précaution en vue : l’interdiction probable du téléphone portable dans les écoles et/ou chez les enfants, et de nouvelles formules imposant l’usage d’une oreillette (téléphones sans haut-parleur, forfaits 100% SMS…). Les “anti-ondes” n’ont certes pas encore gagné, mais ils ont déjà marqué des points.

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Pierre