Billets Non classé

Qui veut la peau des bébés huîtres ?

Ça recommence ! Les naissains, autrement dit les bébés huîtres, meurent en masse sur le littoral atlantique. Comme l’an dernier. A qui la faute ? Notre bouc-émissaire favori, j’ai nommé le changement climatique, ou un agent pathogène mystérieux ? Sans doute les deux. L’Ifremer et les ostréiculteurs s’arrachent pour l’instant les cheveux sans parvenir à […]

Ça recommence ! Les naissains, autrement dit les bébés huîtres, meurent en masse sur le littoral atlantique. Comme l’an dernier. A qui la faute ? Notre bouc-émissaire favori, j’ai nommé le changement climatique, ou un agent pathogène mystérieux ? Sans doute les deux. L’Ifremer et les ostréiculteurs s’arrachent pour l’instant les cheveux sans parvenir à déterminer la cause de cette mortalité. Mystère.

Il y a tout juste quelques semaines, quand on a tourné le Xenius sur les huîtres en Bretagne (diffusé aujourd’hui sur Arte), les ostréiculteurs étaient encore pleins d’espoir. Jusqu’alors les bébés huîtres semblaient se porter pour le mieux. Et les ostréiculteurs que nous avons rencontrés à Cancale nous avaient expliquer leur stratégie pour minimiser les dégâts de la surmortalité de 2008 : comme la majorité des huîtres que l’on mange sont âgées de quatre ans, c’est à la saison 2012 que la pénurie (et le manque à gagner pour les professionnels) se ferait sentir. “On complètera avec des huîtres un peu plus jeunes et d’autres un peu plus âgées”, nous a confié l’un d’eux. Et le tour serait joué.




Mais c’était sans compter que la tragédie se reproduirait cette année. Et que, plus au sud, dans le bassin d’Arcachon, les bivalves seraient toujours victimes de l’attaque d’une toxine et interdits à la vente sur décision préfectorale. Impuissants, de nombreux ostréiculteurs ont décidé de manifester, pour attirer l’attention de l’Etat, et des amateurs d’huîtres qui risquent d’être privés de leur met favori pour la saison des fêtes en 2012.

À propos de l'auteur

Pierre