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L’oeuf de Darwin

Via En quête de sciences, un oeuf de Pâques dédicacé par Darwin himself.
L’oeuf dormait tranquilement dans les collections zoologiques du musée de Cambridge. Il a été retrouvé par une bénévole faisant l’inventaire des oeufs de la collection.
L’oeuf appartenait à  Alfred Newton, un ami de Charles Darwin et de Frank, son fils. Il semble que la [suite…]

darwin-egg-from-beagle-vo-001.1239672985.jpgVia En quête de sciences, un oeuf de Pâques dédicacé par Darwin himself.

L’oeuf dormait tranquilement dans les collections zoologiques du musée de Cambridge. Il a été retrouvé par une bénévole faisant l’inventaire des oeufs de la collection.

L’oeuf appartenait à  Alfred Newton, un ami de Charles Darwin et de Frank, son fils. Il semble que la fêlure dans la coquille soit le fait de Darwin, qui aurait stocké dans un espace trop exigu cet oeuf de Nothura, oiseau d’Amérique du Sud apparenté aux autruches.

Rappelons à  ce stade l’histoire d’amour (scientifique) entre Darwin et les oiseaux. Si les fameux pinsons des Galapagos ont joué un grand rôle dans la réflexion sur la théorie de l’évolution, il ne faut pas négliger les observations faites par Darwin sur la localisation géographique des différentes espèces de rhea.

Lors de son voyage sur le Beagle, Darwin avait en effet décrit le rhea supérieur vivant en Patagonie du Nord. Un jour qu’il était à  terre en compagnie de gauchos en Patagonie du Sud, ceux-ci mentionnèrent une forme rare d’autruche, plus petite que le rhea du Nord et plus facile à  capturer à  l’aide de bolas. Darwin oublia l’existence de cette autruche, jusqu’au jour où un de ses compagnons tue et accomode un petit rhea en vue du repas.”L’oiseau fut dépecé et cuisiné avant  que la mémoire ne me revienne” écrit Darwin dans Le Voyage du Beagle. “Mais la tête, le cou, les jambes, les ailes, la plupart des grandes plumes et une bonne partie de la peau avaient été préservés”. Darwin rassemble alors ce qui reste de l’animal et envoie le tout en Angleterre où les morceaux sont rassemblés pour former un spécimen. John Gould, ornithologue anglais collègue de Darwin, confirme alors que l’animal est une espèce distincte de rhea qu’il appelle Rhea darwinii en l’honneur de son découvreur.

L’existence de ces deux formes de rheas, très proches géographiquement et morphologiquement, mais formant deux espèces distinctes, allait à  l’encontre d’une vision créationniste du monde, où Dieu aurait créé des espèces immuables. L’explication la plus “parcimonieuse” était que les deux rheas descendaient d’un seul rhea ancestral, qui avait ensuite migré dans différentes régions et s’était différencié en deux espèces distinctes. Un premier mécanisme d’évolution en somme.

À propos de l'auteur

Tom Roud

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