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Les utlimes réparations d’Hubble

Le télescope Hubble n’en a plus que pour cinq ans. Lundi 11 mai, la navette Atlantis décollera pour entretenir, réparer et améliorer une cinquième et dernière fois le télescope spatial.
Le HST (pour Hubble space telescope) vogue depuis 19 ans en orbite à 563 km au dessus de la Terre. Depuis 1990 – et malgré [suite…]

Hubble, dernier lifting

Le télescope Hubble n’en a plus que pour cinq ans. Lundi 11 mai, la navette Atlantis décollera pour entretenir, réparer et améliorer une cinquième et dernière fois le télescope spatial.

Le HST (pour Hubble space telescope) vogue depuis 19 ans en orbite à 563 km au dessus de la Terre. Depuis 1990 – et malgré des débuts difficiles – il a renvoyé à la terre 750 000 clichés des confins de l’univers qui ont permis d’identifier, entre autres, la première molécule organique dans l’atmosphère d’une planète lointaine.

Outre l’entretien et le remplacement de certaines pièces, les sept astronautes qui voyageront à bord d’Atlantis auront la lourde tâche de pourvoir Hubble de deux nouveaux instruments qui devraient décupler ses capacités d’observation. Si tout va bien, Hubble sera doté de la Wide field camera et du Cosmic origin spectrograph.  Avec ces nouveaux équipements, Hubble sera capable de remonter à 600 ou 500 millions d’années après le big-bang. Ce qui représente une distance d’environ 13 milliards d’années-lumière.

La mission est plus que délicate. Les astronautes devront faire cinq sorties dans l’espace de 6,5 à 7 heures chacune. Selon Dave Leckrone de la NASA, ils devront faire preuve d’une “précision chirurgicale” pour remplacer de minuscules circuits imprimés. La mission est aussi risquée pour Atlantis qui a une chance sur 221 d’être sévèrement endommagée “ lors de ces opérations – contre 1/300 lors de l’arrimage à la Station spatiale internationale. Le risque est jugé si important qu’une seconde navette sera prête à décoller rapidement en cas de pépin.

Photo : ESA/NASA

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Jonathan Parienté