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Le blanc, couleur contre le réchauffement global

Quel brin de génie (ou de folie) a bien pu passer par la tête de Steven Chu ? Le Prix Nobel de physique 1997 et secrétaire à l’énergie au cabinet de Barack Obama vient de proposer de repeindre le monde en blanc pour lutter contre le réchauffement climatique. L’idée est toute simple : si le […]

Quel brin de génie (ou de folie) a bien pu passer par la tête de Steven Chu ? Le Prix Nobel de physique 1997 et secrétaire à l’énergie au cabinet de Barack Obama vient de proposer de repeindre le monde en blanc pour lutter contre le réchauffement climatique. L’idée est toute simple : si le toit des bâtiments et des véhicules est blanc, la lumière du soleil est réfléchie. La température augmente moins, et on dépense aussi moins d’énergie à rafraîchir les lieux de vie. Au final, le physicien américain estime que le réchauffement global serait mieux maîtrisé et que les rejets de CO2 diminueraient nettement.

La stratégie blanche de Steven Chu répond à un constat indiscutable : “La Terre va continuer à se réchauffer, et cela même si nous diminuons immédiatement notre consommation d’énergie”. Il s’appuie sur le calcul de l’albédo de notre planète : le rapport entre la lumière projetée sur une surface et la lumière réfléchie par cette même surface, qui va de 0 pour le noir (pas de réflexion) à 1 pour le miroir (réflexion totale). La Terre aurait actuellement un albédo de 0,3 en moyenne. L’objectif de Chu est de le rapprocher le plus possible de 1.

L’idée de repeindre le monde en blanc semble déjà avoir séduit beaucoup d’Allemands, un peu partout sur la toile germanophone, et commence à faire son chemin côté français (où Marie nous a mis la puce à l’oreille). Dans Xenius, on est déjà convertis sans le savoir, avec notre Sciencemobile tout en blanc (ou presque). Effectivement, on n’a utilisé la climatisation qu’une seule fois, depuis l’arrivée des beaux jours. Et vous ? Vous êtes prêts à repeindre votre maison en blanc ?

Remarquez : il ne faut peut-être pas prendre l’idée au pied de la lettre. On imagine mal, par exemple, les façades de Toulouse (la ville rose) repeintes en blanc, ou la Forêt noire rasée pour cause de “climatiquement incorrect”.

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Pierre