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L’ammonite, championne de la survie

A l’heure des débats sur le réchauffement climatique, les enseignements de la paléontologie prennent un tout autre sens : il y a 252,6 millions d’années, la quasi totalité des espèces vivantes ont disparu de la surface de notre planète.
Les ammonites n’ont pas été épargnées par cette crise d’extinction de masse, la plus importante jamais documentée. […]

A l’heure des débats sur le réchauffement climatique, les enseignements de la paléontologie prennent un tout autre sens : il y a 252,6 millions d’années, la quasi totalité des espèces vivantes ont disparu de la surface de notre planète.

Les ammonites n’ont pas été épargnées par cette crise d’extinction de masse, la plus importante jamais documentée. Ces coquillages ont frôlé la disparition.

Mais des chercheurs français et suisses viennent de découvrir que les survivants ont été 10 à 30 fois plus rapides qu’on l’estimait pour se rediversifier et atteindre le même niveau qu’avant la crise. Ils parlent d’une véritable “explosion”. Au lieu de 10 à 30 millions d’années comme on le croyait jusqu’ici, cela a duré “seulement” un million d’années.

Ça ne paraît rien, mais ça remet totalement en question les théories des paléontologues sur l’évolution des espèces et de la biosphère après une extinction massive.

Faudrait-il qu’on s’inspire des ammonites en prévision d’une future crise imminente ? C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais ça nous invite à méditer :

“Alors que la biosphère s’engage vraisemblablement dans sa sixième grande crise d’extinction, cette découverte rappelle paradoxalement que la reconquête de la biosphère par les espèces survivantes à une crise d’extinction est un processus très long”, écrit le Centre nationale de recherche scientifique (CNRS).

Même si les ammonites ont fait vite, cela représente tout de même plusieurs dizaines de milliers de générations humaines.

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Pierre