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La toxine qui asphyxie l’huître d’Arcachon

On se trouve justement à Arcachon, sur la côté Atlantique, où on a garé la Sciencemobile de Xenius depuis quelques jours pour préparer les émissions du mois de juillet. Et voilà que la préfecture décide (hier) d’interdire la consommation des huîtres du bassin (à l’exception de celle placée sur le banc d’Arguin, un peu plus […]

On se trouve justement à Arcachon, sur la côté Atlantique, où on a garé la Sciencemobile de Xenius depuis quelques jours pour préparer les émissions du mois de juillet. Et voilà que la préfecture décide (hier) d’interdire la consommation des huîtres du bassin (à l’exception de celle placée sur le banc d’Arguin, un peu plus au large), invoquant la possible présence d’une toxine.

“Les tests biologiques (…) se sont révélés positifs” et “la consommation des coquillages non conformes peut entraîner des désagréments gastriques dans la majeure partie des cas, mais également des désagréments plus graves chez les personnes fragilisées.”

Le symptôme le plus grave de cette toxine, pour l’instant, ce sont les ostréiculteurs qui le subissent. Depuis 2005, ils souffrent des interdictions à répétition de la consommation et de la vente de leurs huîtres. Pour eux, la toxine prolonge la crise.

Ces derniers jours, je me suis fait plaisir et j’ai mangé des douzaines et des douzaines d’huîtres, ici, à Arcachon. J’ai rempli, bien volontiers et sans le savoir, ma mission de présentateur et “cobaye” d’une émission scientifique. Et… je n’ai rien remarqué d’anormal. Digestion optimale, pas de température, rien que du plaisir. Les huîtres étaient simplement délicieuses. Et si vous me voyez à l’antenne sur Arte dans les prochaines semaines, c’est que leur consommation n’a pas eu de conséquences graves sur moi.

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Pierre