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La classification phylogénétique du vivant (1)

Auteur : Sirtin

En formulant la théorie de l’évolution, Darwin explique la vie et son origine. Selon lui, tous les êtres vivants du passé, présent et futur sont le fruit d’une longue série de transformations biologiques à partir d’ancêtres ancestrales. Cette série de transformation constitue l’évolution du vivant. Ainsi, Darwin explique la diversité des espèces vivantes [suite…]

Auteur : Sirtin

En formulant la théorie de l’évolution, Darwin explique la vie et son origine. Selon lui, tous les êtres vivants du passé, présent et futur sont le fruit d’une longue série de transformations biologiques à partir d’ancêtres ancestrales. Cette série de transformation constitue l’évolution du vivant. Ainsi, Darwin explique la diversité des espèces vivantes et leur métamorphose en d’autres espèces nouvelles uniquement à partir de causes matérielles. Il s’oppose alors aux idées religieuses fondées sur la création de la Terre et des êtres vivants par une puissance divine.

Bien qu’encore combattue par le créationnisme, la théorie de l’évolution s’est imposée comme un pilier fondamental de la biologie dans divers domaines tels que la génétique, la paléontologie, etc.

Cependant, comment représenter l’évolution de la vie ? C’est là qu’un outil fait son apparition: la classification phylogénétique du vivant.

I- Introduction

La phylogénétique a pour but de comprendre l’histoire évolutive du vivant. Elle se base sur deux notions essentielles, stipulant que tous les êtres vivants:

  • ont des relations de parenté. C’est la phylogénie (qui est plus proche de qui ?).
  • descendent les uns des autres. C’est la généalogie (qui descend de qui ?).

La classification du vivant est représentée par des arbres phylogénétiques. Ce sont des arbres schématiques qui montrent les relations entre les entités vivantes, aux niveaux horizontaux (parenté) et verticaux (descendance). Chacun des nœuds de l’arbre représente l’ancêtre commun hypothétique d’un groupe donné. L’ancêtre commun exclusif et la totalité de ses descendants connus forment un clade ou groupe monophylétique. Ainsi, l’arbre du vivant est un système de clades emboîtés à l’instar des poupées russes. Elle ne vise qu’à chercher la parenté entre les groupes frères et non leur ancêtre commun et exclusif qui reste impossible à identifier car hypothétique. La classification phylogénétique du vivant a chamboulé le système en profondeur. Par exemple, elle ne reconnaît plus les reptiles ni les poissons, ni les végétaux car ce ne sont pas des groupes monophylétiques.

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Exemple d’un arbre phylogénétique 11112008 (Scan de la page 520 du livre Classification phylogénétique du vivant. Edition BELIN (2001). Auteurs: Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader..)

Ici, l’arbre est retourné donc au niveau vertical, ce sont les relations de parenté et au niveau horizontal, les relations de descendance. Les urodèles et les anoures constituent, par exemple, un groupe monophylétique car ils ont un ancêtre commun. En remontant un peu plus loin, nous avons un ancêtre commun aux urodèles, anoures et gymnophiores. Ces trois espèces constituent également un groupe monophylétique ou clade. Ce qui n’est pas le cas des “reptiles” qui ne prennent pas en compte les autres descendants: oiseaux et mammifères. Même chose pour les “poissons”.

(Suite dans le prochain billet)

À propos de l'auteur

Tom Roud

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