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Grippe A : la France pas mieux que l’Angleterre

Quand on est arrivés en Angleterre, il y a exactement un mois, la situation ressemblait étrangement à celle de la France aujourd’hui face à la grippe A/H1N1 : le pays apprenait, terrorisé, la nouvelle des premières morts liées à la maladie. Aujourd’hui, la France a annoncé son premier cas mortel. Il s’agit d’une jeune fille […]

Quand on est arrivés en Angleterre, il y a exactement un mois, la situation ressemblait étrangement à celle de la France aujourd’hui face à la grippe A/H1N1 : le pays apprenait, terrorisé, la nouvelle des premières morts liées à la maladie. Aujourd’hui, la France a annoncé son premier cas mortel. Il s’agit d’une jeune fille de 14 ans hospitalisée à Brest.

On se rend brutalement compte que le virus ne s’est pas arrêté à la Manche. Un peu comme on s’est rendu compte, après l’explosion de Tchernobyl en 1986, que le nuage ne s’était pas arrêté au-dessus du Rhin. L’Angleterre n’a en tout cas plus le monopole des cas graves liés à la grippe porcine en Europe, puisque la Belgique, la Hongrie et l’Espagne ont déjà fait état de cas mortels. Et la maladie rattrappe la France plus vite que prévu, alors que le gouvernement tablait jusqu’ici sur la rentrée de septembre, voire “l’automne”, pour une agravation de l’épidémie.

Toujours exactement comme en Angleterre il y a un mois, l’Institut français de veille sanitaire (INVS) précise que la jeune fille qui est décédée aujourd’hui était déjà gravement malade : “Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une infection pulmonaire sévère, autre que la grippe”. Autrement dit, la grippe A/H1N1 ne serait pas la cause directe de la mort.

En Angleterre aussi, le Service national de santé (NHS) avait constaté que la grippe porcine touchait prioritairement des personnes jeunes et en bonne santé, contrairement à la grippe saisonnière. La France, qui semble se trouver aujourd’hui dans la même situation que la Grande-Bretagne il y a un mois, va sans doute se servir de l’exemple britannique pour gérer la crise. Tout du moins pour éviter de reproduire les mêmes erreurs.

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Pierre