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De l’influence de la mort d’une “superstar” sur la recherche

“Quand un ancien meurt, c’est une bibliothèque qui brûle” dit un célèbre proverbe africain.
On pourrait rajouter que, lorsque un scientifique meurt, c’est un pan entier de la recherche qui s’effondre.
C’est en tout cas ce qu’ont tenté de démontrer Pierre Azoulay (du MIT) et son équipe.  Ils ont étudié l‘influence de la mort de 137 “superstars” [suite…]

“Quand un ancien meurt, c’est une bibliothèque qui brûle” dit un célèbre proverbe africain.

On pourrait rajouter que, lorsque un scientifique meurt, c’est un pan entier de la recherche qui s’effondre.

C’est en tout cas ce qu’ont tenté de démontrer Pierre Azoulay (du MIT) et son équipe.  Ils ont étudié l‘influence de la mort de 137 “superstars” scientifiques du domaine des sciences de la vie “ dont Don C. Willey, un chercheur en cristallographie de Harvard retrouvé mort en 2001 “ sur la productivité de ses coauteurs.  Ils perdraient “8 à  18%” de leur productivité (calculs basés sur leur “publication output”).

Conclusion des auteurs :“la mort d’une star représente une authentique et irremplaçable perte de capital humain”.

Dans Science Mag, l’économiste Benjamin Jones de l’Université d’Evanston dans l’Illinois (USA) tempère la portée de ces résultats. “Un papier” portant “sur un seul champ de la recherche ne veut pas dire grand chose” regrette-t-il.  Mais “c’est exactement le genre de résultat dont on a besoin pour mieux comprendre comment marche la science”.

Leur étude sera prochainement soumise à  un comité de lecture, mais un working paper est d’ores et déjà  disponible sur le site du National Bureau of Economic Research

À propos de l'auteur

Jonathan Parienté