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Brouillon

Ce weekend, je m’offre une porte ouverte : de l’utilité des brouillons.
Je peine à  imaginer le raisonnement qui a pu aboutir à  ce que l’enseignement secondaire et supérieur ne valorise pas plus le principe du brouillon. Les enseignants préconisent certes la rédaction au brouillon comme préalable à  la rédaction au propre, mais leur rôle se […]

Ce weekend, je m’offre une porte ouverte : de l’utilité des brouillons.

Je peine à  imaginer le raisonnement qui a pu aboutir à  ce que l’enseignement secondaire et supérieur ne valorise pas plus le principe du brouillon. Les enseignants préconisent certes la rédaction au brouillon comme préalable à  la rédaction au propre, mais leur rôle se limite à  ce conseil de bon sens. Jamais ne s’immiscent-ils entre le premier jet et la copie finale, alors qu’une première correction apporterait tant au résultat final.

Howard Becker en parle dans Writing for Social Scientists quand il explique que l’enseignement privilégie le quitte ou double : on ne joue qu’une fois ses idées, la première correction est aussi la dernière. L’échange est unique, la balle n’effectue qu’un seul aller-retour sur la table.

Pourtant, tout le reste de notre existence sera basé sur un mécanisme essai/erreur. Sauf peut-être les demandes de financement et le saut en parachute).

Vivent les brouillons écrits sur les verso de pages de garde.

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