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Angie veut décrocher la lune

La nuit des étoiles filantes de la mi-août a dû mettre l’Allemagne en appétit. Un mois avant les élections, les troupes de la chancelière allemande ont annoncé le menu, et les ambitions : décrocher la Lune. Rien que ça. C’est osé en période de crise financière.
L’éditorialiste du journal “Die Welt” a d’ailleurs ironisé en écrivant […]

La nuit des étoiles filantes de la mi-août a dû mettre l’Allemagne en appétit. Un mois avant les élections, les troupes de la chancelière allemande ont annoncé le menu, et les ambitions : décrocher la Lune. Rien que ça. C’est osé en période de crise financière.

L’éditorialiste du journal “Die Welt” a d’ailleurs ironisé en écrivant que “l’industrie automobile salue l’initiative” : quand les Allemands déménageront sur la Lune, ils auront besoin de voitures plus massives pour s’adapter à la moindre pesanteur et ce sera l’occasion d’écouler les dernières Opel bien mastoc.

Si ça se concrétise, l’opération doit coûter environ 1,5 milliards d’euros et aboutir à un alunissage en 2015. Ce serait plus tôt que les Etats-Unis (2020), mais sans spationautes à bord. “C’est de l’argent bien investi”, selon le ministre chargé de l’Espace. “La Lune est l’archive de notre système solaire”.

Nous en tout cas, on est tentés de rêver aussi. D’autant plus que l’objectif Lune devrait faire bosser les Français et les Allemands main dans la main : c’est Astrium, la filiale franco-allemande d’EADS, qui doit développer le robot alunisseur. Un grand pas pour l’amitié.

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Pierre