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AF 447 : tout, vous saurez tout sur le Pitot

On en entend parler partout, depuis l’accident du vol 447 d’Air France Rio-Paris, mais on ne sait pas exactement ce que c’est : la sonde Pitot, qui pourrait être à l’origine de l’avarie. Chacun y va de son explication. Une petite revue de web s’impose, sur le blog Arte-Xenius, pour tout savoir sur le Pitot […]

On en entend parler partout, depuis l’accident du vol 447 d’Air France Rio-Paris, mais on ne sait pas exactement ce que c’est : la sonde Pitot, qui pourrait être à l’origine de l’avarie. Chacun y va de son explication. Une petite revue de web s’impose, sur le blog Arte-Xenius, pour tout savoir sur le Pitot !

D’abord, il y en a de toutes les tailles, de toutes les formes, des en “L”, des toutes droites, mais chaque sonde fonctionne sur le même principe.

Pour expliquer le système, Tom Roud nous fait replonger en enfance, sur son blog : “lors des longs trajets en voiture, j’adorais entrouvrir la vitre, et glisser ma main à l’extérieur. En ouvrant ma paume, j’aimais sentir le vent, qui semblait tout d’un coup prendre consistance comme une espèce de boule cotonneuse. La vitesse du vent se “transformait” ainsi en pression sur ma main. C’est le principe même de la sonde Pitot : calculer la vitesse à partir d’une mesure de pression.”

“C’est les Français qui l’ont inventée”, rappelle aussi un quotidien berlinois (Berliner Morgenpost). Pas seulement parce que l’ingénieur Henri Pitot l’a mise au point il y a presque trois siècles, mais aussi parce que le modèle qui équipait l’avion d’Air France avait été fabriqué par le constructeur aéronautique français Thales (ex-Thomson-CSF).

Au passage, quelques sites culturels rappellent que “pitot”, en hébreux, ça désigne aussi des petits pains ronds et plats. Mais là, on s’envole un peu loin…

Enfin, c’est juste “un p’tit tube” pour CR, le blogueur du Journal du Bureau, qui signe un billet ultra-sceptique sur les soupçons qui planent autour de la sonde Pitot. “Cet avion est tellement intelligent (…) que je ne suis pas sûr du tout qu’en cas de panne des indicateurs, on puisse vraiment déconnecter les automatismes et piloter avec ses mains, sa tête et ses fesses.”

La compagnie Air France a rappelé elle-même, dans un communiqué hier, qu’on ne pouvait “pas préjuger d’un lien entre les sondes et les causes de l’accident”.

Quoi qu’il en soit, le Pitot semble encore avoir de beaux jours devant lui. Air France a bien confirmé qu’elle allait changer toutes les sondes qui équipaient ses Airbus A330, mais la compagnie les remplacera par d’autres Pitot. C’est le modèle qui est mis en cause, pas le système en lui-même. Le tube de Pitot est sans doute l’invention française qui remporte la palme de la longévité.

À propos de l'auteur

Pierre