Bits en vrac

Quelques nouvelles en vrac à propos de ce site Cookies, DoNotTrack L’Union Européenne ne me fait pas envie, surtout quand je vois une bande de technocrates désœuvrés (car apparemment il n’y avait rien de plus important à faire) édicter des lois inutiles, coûteuses et chiantes comme la « loi sur les cookies » [1]. Elle est: Chiante parce […]
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Mars est pour les mangeuses de viande qui se lèvent tard

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975483756.jpgAller sur Mars ne va pas être à la portée de tout le monde. Comme pour toute mission spatiale, il faut bien sûr penser à une sélection rigoureuse, mais aussi à certains critères qui ne semblent pas forcément évidents à première vue. Ainsi, en 2014, la chroniqueuse scientifique américaine Kate Green suggérait que le premier Homme sur Mars devrait être une femme. Et elle utilisait pour cela des arguments de poids : les femmes auraient le coeur plus solide, supporteraient mieux les vibrations et les radiations, mais, surtout, consommeraient beaucoup moins de calories que les hommes, ce qui sur une mission longue peut représenter pas mal d’économies en nourriture embarquée. L’astronaute martien idéal serait donc une astronaute. Mais elle devrait aussi être lève-tard. Pourquoi ? Il s’agit là d’une conclusion (peut-être hâtive) tirée d’une étude sur le rythme circadien des souris, ou pour simplifier sur l’adaptation de ces rongeurs au cycle de 24 heures des jours terrestres. L’étude en question n’aurait pas forcément retenu l’attention des amateurs de voyages spatiaux si elle n’avait pas des implications directes sur l’adaptation à la vie martienne. L’étude, publiée dans la revue PNAS, montre comment les souris à l’horloge biologique la mieux calquée sur le cycle journalier de 24 heures sont en meilleure forme que celles qui ont des rythmes qui s’en détachent davantage. Le rapport avec les astronautes ? Il semblerait bien qu’il y ait une importance à avoir un rythme biologique synchronisé avec la rotation de la planète sur laquelle on se trouve. Or, Mars et la Terre ne tournent pas à la même vitesse, et un “jour” martien est plus long d’une quarantaine de minutes. Cela favoriserait donc ceux (et celles) dont l’horloge interne est un peu plus lente. Le professeur Andrew Loudon, de l’université de Manchester, co-auteur de l’étude, admet quela vitesse de rotation de Mars peut être dans les limites de l’horloge interne de certaines personnes, mais celles avec des horloges courtes, comme les types extrêmes du matin, vont probablement rencontrer de sérieux problèmes sur le long terme, et seront peut-être exclues de tout plan de la NASA pour envoyer des humains sur Mars“. Et d’ajouter que “les personnes avec des horloges internes anormalement lentes seront les plus à-même de vivre là-bas“. Une femme qui n’aime pas se lever tôt : on a déjà le début du le portrait-robot du participant idéal à la conquête martienne. On ajoutera que cette conquérante de la planète rouge ne devra pas avoir d’allergies alimentaires, ni même d’habitudes végétariennes. En effet, il est loin d’être aisé de préparer des menus pour astronautes, surtout pour un long voyage. Ils doivent être équilibrés, et les recettes standard contiennent de la viande. Comme l’explique Vickie Kloeris, nutritionniste à la NASA, “Si vous deviez envoyer un végan ou un astronaute ne tolérant pas le gluten ou le lactose, il faudrait faire d’énormes aménagements spéciaux pour cette personne. Cela coûterait beaucoup d’argent supplémentaire“. Quand on sait que les budgets des missions spatiales sont plus serrés qu’un expresso italien, on imagine déjà la décision de la NASA… Petit bémol, cependant : si celles (ou ceux) qui iront sur Mars devront manger de la viande pendant le voyage, il faudra peut-être qu’elles apprennent à se contenter de légumes une fois sur place, si elles doivent rester longtemps. On voit mal les premières occupantes des bases martiennes élever des vaches et des poules pour la boucherie, et le végétarisme risque alors d’être nécessaire. A moins de se mettre à la purée d’insectes…   Photo : NASA   Continue reading

Mars est pour les mangeuses de viande qui se lèvent tard

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975483756.jpgAller sur Mars ne va pas être à la portée de tout le monde. Comme pour toute mission spatiale, il faut bien sûr penser à une sélection rigoureuse, mais aussi à certains critères qui ne semblent pas forcément évidents à première vue. Ainsi, en 2014, la chroniqueuse scientifique américaine Kate Green suggérait que le premier Homme sur Mars devrait être une femme. Et elle utilisait pour cela des arguments de poids : les femmes auraient le coeur plus solide, supporteraient mieux les vibrations et les radiations, mais, surtout, consommeraient beaucoup moins de calories que les hommes, ce qui sur une mission longue peut représenter pas mal d’économies en nourriture embarquée. L’astronaute martien idéal serait donc une astronaute. Mais elle devrait aussi être lève-tard. Pourquoi ? Il s’agit là d’une conclusion (peut-être hâtive) tirée d’une étude sur le rythme circadien des souris, ou pour simplifier sur l’adaptation de ces rongeurs au cycle de 24 heures des jours terrestres. L’étude en question n’aurait pas forcément retenu l’attention des amateurs de voyages spatiaux si elle n’avait pas des implications directes sur l’adaptation à la vie martienne. L’étude, publiée dans la revue PNAS, montre comment les souris à l’horloge biologique la mieux calquée sur le cycle journalier de 24 heures sont en meilleure forme que celles qui ont des rythmes qui s’en détachent davantage. Le rapport avec les astronautes ? Il semblerait bien qu’il y ait une importance à avoir un rythme biologique synchronisé avec la rotation de la planète sur laquelle on se trouve. Or, Mars et la Terre ne tournent pas à la même vitesse, et un “jour” martien est plus long d’une quarantaine de minutes. Cela favoriserait donc ceux (et celles) dont l’horloge interne est un peu plus lente. Le professeur Andrew Loudon, de l’université de Manchester, co-auteur de l’étude, admet quela vitesse de rotation de Mars peut être dans les limites de l’horloge interne de certaines personnes, mais celles avec des horloges courtes, comme les types extrêmes du matin, vont probablement rencontrer de sérieux problèmes sur le long terme, et seront peut-être exclues de tout plan de la NASA pour envoyer des humains sur Mars“. Et d’ajouter que “les personnes avec des horloges internes anormalement lentes seront les plus à-même de vivre là-bas“. Une femme qui n’aime pas se lever tôt : on a déjà le début du le portrait-robot du participant idéal à la conquête martienne. On ajoutera que cette conquérante de la planète rouge ne devra pas avoir d’allergies alimentaires, ni même d’habitudes végétariennes. En effet, il est loin d’être aisé de préparer des menus pour astronautes, surtout pour un long voyage. Ils doivent être équilibrés, et les recettes standard contiennent de la viande. Comme l’explique Vickie Kloeris, nutritionniste à la NASA, “Si vous deviez envoyer un végan ou un astronaute ne tolérant pas le gluten ou le lactose, il faudrait faire d’énormes aménagements spéciaux pour cette personne. Cela coûterait beaucoup d’argent supplémentaire“. Quand on sait que les budgets des missions spatiales sont plus serrés qu’un expresso italien, on imagine déjà la décision de la NASA… Petit bémol, cependant : si celles (ou ceux) qui iront sur Mars devront manger de la viande pendant le voyage, il faudra peut-être qu’elles apprennent à se contenter de légumes une fois sur place, si elles doivent rester longtemps. On voit mal les premières occupantes des bases martiennes élever des vaches et des poules pour la boucherie, et le végétarisme risque alors d’être nécessaire. A moins de se mettre à la purée d’insectes…   Photo : NASA   Continue reading

Mieux vaut vivre en Suède qu’aux États-Unis : pourquoi les sociétés les plus égalitaires s’en sortent presque toujours mieux.

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Parlons un peu politique pour une fois. Il est bien connu que dans les sociétés riches les pauvres ont des espérances de vie plus courte et souffrent plus de presque tous les problèmes sociaux. Dans un livre fascinant, The Spirit Level: Why More Equal Societies Almost Always do Better (paru en français sous le titre […]
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Pas d’Aliens pour KIC 8462852

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C_G-K_-_DSC_0421.jpgA la mi-octobre, KIC 8462852, une étoile un peu plus grosse que le Soleil située à plus de 1400 annés-lumière dans la constellation du Cygne, a atteint la célébrité à la mi-octobre lorsque des astronomes, alertés par des “scientifiques citoyens”, ont analysé la lumière qu’elle émet et y on trouvé des anomalies difficilement explicables. Parmi les hypothèses pour expliquer les chutes de luminosité assez irrégulières qui ont été enregistrées, aucune n’était entièrement satisfaisante, mais la plus probable semblait pointer vers l’existence de débris de comètes issus d’une destruction (relativement) récente. Une autre explication, improbable mais que l’on ne pouvait totalement écarter, faisait intervenir une civilisation extraterrestre technologiquement avancée. Evidemment, comme chaque fois que l’on parle d’Aliens, il y a eu une levée de boucliers… Mais heureusement, les scientifiques en charge des radiotélescopes du SETI (fondation dédiée à la recherche de la vie intelligente dans l’espace) ont fait ce qu’il fallait faire : ils ont braqué leurs antennes vers KIC 8462852, surnommée depuis “Tabby’s star” (littéralement, “l’étoile tigrée”, mais c’est surtout une référence à l’auteur principal de l’étude, Tabetha Boyajian). Pendant plus de deux semaines, le SETI a donc mis l’étoile sur écoute avec le Allen Telescope Array, réseau de 350 antennes situé en Californie. Celles-ci ont “écouté” principalement dans deux longueurs d’onde :
  • Des signaux à bande étroite dans la fréquence des 1 Hertz, qui pourrait, selon le SETI, être utilisée comme appel par une civilisation souhaitant révéler sa présence.
  • Des signaux à bande large (jusqu’à 10 GigaHertz) qui pourraient être le signe de trafic spatial dans les environs de l’étoile. Si des “astronefs” y circulent, leur mode de propulsion dégage de l’énergie, et une partie doit en être détectable.
Ces deux gammes d’ondes sont utilisées car elles peuvent se distinguer plus aisément des différentes émissions naturelles en provenance de l’univers et de ses étoiles, et aussi parce qu’elles ne font pas partie des fréquences totalement filtrées par l’atmosphère terrestre. “C’est la première fois que nous avons utilisé l’Allen Telescope Array pour rechercher des signaux à bande relativement large, un type d’émission que nous ne considérons généralement pas dans les recherches du SETI“, explique Gerry Harp, chercheur de cet institut. Le résultat de ces observations est négatif. Pour l’instant, le SETI n’a trouvé “aucune preuve claire” de l’un des deux types de signaux. Cela exclut donc “les transmetteurs omnidirectionnels d’approximativement 100 fois l’énergie utilisée sur Terre pour les signaux à bande étroite, et 10 millions de fois cette énergie pour les émissions à large bande“. Si ces quantités peuvent sembler importantes, il faut se souvenir que KC 8462852 se trouve tout de même à 1400 années-lumière, et que capter des signaux d’aussi loin nécessite une grande puissance d’émission à l’autre bout. De plus, une civilisation qui serait capable de construire des capteurs solaires géants tout autour de son étoile aurait une consommation énergétique bien supérieure à la nôtre… bien suffisante pour que nous détections des signaux dans les gammes recherchées. Pas d’Aliens donc, même si les observations se poursuivent. “L’histoire de l’astronomie nous montre que chaque fois que nous pensions avoir trouvé un phénomène dû aux activités d’extraterrestres, nous nous sommes trompés“, ajoute, philosophe, Seth Shostak, astronome au SETI. “Mais même s’il était très probable que le comportement étrange de cette étoile était dû à la nature et non aux extraterrestres, il était prudent de vérifier“. La parole sera donc aux astrophysiciens qui tentent de préciser leurs observations. L’hypothèse de “l’essaim de comètes” ne les satisfaisant pas entièrement, il va leur falloir recueillir davantage de données pour bâtir un modèle qui puisse expliquer les variations lumineuses de l’étoile. Une explication qui ne manquera probablement pas d’intérêt ! Crédit photo : Des antennes de l’Allen Telescope Array (Colby Gutierrez-Kraybill via Wikimedia Commons) Continue reading

Le robot qui voulait jouer dans un groupe de jazz

Diego_Urcola's_Trumpet_@_19°_International_Jazz_Festival_of_Punta_del_Este_-_150111-1192-jikatu_(16099258147).jpg
Diego_Urcola's_Trumpet_@_19°_International_Jazz_Festival_of_Punta_del_Este_-_150111-1192-jikatu_(16099258147).jpgOn nous dit que les robots vont nous remplacer, qu’ils sont capables d’effectuer la plupart des tâches… Mais l’humain se console en se disant que la créativité, l’art, resteront ses bastions inexpugnables, que les machines n’arriveront jamais à égaler un Picasso, ou même à improviser un solo de guitare. Vraiment ? Une recherche menée par des universitaires de l’Arizona et de l’Illinois vise pourtant à donner à un ordinateur la capacité de communiquer avec les humains par l’intermédiaire… de l’improvisation jazz ! Le programme en question, MUSICA (pour MUSical Improvising Collaborative Agent) consiste tout d’abord à créer une base de données des plus grands solos de jazz, et de les analyser ensuite afin d’obternir des schémas pour les qualifier. “C’est un moyen de comprendre ce que font les musiciens de jazz, et d’analyser ce qui se passe entre eux“, explique Ben Grosser, professeur de nouveaux médias à l’école d’art et de design de l’université de l’Illinois, qui avait déjà mené une expérience de robot peintreet pas en bâtiment… Une fois que le “robot” a en sa possession toutes ces analyses, il est doté d’un système qui va analyser ce qu’un musicien humain joue en temps réel, décortiquant savamment le battement, la hauteur des notes, la fréquence, le rythme… Il va alors pouvoir émettre une réponse musicale appropriée en se servant des éléments qu’il possède dans ses bases de données. On pourrait rapprocher cela des systèmes utilisés pour les programmes qui “parlent” avec les humains en utilisant le vocabulaire et les structures qu’on leur a appris, mais au lieu de donner à l’ordinateur une base linguistique, on lui fournit des éléments musicaux. “Le but ultime est qu’un musicien humain puisse percevoir ce qu’il entend en provenance de ce système comme de la communication musicale“, précise Ben Grosser. “Je ne m’attends pas à ce que notre robot jazz soit un Miles Davis, mais il pourrait avoir le niveau d’un élève de lycée, si nous réussissons“.  Pour le chercheur, il ne s’agit pas seulement d’intelligence artificielle, mais également des “effets culturels, sociaux et politiques des programmes informatiques, et la question de savoir si un système informatique peut vraiment créer de l’art“. La recherche en question est financée par le département de la défense des Etats-Unis (DARPA), dans le cadre d’un programme sur la communication avec les ordinateurs. On ne précise pas s’ils espèrent qu’un jour, les futurs robots-soldats puissent aussi avoir leurs propres fanfares… En attendant, on a déjà des robots qui jouent du rock…   Crédit photo : Image d’illustration du festival de jazz de Punta del Este (Jimmy Baikovicius via Wikimedia Commons) Continue reading