Les déchets de whisky, un carburant d’avenir ?

800px-Glenmorangie_Brennblasen.jpg
800px-Glenmorangie_Brennblasen.jpgDemain, vous roulerez peut-être au whisky plutôt qu’au pétrole. Pour rassurer à la fois la Prévention Routière et les amateurs de scotch, il ne s’agit ni d’évoquer l’alcoolisme au volant ni de verser un pur malt 15 ans d’âge dans le réservoir de nos automobiles, mais bien d’utiliser les sous-produits de fabrication du whisky afin de les transformer en carburant. L’idée vient d’Ecosse, bien sûr. Pour mieux comprendre son intérêt, il faut aborder rapidement le processus de fabrication du whisky (très bien détaillé en français sur le site de l’université d’Edimbourg). Pour fabriquer du whisky, donc, vous avez besoin de très peu de matières premières : de l’eau, de la levure, et une céréale, généralement de l’orge. Seuls 10% de tout cela finissent en whisky. Entre le brassage, la fermentation et la distillation, on se retrouve avec des tonnes de sous-produits qui sont aujourd’hui utilisés soit comme nourriture (de mauvaise qualité) pour animaux, soit répandus dans les champs, soit rejetés à la mer. Chaque année, ce sont ainsi 500 000 tonnes de résidus solides et 1,6 milliards de litres de liquide partiellement fermenté qui sortent ainsi des distilleries. Ce sont ces sous-produits que compte utiliser la start-up Celtic Renewables pour son projet, qui fait l’objet d’un article détaillé dans la revue Chemical & Engineering News. Cette société a recyclé un ancien procédé de fabrication de produits chimiques à partir de sucres et de mélasses pour transformer les déchets de whisky en acétonebutanol et éthanol. La recette a un siècle, mais apparemment elle est toujours efficace. Le butanol et l’éthanol peuvent ensuite être utilisés comme biocarburants. Au mois de juin, Celtic Renewables a signé un partenariat avec une usine pilote de biotechnologies basée à Ghent, en Belgique : Bio Base Europe Pilot Plant, afin de tester ses procédés, ce qui a été possible grâce à une levée de fonds de 1,2 millions de livres, dont 800 000 du gouvernement britannique. Les résidus utilisés par Celtic Renewables “n’ont pas de valeur commerciale, et dans un contexte moderne ils représentent un problème d’élimination des déchets”, explique son président, Martin Tangney, qui voit donc là une opportunité “d’utiliser ce que nous avons en abondance”. Il faut en effet préciser que le whisky écossais, avec une production de 96 millions de caisses par an, représente une manne pour l’économie britannique, générant 4,3 milliards de livres d’excédent pour le commerce extérieur, et représentant un milliard de livres en taxes pour le budget du Royaume-Uni. Si tout se passe bien dans l’usine pilote, la prochaine étape pour Celtic Renewables sera le passage à une production industrielle. Aussi, qui sait, dans quelques années, votre prochaine voiture roulera peut-être aux résidus de whisky écossais…   Crédit photo : la distillerie de Glenmorangie (Hajotthu via Wikimedia Commons)

Continue reading

La sélection scientifique de la semaine (numéro 140)

- Et bientôt la science assistée par ordinateur qui suggérerait aux chercheurs les hypothèses à tester, les voies à explorer ? (en anglais) – Bel exemple de collaboration scientifique internationale, le CERN, où est abrité le LHC, plus grand accélérateur … Continuer la lecture

Continue reading

Un réacteur nucléaire dans la nature

Rassurez-vous, dans ce billet je ne vais pas vous parler d’une nouvelle catastrophe écologique; encore moins de l’implantation d’une centrale nucléaire pharaonique dans un endroit improbable. Aujourd’hui nous allons plutôt voir pourquoi dans certaines conditions exceptionnelles, il est possible que dans la nature aient lieu des réactions nucléaires similaires à celles qui se produisent dans […]

Continue reading

Un réacteur nucléaire dans la nature

Featured

320px-Ranger_Uranium_Mine
Rassurez-vous, dans ce billet je ne vais pas vous parler d’une nouvelle catastrophe écologique; encore moins de l’implantation d’une centrale nucléaire pharaonique dans un endroit improbable. Aujourd’hui nous allons plutôt voir pourquoi dans certaines conditions exceptionnelles, il est possible que dans la nature aient lieu des réactions nucléaires similaires à celles qui se produisent dans […]

Continue reading

Pour la Science de Juillet

L’été, il arrive que je lise Pour la Science un peu distraitement, lunettes de soleil sur le nez et bière à la main. Mais cette année c’est différent : le numéro 441 de juillet est passionnant du début à la fin. Dans ce numéro:
- L’intelligence des céphalopodes
- La réionisation
- L’effet Google
- Ramanujan et les partitions
- Y’a-t-il masse et masse ?
- Energies renouvelables
Continue reading

[Flash Info Chimie] #28 L’urine des astronautes pour recharger les portables ?

Featured

280px-Bruxelles_Manneken_Pis
L’info a déjà été reprise, et tout à fait correctement, mais je ne résiste pas à la tentation d’en faire un petit billet aussi… (Et désolé pour le titre*, il m’est venu tout seul ) Imaginez la scène : 3 … Continue reading

Continue reading

Crise énergétique ? Mais non, crise entropique !

Featured

petrole_300
Nous vivons en ce moment une crise énergétique. Chaque jour on entend qu’il faut économiser l’énergie, que nos ressources d’énergie s’épuisent, ou qu’il faut trouver de nouveaux moyens d’en produire. Et pourtant dans le même temps, en cours de physique, on apprend que l’énergie se conserve : elle ne peut être ni créée, ni détruite. […]

Continue reading

Crise énergétique ? Mais non, crise entropique !

Nous vivons en ce moment une crise énergétique. Chaque jour on entend qu’il faut économiser l’énergie, que nos ressources d’énergie s’épuisent, ou qu’il faut trouver de nouveaux moyens d’en produire. Et pourtant dans le même temps, en cours de physique, on apprend que l’énergie se conserve : elle ne peut être ni créée, ni détruite. […]

Continue reading

Des balles qui rebondissent

Pourquoi les balles rebondissent-elles ? Et pourquoi certaines d’entre elles ont des rebonds bien plus impressionnants que d’autres ? Tout ceci est une question d’énergie et d’élasticité. Avant de t’expliquer la physique qui se cache derrière les balles rebondissantes, est-ce que tu sais depuis quand elles existent ? Un peu d’histoire Il y …
Continue reading