Très récemment une publication de neurosciences s’est intéressée à ce qui se passe dans le cerveau des personnes angoissées par les maths. Comme on va le voir, leurs conclusions me semblent plutôt minces mais la publication a été très largement relayée par les médias car la mode est à l’explication biologique des comportements, un neuro-folklore un peu malsain qui fait la part belle au déterminisme psychologique. C’est maintenant prouvé: l’angoisse, c’est dans la tête Mais pour commencer, que dit l’étude en question? L’équipe de l’Université de Chicago a découvert que l’anticipation d’un problème de maths activait, chez les personnes détestant cette matière, des zones cérébrales associées à la détection de menace et à la douleur physique. L’angoisse des maths, c’est officiel, se passe dans la tête. On s’en serait vaguement douté, à vrai dire. Les chercheurs s’attendaient-ils à observer l’activation d’aires cérébrales liées à l’hilarité ou à l’extase chez une personne se déclarant angoissée? Je suis prêt à parier qu’on aurait observé exactement la même chose chez des élèves en difficulté dans n’importe quelle matière scolaire importante. Mais les chercheurs ne s’avancent pas si loin, et suggèrent simplement qu’une telle angoisse expliquerait l’aversion des phobiques des mathématiques pour toutes les situations qui ont [...]
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