Sélection scientifique de la semaine (numéro 226)

– Ces gènes qui continuent de fonctionner plusieurs jours après la mort. (en anglais) – Biologie toujours avec ces questions qui se posent sur le vieillissement après que des chercheurs ont découvert qu’un ver pouvait rajeunir… – Quel est le rôle sur la … Continuer la lecture
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Du début de la thèse à la fin des haricots.

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25 octobre 2015, il est 19h34. D’après mon contrat de doctorant moniteur, je devrais avoir terminé ma thèse il y a quelques mois, au terme des 36 mois de financements obtenus à la sueur de mon front en 2012. Mais le comité scientifique de la fondation ARC a accepté, après analyse de mon projet de […]
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Sélection scientifique de la semaine (numéro 223)

– Pourrions-nous tirer profit des connaissances pharmacologiques de nos cousins singes pour trouver de nouveaux médicaments ? (en anglais) – Biologie : Google Images s’avère un bon outil pour étudier la faune et la flore. – La mouche drosophile peut goûter avec … Continuer la lecture
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La procréation médicalement assistée mais surtout expliquée !

Ce dossier a été enregistré dans l’épisode 253 de podcast Science Définition de la PMA Il s’agit de l’acronyme de “procréation médicalement assistée”, elle est définie comme “l’ensemble des techniques permettant à un couple infertile de concevoir un enfant.” On parle également d’assistance médicale à la procréation (AMP).   La procréation du coup ça marche […]
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Sélection scientifique de la semaine (numéro 221)

– Des chercheurs pensent avoir trouvé la trace de méga-tsunamis sur Mars. (en anglais) – Les astronomes et l’énigme du poème de Sappho : flash-back dans le ciel antique. – Jamais sur Terre depuis le début des relevés météorologiques un … Continuer la lecture
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Crabe cherche nouvel oursin pour colocation

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Profiter des services des autres est une stratégie payante pour beaucoup d’êtres vivants. Un échange de bons procédés souvent indispensable à leur survie. Au fond des océans, on connaît tous celui de Némo le poisson-clown avec son anémone de maison, protection (presque…) infaillible contre les prédateurs en échange d’un brin d’entretien. D’autres animaux se contentent d’utiliser les ressources de leur hôte sans la courtoisie de cet échange.
Les oursins servent ainsi, parfois à leur insu, de gite et de couvert à nombre d’espèces. Ainsi, l’oursin cœur-rouge Meoma ventricosa abrite entre ses piquants un crabe minuscule, Dissodactylus primitivus. Un habitant pas très sympa, de ce fait qualifié de parasite, puisqu’il n’hésite pas à couper les piquants de l’oursin pour se nourrir (heureusement son régime alimentaire se constitue également de microorganismes). Cette espèce semble avoir la bougeotte, et le changement d’hôte est un phénomène souvent observé. Pour en comprendre les raisons, une équipe de chercheurs est partie s’immerger dans la mer des Caraïbes.
Les chercheurs ont d’abord ramassé les oursins avec leurs crabes, en prenant garde de ne pas les séparer. Chaque « équipe » a été marquée d’une couleur différente : un petit flotteur a été attaché aux oursins (pratique pour les repérer sous l’eau, d’autant qu’ils bougent les fourbes… la preuve !) tandis que les crabes ont eu droit à une pastille colorée, collé sur leur dos avec de la super glue. Des oursins avec leurs crabes ont ensuite été replacées dans le milieu, à proximité les uns des autres, pendant 48h. Cette durée relativement courte permet de limiter des évènements intempestifs, comme la perte du marquage suite à une mue (“Les crabes ne muent pas à une fréquence suffisante pour influencer l’expérience” nous assure Quentin Jossart, qui a participé à l’expérience), ou la disparition des individus par prédation. L’idée était d’observer les mouvements de crabes entre oursins proches. 
Les résultats confirment la mobilité des crabes : près de la moitié des individus ont quitté leur oursin d’origine. Par contre, seulement 6 % de ces déserteurs ont été retrouvés sur un oursin proche ! Tandis que 7 % sont réapparus sur un autre oursin, au même endroit, mais durant une autre expérience plusieurs jours plus tard (plusieurs tests ayant été menés successivement au même endroit). A part une petite tendance des crabes à quitter leur oursin quand il est plus peuplé, difficile de tirer des conclusions. Quant à la destination des autres déserteurs : mystère.
N’est-il pas mignon cet oursin avec son petit flotteur ? (Crédits : Chantal De Ridder)
Les crabes bien logés dans leur oursin d’hôte (Crédits : Chantal De Ridder)
Les chercheurs sont alors passés côté laboratoire, histoire de mieux contrôler les petits fuyards. Dans des aquariums, ils ont placé deux oursins ainsi qu’un nombre déterminé de crabes sur l’un d’eux, et surtout en contrôlant le sexe des petits crustacés. Cette fois les résultats sont probants : ce n’est pas tant le nombre de crabes en tant que tel qui détermine la décision d’un individu à changer d’hôte, mais surtout l’identité de ses colocataires ! Ainsi, un crabe aura beaucoup plus tendance à quitter la résidence s’il n’y a pas de partenaire du sexe opposé. Finalement, c’est encore une fois la même raison qui pousse un individu à agir : la perspective de se reproduire.
Et les crabes disparus pendant la première manip, sait-on ce qui leur est arrivé ? Eh bien oui. Car même dans les aquariums, nombre de crabes déserteurs n’ont pas été retrouvés sur le deuxième oursin. Une seule solution : ils se cachent dans le sable. Les chercheurs ont tout de même voulu en avoir le cœur net, et sont retournés dans la mer pour fouiller près d’un mètre cube de sable, à l’aide d’un aspirateur géant qui filtre les crustacés. Voyez plutôt :
Le résultat bouleverse un tantinet ce que l’on savait de l’espèce : les seuls crabes qui ont été trouvés dans le sable étaient situés directement en dessous d’oursins. Il semble donc qu’ils n’étaient pas en phase de changement d’hôte, comme les chercheurs s’y attendaient, mais qu’au contraire les crustacés vivent en partie dans le sable sous-jacent. D’ailleurs, ce résultat pourrait permettre d’expliquer leur couleur : la carapace blanche des crabes est très bien visible sur l’oursin rouge, où il est protégé grâce aux piquants de ce dernier. En revanche, cette parure blanche constitue un bon camouflage dans le sable.
Ainsi se clôt l’expérience : les crabes utilisent les oursins comme garde-manger et lieu de rencontre. Ils changent d’hôte lorsque celui-ci n’est pas pourvu en partenaires potentiels, mais leur mobilité n’est qu’apparente, puisqu’un crabe qui disparaît n’a pas forcément déménagé : il a peut-être seulement investi le sous-sol de la résidence.
La vie difficile d’un chercheur dans les Caraïbes… (Crédits : Chantal De Ridder)

Référence 

De Bruyn, C., David, B., Motreuil, S., Caulier, G., Jossart, Q. Rigaud, T. & De Ridder, C. 2012. Should I stay or should I go? Causes and dynamics of host desertion by a parasitic crab living on echinoids. Marine Ecology Progress Series, 546, 163-171.
Sophie Labaude
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Observation Microscopique – Tardigrade

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Enfin! C’est pas trop tôt! Après l’avoir teasé dans la première vidéo de la série Observation Microscopique… …puis l’avoir annoncé comme choix entre bestioles pour une prochaine vidéo (dans un combat déloyal contre une artémie… alors que certains l’auraient plus volontiers opposé à un rat-taupe nu), le voici enfin dans toute sa… Lire Observation Microscopique – Tardigrade Continue reading

L’Eve mitochondriale et l’Adam Chromosome Y

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Quelques précisions et références comme d’habitude : Sur le fait que le chromosome Y ne subit pas de recombinaison génétique…ça n’est pas tout à fait vrai ! Il existe de petites régions homologues entre les chromosomes X et Y et dans lesquelles une recombinaison peut avoir lieu. Ces régions dites « pseudo-autosomiques » ne concernent que quelques […]
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