Verra-t-on PANSTARRS croiser le Croissant de Lune ?

La météo en ces derniers jours d’hiver se révèle capricieuse… Les prévisions changent tous les jours. Le jour à surveiller se rapproche pourtant de plus en plus puisqu’il s’agit de mercredi prochain, le 13 mars.
C’est donc ce 13 mars que le spectacle de la comète PANSTARRS doit être le plus sympa à observer. Imaginons que la queue de la comète s’étende jusqu’au croissant lunaire tout proche, quel beau spectacle en perspective…

Bon, aux dernières nouvelles, après trois jours très nuageux/pluvieux, mercredi est semble-t-il le jour de transition vers deux jours de grand beau avec mistral…
Image Guillaume Cannat, Le Guide Du Ciel

Tous les espoirs sont donc permis pour un ciel clair au crépuscule le jour J!…

N’oubliez pas : pour apercevoir cette comète, munissez vous d’une paire de jumelles, après que le soleil soit couché, et à partir de 19h00 (heure française), scrutez l’horizon Ouest, juste en dessous du croissant de Lune (le 13/03)…
PanSTARRS vue le 3 mars dernier de Victoria, Australie (superbe cliché de Phil Hart)
Si vous ne pouvez pas voir le rapprochement de la comète avec la lune, il faut savoir qu’elle reste tout de même visible plusieurs semaines (même si sa luminosité ne cessera de décliner), toujours vers l’Ouest !

A suivre… avec de belles photos j’espère…
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Apparition (Ephémère) d’une Troisième Ceinture de Van Hallen

Une troisième ceinture de Van Hallen est apparue au cours du mois de septembre 2012. C’est ce que montrent des chercheurs de la NASA dans un report paru sur le site de Science.
Depuis leur découverte il y a plus de 50 ans, les ceintures de Van Hallen, ces zones de circulation de particules chargées énergétiques (surtout des électrons et des protons) piégées par les champs magnétiques de la Terre, étaient bien comprises et on savait qu’elles se divisaient en deux zones. La ceinture extérieure est constituée d’électrons de quelques MeV dont l’intensité fluctue sur des périodes de quelques heures à quelques jours dépendant de la force du vent solaire.
Quant à la ceinture intérieure, elle, est constituée à la fois d’électrons énergétiques et de protons très énergétiques, ces derniers étant très stables sur plusieurs années, voire décennies.
Mais voilà qu’un couple de satellites a été lancé par la NASA à l’été 2012 pour étudier ces ceintures, logiquement nommés les sondes Van Hallen.
Au premier jour de leur mise en fonction, le 1er septembre, les deux sondes jumelles ont très bien détecté les deux ceintures. Mais dès le lendemain, 2 septembre, chose surprenante : c’est la présence d’une troisième ceinture, isolée des deux autres, composées d’électrons de plus de 2 MeV qui apparaît… Et cette nouvelle ceinture a persisté durant tout le mois de septembre avant de disparaître semble-t-il par une puissante onde de choc interplanétaire (liée à une éruption solaire) le 1er octobre.
Durant ces quatre semaines, la troisième ceinture est restée très stable, avec un rayon situé entre 3 et 3,5 fois le rayon terrestre. L’apparition de cette troisième ceinture serait due à une grosse bouffée de vent solaire qui aurait littéralement scindé en deux la ceinture externe. Mais le 1er octobre, jour de la disparition de la ceinture surnuméraire, la bouffée de vent solaire destructrice était si forte que même la ceinture externe disparut… Et elle ne réapparut que 7 jours plus tard, formant une structure conforme à ce que l’on connait depuis des décennies. Ouf. 
L’évolution des ceintures de Van Hallen a été reconstruite par les auteurs de l’étude est mise en vidéo (ci-dessous).
 

Le phénomène observé (une apparition/disparition), bien qu’explicable par l’activité du Soleil qui s’approche de son maximum d’activité cyclique, n’est pourtant pas prédit par la théorie en vigueur sur les ceintures de radiation.
Ou comment un petit couple de sondes peut renvoyer les théoriciens au tableau noir dès les premiers jours de sa prise de données… 
source : 
A Long-Lived Relativistic Electron Storage Ring Embedded in Earth’s Outer Van Allen Belt
D. N. Baker et al.
Science 28 february 2013
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L’Asteroide Vesta Victime de Deux Gros Impacts

L‘astéroïde Vesta est l’un des plus imposants astéroïdes de la ceinture située entre Mars et Jupiter. Son aspect est très étonnant avec une sorte d’énorme cratère qui ressemble presque à une grande partie entièrement arrachée dans son hémisphère sud, ce qu’a pu nous montrer la sonde Dawn qui l’a visité de près en 2011-2012. Aujourd’hui, les astronomes essayent de comprendre ce qui a bien pu se passer dans le passé de Vesta pour qu’il arbore une telle silhouette. 
Une équipe américaine publie cette semaine un papier qui fait la couverture de Nature. Ils affirment, simulations à l’appui, que Vesta a été victime d’un double impact de grosses protoplanètes, qui l’auraient complètement défiguré. Ces objets auraient au moins une taille de 60 km.
Vesta, lui, a un diamètre d’environ 530 km, il s’est formé en même temps que la Terre et les autres planètes du système solaire, il y a 4.5 milliards d’années. Il semble être recouvert par des roches volcaniques assez similaires à celles que l’on connait sur Terre, avec donc cet espèce de trou béant dans son hémisphère sud.
Impact géant sur Vesta (vue d’artiste)
Ce “cratère” a été nommé Rheasilvia du nom de la Vestale mythique (mère de Rémus et Romulus), il peut être daté d’environ 1 milliard d’années. Il surplombe en fait un second « cratère » plus ancien, nommé Véneneia, et au moins aussi vaste.
M. Jutzi et ses collègues ont fait des simulations 3D d’impacts en partant d’un Vesta totalement sphérique et on essayé de retrouver sa forme actuelle en variant les paramètres d’impact, cinématiques et dynamiques. En bombardant Vesta par deux gros planetesimaux de plus de 60 km, ils parviennent à obtenir l’aspect actuel de l’astéroïde. Mais ils observent également une surprise : d’après leurs simulations, les collisions auraient du éjecter du matériau du manteau à 100 km en dessous de la surface, et auraient totalement retourné Vesta sur son axe. Et le problème, c’est que l’on n’observe pas du tout à la surface de Vesta le type de roches internes attendues, notamment de l’olivine.
Étant cependant très confiants dans les modèles utilisés pour leur simulations, les auteurs affirment alors que leurs simulations sont correctes, et que c’est le manteau de Vesta qui serait différent de ce qu’on pensait jusqu’alors. Ils déduisent que la croûte de cet astéroïde ferait 100 km d’épaisseur, avec un manteau et un noyau bien plus petit. Ce qui ferait de Vesta, une sorte de relique de ce à quoi devaient ressembler les planètes primordiales.
Mais d’autres planétologues ne semblent pas être d’accord avec cette conclusion. Un responsable de la mission Dawn par exemple, Christopher Russell, voit un Vesta qui ne se serait pas retourné sur lui-même, et qui plus est, selon lui, les débris visibles autour des cratères sont trop petits pour être cohérents avec un impact profond… Pour Russell, les impacts n’ont pas pu s’enfoncer à 100 km de profondeur, ce qui expliquerait l’absence d’olivine. D’autres planétologues sont convaincu par le scénario annoncé par M. Jutzi et sont prêts à penser que l’olivine s’est mélangée à d’autres roches et n’est ainsi pas détectable facilement.
Cartographie altimétrique des deux hémisphères de Vesta (JPL/NASA)
  
Quoiqu’il en soit, ces travaux permettent de mettre en lumière le passé violent de notre système solaire, qui peut aujourd’hui être ausculté à volonté grâce à la puissance des ordinateurs et aux observations in situ de sondes approchant ces reliques que sont nos gros astéroïdes…
Source :
The structure of the asteroid 4 Vesta as revealed by models of planet-scale collisions
M. Jutzi et al.    
Nature 494, 207–210 (14 February 2013)
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Epiphanie et astronomie (hs hs, Sheila – Les rois mages)

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Désolé de réveiller des souvenirs auditifs pénibles, mais c’était le moment où jamais d’un petit ‘headbanging science hors-série’ (hs hs) consacré à l’Epiphanie. On ne présente pas l’artiste :   Comme les Rois mages En Galilée suivaient des yeux l’étoile du berger Je te suivrai, où tu iras j’irai fidèle comme une ombre, jusqu’à destination  [ Read More ]

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Des effets photographiques Strange and Funky: Fake Planets

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Quand on veut faire de l’astrophotographie, on se rend très vite compte que pour réaliser de beaux clichés, il faut donner de sa poche… et parfois de sa personne (expérience vécue quand j’ai failli perdre mes doigts à cause du froid pou…
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84 millions d’étoiles sur une photo: la voie lactée en HD

Une "simple" image aujourd’hui: Une équipe de l’ESO (European Southern Observatory) a bricolé cette image de la région centrale de la voie lactée en très haute résolution. Je ne me suis pas amusé à compter mais il parait qu’on peut y voir plus de 84 millions d’étoiles. Pour essayer de se rendre compte de cette sidérante immensité, il faut absolument admirer l’image originale en modifiant
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