Des textiles pas ordinaires (Partie II)

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Après un petit tour du côté des textiles innovants, ceux à usage technique (cf la première partie), retour aujourd’hui sur des textiles plus traditionnels, ceux qui permettent de fabriquer des tissus pour l’habillement par exemple. Enfin, quand je dis « textiles traditionnels »,… Read more → Continue reading

Un robot pour ami : robotique et éducation

Un robot comme moyen vers l’autonomie pour l’enfant et comme allié pour le professeur. La robotique éducative, c’est à dire l’utilisation de robots pour la didactique à l’école ou pendant une animation scientifique, permet au jeunes d’acquérir des connaissances techniques et manuelles et de développer sens critique et logique. Les jeunes apprennent également les bases d’un … Continuer la lecture de Un robot pour ami : robotique et éducation
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Des textiles pas ordinaires (partie I)

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L’industrie textile en France est assez fortement liée au Nord Pas-de-Calais : c’est chez moi, là où je suis née, là où je vis, alors je m’y intéresse. Cette activité fut un pilier fort de l’économie de la région, notamment au… Read more → Continue reading

Une bière anglaise brassée en plein Paris !

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Dans les coulisses d’une microbrasserie du XIIIe arrondissement de Paris : initiation au brassage d’une bière à l’anglaise made in France, médaillée au championnat de bière artisanale de Dublin en 2015. Paris, avenue de France, 7 heures du matin. Dans la semi-obscurité d’une rue encore déserte, une brasserie s’éveille. The Frog …
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L’avenir est-il parsemé de roses électriques ?

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800px-Rosa_Maxim.jpgRemplacer votre micro d’ordinateur par une rose et votre antenne wifi par un cactus, l’idée est amusante et semble plus relever de la bande dessinée que de la recherche scientifique. Pourtant, sans aller jusque là, une équipe du laboratoire d’électronique organique de l’université de Linköping, en Suède, vient de franchir un grand pas dans le domaine de l’utilisation de végétaux en électronique. Ces chercheurs, qui publient leurs résultats dans la revue Science Advances, ont conçu une substance (un polymère baptisé PEDOT-S) soluble dans l’eau, qu’ils ont pu introduire à l’intérieur d’une rose en utilisant les canaux naturels qui distribuent les éléments nutritifs. Une fois dans la plante, il va alors lui donner des propriétés électriques. Ces scientifiques ont pu ainsi fabriquer un transistor analogique dans une fleur, alors que d’autres membres de l’équipe ont créé une rose qui change de couleur grâce à l’énergie produite par la plante elle-même. Pour le professeur Magnus Beggren, qui a dirigé ces travaux, “nous pouvons placer des capteurs dans les plantes et utiliser l’énergie qui se forme dans la chlorophylle, fabriquer des antennes vertes ou de nouveaux matériaux“. Tout cela en utilisant les propriétés naturelles des végétaux. Ces travaux peuvent avoir des applications dans deux directions principales :103311_web.jpg
  • La surveillance et la compréhension des mécanismes biologiques des plantes. Le fait de pouvoir mesurer la concentration des différentes molécules à l’intérieur d’une plante permettrait de mieux comprendre toutes les fonctions de celle-ci. On pourrait aussi imaginer, par exemple, des céréales dont la croissance serait surveillée en permanence par les agriculteurs grâce à certaines “plantes-témoin” dotées de ces circuits, ce qui permettrait de connaître en temps réel l’état de la future récolte.
  • La création de certains circuits électroniques, comme des capteurs ou même des piles à combustible utilisant les végétaux, une véritable production d’énergie “verte”…
Ce n’est donc qu’un début, et il sera intéressant de voir les futurs développements de ces recherches. Mais ne rêvez pas de faire pousser votre prochain ordinateur portable à côté de vos rangs de pommes de terre ou de remplacer votre abonnement EDF par une roseraie, ce n’est pas (encore?) au programme…   Crédit photos :  Rose thé “Maxim” (Laitche via Wikimedia Commons) On pourrait combiner les signaux électriques avec les réactions chimiques des plantes (Laboratory of Organic Electronics)     Continue reading

Cryptographes, héros dans l’ombre

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Quand ils font bien leur travail, ils passent complètement inaperçus. Même quand ils réussissent des prouesses spectaculaires, on n’en entend pas parler. Car ce qu’ils font est secret. Mais il semble que, dans le contexte international et numérique actuel, leur travail est plus difficile que jamais. Et que l’on a …
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Le tabac australien recèle-t-il le secret de l’agriculture dans l’espace ?

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102515_web.jpgLe tabac, c’est mauvais pour la santé, en tout cas lorsqu’on le fume. Mais quand il s’agit de l’étudier en laboratoire, et que de surcroît il s’agit d’une variété originaire d’Australie, ce n’est pas du tout la même chose. Nicotiana Benthamiana, que les Aborigènes locaux nomment Pitjuri, est utilisée dans la recherche scientifique depuis plus de 70 ans. La plante en question est en effet un “cobaye” végétal pour tester les virus et leurs vaccins. Mais aujourd’hui, on passe à une autre étape avec les travaux réalisés par une équipe de la Queensland University of Technology emmenée par le Dr. Julia Bally et le professeur Peter Waterhouse, co-auteurs d’une étude qui vient de paraître dans la revue Nature Plants. La découverte a été faite alors que les scientifiques recherchaient l’histoire de cette plante si utile aux généticiens. “En séquençant son génome et en consultants les archives historiques nous avons pu déterminer que la plante originale provenait de la région des Granites, près de la frontière entre l’Australie Occidentale et le Territoire du Nord, près de l’endroit où Wolf Creek (un film d’horreur) a été tourné“, explique Peter Waterhouse. Les chercheurs ont pu établir que la plante en question a survécu à l’état sauvage dans sa forme actuelle pendant près de 750 000 ans. La raison ? Tout comme les “souris nudes” des laboratoires, le Pitjuri a en effet “perdu son “système immunitaire”, et a fait cela pour focaliser ses énergies sur sa capacité à germer et grandir rapidement, fleurir rapidement, et produire des graines, même après une petite quantité de pluie“, précise le docteur Julia Bally, co-auteur de l’étude. “Elle se focalise sur la création de petites fleurs et de grandes graines, et fait en sorte que ces graines se retrouvent dans le sol à temps pour la prochaine pluie. La plante a trouvé le moyen de combattre la sécheresse — son prédateur numéro un — afin de survivre au fil des générations”. Les propriétés du Pitjuri pourraient donc permettre aux scientifiques d’étudier la croissance de végétaux dans des environnements stériles, où les plantes seraient protégées des maladies… par exemple dans l’espace. Avoir à sa disposition les gènes d’une plante pouvant croître rapidement et avec peu d’eau pourrait en effet être bénéfique aux cultures martiennes, par exemple : Matt Damon aurait bien aimé avoir des pommes de terre avec de telles propriétés! Le professeur Waterhouse explique également que la plante pourrait être utilisée pour fabriquer des médicaments, du fait que ses graines sont “un excellent endroit où fabriquer des anticorps à usage pharmaceutique“. Crédit photo : Le Dr. Julia Bally et le professeur Peter Waterhouse ont découvert les propriétés exceptionnelles du génome d’une plante qui pourrait ouvrir les portes à la production de nourriture dans l’espace (Erika Fish)   Continue reading