Terre, ce vieux croûton

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L’âge de la Terre a été estimé à 4.54 milliards d’années. Comment cette estimation a pu être réalisée ? Zoom sur un petit minéral providentiel nommé zircon, et ses deux facultés extraordinaires : la radioactivité et la résistance à l’altération. Je vais vous confier un secret : le zircon est mon minéral …
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Comment faire parler les vagues

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Fascinant et spectaculaire, décryptez les vagues pour y repérer les effets de la réfraction, la réflexion et la diffraction et portez un autre regard sur les plages autour de vous. Ce billet a été initialement publié dans le magazine Cephalus (n°1 – septembre 2014). Tremblez, physiciens, du fin fond de …
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Quand la terre tremble, les crustacés troglodytes trépassent

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Le tremblement de terre qui a ravagé la ville italienne de L’Aquila a aussi
bouleversé l’écosystème de ses nappes phréatiques.
Le 6 avril 2009, la terre a tremblé à L’Aquila, capitale de la région
italienne des Abruzzes, causant la mort de 308 personnes. Mais que se
passait-il pendant ce temps-là plusieurs mètres sous les décombres, dans les
cavernes gorgées d’eau qui irriguent le sous-sol abruzzais ? C’est à cette
question de prime abord incongrue que se sont attelés Dania Galassi et ses
collègues italiens en plongeant dans les entrailles poreuses de la région pour
y ausculter les bouleversements vécus par les crustacés et autres gastéropodes
qui vivent reclus dans ces caves immergées. Toute une faune vit en effet sous nos pieds, dans les poches inondées des
aquifères, ces formations géologiques poreuses qui emprisonnent l’eau
souterraine. Sous le massif abruzzais du Gran Sasso, on trouve ainsi un
aquifère
dit karstique
, constitué d’un réseau complexe de fissures et de grottes,
peuplées de nombreux organismes microscopiques appelés stygobies (leur nom rappelant le
Styx, le fleuve souterrain mythique qui séparait le monde des Enfers) :
des crustacés, des vers nématodes, des gastéropodes… Une étonnante faune,
aveugle et dépigmentée, pullule, enfouie dans des cavernes inondées : elle
représente selon les chercheurs italiens “la composante la moins bien
connue de la biodiversité globale
“, d’autant plus intéressante à étudier
qu’elle est le plus souvent endémique, ces organismes étant les derniers
survivants d’espèces présentes autrefois à la surface de la Terre avant de
s’exiler dans les profondeurs, loin de la lumière du soleil. Et cette étude est
d’autant plus urgente que les stygobies ne sont pas à l’abri de l’extinction,
pourtant bien cachés dans leurs cavernes…

En vidant l’aquifère, le séisme a provoqué une hécatombe

Niphargus ictus,un crustace stygobie peuplant les cavernes des
aquifères européens.
En effet, le séisme qui a secoué la région des Abruzzes n’a pas laissé
indemnes ses sous-sols, et notamment son réseau hydraulique. Les chercheurs ont
constaté une chute brutale du débit du Tirino, un affluent de l’Aterno-Pescara dans
lequel se déverse l’aquifère du Gran Sasso, après le séisme d’avril 2009. La
raison ? les secousses ont vidé en grande partie les cavernes gorgées
d’eau de la région. L’aquifère a continué à se déverser dans le Tirino à un
débit anormalement élevé jusqu’à l’été 2013, malgré sa recharge par les eaux de
pluie. Le séisme a également modifié la composition chimique des eaux déversées
depuis l’aquifère dans le Tirino : plus acide, l’eau s’est chargée en fins
grains de sable et en particules de matière organique, attestant de la vidange
des fissures traversant l’aquifère. En revanche, les organismes stygobies ont
été de plus en plus rares à émerger dans le Tirino. L’ensemble des espèces de
crustacés étudiées ont vu leurs effectifs diminuer après le séisme, témoignant
du choc imposé à l’écosystème stygobie par la vidange des cavernes qui
constituent leur environnement habituel. Combien de temps faudra-t-il aux crustacés stygobies pour recoloniser
l’aquifère du Gran Sasso ? Si la situation hydrique semble être revenue à
la normale quatre ans après le séisme, il faudra sans doute plus longtemps à
l’écosystème pour retrouver sa splendeur d’antan : les espèces habituées à
l’obscurité des cavernes ont évolué pour adopter un métabolisme plus lent, face
à l’impossibilité d’utiliser la photosynthèse et à la rareté de la matière
organique, uniquement issue du ruissellement des eaux de surface. Les
conséquences des tremblements de terre se sont ainsi sentir, non seulement bien
plus profondément qu’on ne pouvait l’imaginer, mais aussi bien plus longtemps
qu’il ne faut pour étayer des bâtiments éboulés. Source : D. M. P. Galassi et al., Earthquakes trigger the loss of groundwater biodiversity,
Scientific Reports, 3 septembre 2014.
Crédit photo : Downing Street – Flickr (CC BY-NC-ND 2.0) ; Flot
et al. BMC Evolutionary Biology 2010 10:171 – Wikimedia Commons (CC BY
2.5).

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Histoire de gorges et de chutes d’eau

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Pendant ces dernières vacances, j’ai eu l’opportunité de me balader du côté des Gorges du Verdon. Quel spectacle étourdissant que ces falaises vertigineuses formées au-dessus du cours d’eau ! Evidemment, la question qui se pose est : comment la nature a-t-elle… Read more → Continue reading

Pourquoi le vent fait du bruit ?

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Depuis que je me suis coupé les cheveux, le vent glisse autour de mon crâne, procurant des frissons ma foi ! pas désagréables. Et il rugit aussi dans mes appareils auditifs. Je m’amuse alors à varier l’angle d’exposition de mes oreilles avec le vent afin de moduler le bruit en intensité et en fréquence (autrement […]
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