Un tampon hygiénique pour détecter le cancer de l’utérus.

Featured

tampon
Si la détection et l’anticipation du cancer du col de l’utérus a fait de gros progrès, notamment par simple test de frottis, celui de l’endomètre pose davantage problème. Question épidémiologie, c’est pas de la tarte ! Il s’agit de la tumeur maligne gynécologique pelvienne la plus fréquente en France et la cinquième en terme de […]

Continue reading

Comprendre le cancer du sein (Partie III)

Featured

cancer_sein_III
Suite de la série de 5 articles commencée il y a quelques temps, permettant de comprendre dans les grandes lignes le cancer du sein : ses caractéristiques, ses origines connues et les possibles facteurs protecteurs. Note préliminaire : Les informations présentées en version… Read more → Continue reading

150 médicaments pour 95% de maladies !

Featured

Oui, oui, tu as bien lu le titre. Entre 150 et 200 médicaments suffiraient pour traiter 95% des maladies (en dehors des maladies dites rares ou orphelines) ! C’est du moins ce qu’affirme un groupe de médecins en France, composé d’une dizaine d’internistes et de 14 généralistes, qui a planché sur le sujet depuis 2011. […]
Continue reading

la télomérase : l’inhiber contre les cancers, l’activer contre le vieillissement ? (1)

Featured

telomerase
Il y a quelques temps déjà, j’avais écrit deux billets sur les télomères, la télomérase, et l’opportunité de l’inhiber pour lutter contre les cellules cancéreuses (voir ici et là). S’il fallait résumer en quelques mots, on pourrait dire que : … Continue reading

Continue reading

La sélection scientifique de la semaine (numéro 171)

– Le débat sur l’expérimentation animale dans l’Union européenne et son éventuelle interdiction est relancé. – Alors que les djihadistes de l’Etat islamique menacent le site antique de Palmyre, comment des chercheurs syriens ont mis à l’abri… leur réserve de graines … Continuer la lecture

Continue reading

La méthode pour apprendre à lâcher-prise et dormir comme un bébé

Featured

www.secrets-du-sommeil.com
Il existe différentes raisons pour lesquelles nous pouvons rencontrer des difficultés à nous endormir. Certaines peuvent être d’origines physiologiques et nécessitent les conseils d’un médecin, mais la très grande majorité des insomnies implique une mauvaise hygiène de sommeil et/ou des … Lire la suite La méthode pour apprendre à lâcher-prise et dormir comme un bébé is a post from: Les secrets du sommeil Continue reading

Risque de démence pour des astronautes en mission vers Mars à cause du rayonnement cosmique

Featured

mars-planet
Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous avais raconté au sujet des rayons cosmiques qui existent dans le milieu interplanétaire (entre la Terre et Mars par exemple) et qui atteignent la surface de Mars, qui rendront extrêmement compliqué tout voyage et séjour sur la planète rouge pour des astronautes (voir ici et )

Je parlais alors avant tout des effets néfastes des particules chargées (protons et noyaux lourds et leurs particules secondaires) sur l’ADN des cellules des divers organes de nos chers astronautes.
Mais une nouvelle étude vient de paraître au sujet des effets des rayons cosmiques galactiques (GCR) sur des cellules très particulières, celles du cerveau, les neurones. Et les nouvelles ne sont toujours pas très réjouissantes… Cette étude, qui a été conduite sur des souris, montrent que les rayons cosmiques ont un effet étonnant : ils semblent provoquer une altération de la structure des neurones, ce qui peut avoir pour effet très indésirable, surtout pour des astronautes, de produire des troubles cognitifs sévères. 

Mars
L’étude, publiée dans Science Advances  a été menée sur des souris, car évidemment, il est très compliqué de faire ce type d’expérience sur des vrais astronautes à bord de l’ISS. Charles Limoli, biologiste moléculaire à l’Université de Californie et son équipe ont utilisé un accélérateur d’ions du NASA Space Radiation Laboratory pour bombarder des souris avec des ions d’oxygène-16 et de titane-48 accélérés à plusieurs GeV, mimant ainsi une dose de rayonnement de 50 à 300 mGy, niveaux sensiblement inférieurs à ceux potentiellement reçus par des astronautes en mission martienne par le rayonnement cosmique galactique.  

Les chercheurs ont ensuite laissé vivre tranquillement les souris durant 6 semaines, puis leur ont fait subir des tests cognitifs, comme par exemple un test de reconnaissance d’un objet familier (un jouet, en l’occurrence). Le groupe de souris qui a été exposé au faisceau de particules montre de graves défaillances par rapport à un groupe témoin n’ayant subit aucun rayonnement autre que le rayonnement naturel.
Les souris irradiées passaient autant de temps à explorer des nouveaux objets introduits dans leur cage que des objets déjà présents depuis longtemps, alors que les souris non exposées ne reniflaient que les nouveaux objets et très peu les anciens. Les souris irradiées semblaient ainsi ne plus pouvoir apprendre et se souvenir de nouvelles choses.

Limoli et ses collègues ont donc ensuite regardé de près le cerveau des rongeurs et ont découvert que les neurones avaient subi des altérations. Dans la région du cerveau appelée le cortex préfrontal, là où se situent les zones associées aux fonctions cognitives de haut niveau comme le raisonnement, la mémoire à court terme et la résolution de problèmes, les neurones montrent une réduction de 30 à 40% de leur nombre de dendrites, les “branches” qui reçoivent des signaux électriques venant d’autres neurones.
De tels modifications neuronales peuvent apparaître dans d’autres conditions qu’un environnement radiatif, comme le manque de stimulation environnementale, et il a pu être montré que des fonctions cognitives pouvaient dans ce cas être retrouvées grâce à un entrainement spécifique. Des études de plus long terme doivent être poursuivies pour savoir si dans le cas de l’irradiation, les déficits cognitifs chez la souris peuvent être résorbés ou non. Même si les chercheurs concluent que cela ne devrait pas constituer un point d’arrêt pour les missions humaines vers Mars ou ailleurs, ils notent néanmoins que cet effet devrait être très sérieusement pris en compte par la NASA, car il n’y a aucune raison que ce qui est observé chez la souris soit très différent de ce qui se passerait chez l’homme… C’est d’autant plus inquiétant que le cas d’une mission martienne implique pour les astronautes de nombreuses situations et environnements changeants et uniques qui compliquent les décisions à prendre, avec de plus une autonomie imposée par le délai des communications entre Mars et la Terre. Ils doivent avoir des capacités de raisonnement et de mémoire sans aucune faille pour accomplir ce type de mission.

La protection des astronautes contre les GCR devrait ainsi être une priorité absolue de toute mission lointaine, non seulement pour limiter le risque de cancer radio-induit mais aussi et peut-être surtout pour conserver des astronautes sachant réfléchir et comprendre ce qu’ils sont en train de faire. Or, aujourd’hui, la NASA ne possède pas de solution technologique efficace pour réduire drastiquement le flux des GCR. Mais les robots n’ont pas de neurones, eux…


Sources :

What happens to your brain on the way to Mars
V. Parihar et al.
Science Advances  Vol. 1 no. 4 (1 May 2015)

Space radiation may damage astronauts’ brains
Emily Underwood
Science News (1 May 2015)

http://drericsimon.blogspot.com
Continue reading

La consommation de plantes à des fins thérapeutiques

Featured

chardon_glu
Il y a quelques semaines j’ai assisté à une conférence passionnante sur la consommation de plantes à des fins thérapeutiques. Elle était présentée par F. Nessalany (Dr en toxicologie) à l’institut Pasteur de Lille. On a évidemment beaucoup parlé de… Read more → Continue reading

Notre horloge interne voit les couleurs du temps

IMG_4543c.jpg
IMG_4543c.jpg Même sans avoir de montre, d’horloge ou de téléphone portable, notre corps sait quel est le moment du jour (ou de la nuit). Nous avons une “horloge interne“, qui permet de régler le rythme du sommeil, ainsi que d’autres effets physiologiques cycliques. Les animaux (humains inclus) utilisent les variations de la lumière pour ajuster leurs horloges internes, et aligner leurs comportements et leur physiologie avec le cycle solaire. On avait depuis longtemps constaté que les variations de luminosité influençaient cette fameuse “horloge”, informant notre corps qu’il était temps d’aller au lit.  Mais la découverte que viennent de réaliser des chercheurs de l’université de Manchester (Angleterre) apporte de nouveaux éléments à la relation intime que nous avons avec la lumière. En effet, comme ils l’expliquent dans un article paru dans la revue PLOS Biology, ces rythmes circadiens ne seraient pas seulement influencés par la quantité de lumière que nous percevons, mais aussi par sa qualité : sa couleur. Les teintes subtiles d’un crépuscule ne titilleraient donc pas seulement notre sens de l’esthétique : elles fourniraient à notre organisme une méthode plus fiable pour suivre la progression de la fin du jour que simplement en mesurant l’intensité lumineuse, en tout cas pour les mammifères qui disposent d’une vision en couleurs. En expérimentant sur des souris, l’équipe a pu constater que l’activité électrique de leurs cerveaux était plus sensible aux changements de couleur entre le bleu et le jaune qu’au changement de luminosité. Des couleurs qui varient pendant le crépuscule ou l’aube. En recréant artificiellement ces variations de couleurs, les scientifiques ont pu influencer le comportement des souris. “Ce qui est excitant à propos de notre étude c’est que ces résultats peuvent s’appliquer aux humains,” explique le Dr Timothy Brown, auteur principal de la recherche. “Donc en théorie, la couleur pourrait être utilisée pour manipuler notre horloge biologique, ce qui pourrait être utile pour les ouvriers qui travaillent en rotation, ou pour les voyageurs souffrant de décalage horaire”. Continue reading