Les sucres du lait humain, des alliés pour la vie …

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Les études le prouvent : le lait maternel est l’aliment parfaitement adapté au nourrisson. Cette affirmation est souvent mise en avant, à juste titre, pour encourager les mères à allaiter. Mais certains (y compris dans les maternités) ajoutent aussi très vite,… Read more → Continue reading

Remplacer l’essence : oui, mais pas avec n’importe quoi

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Une étude américaine montre que toutes les alternatives à l’essence ne se valent pas en matière de santé publique 800px-Park_Hyatt,_Shanghai_(3198569878).jpg

Entre l’épuisement prévisibles des combustibles fossiles et le réchauffement climatique, il va bien falloir un jour trouver des alternatives à l’essence, et le plus tôt sera le mieux, bien sûr. Mais quelles alternatives, là est la question… que s’est posée une équipe de chercheurs de l’université du Minnesota (USA), qui publie ses résultats dans la revue PNAS.

Ces scientifiques ont examiné les effets de dix alternatives à l’essence : le diesel (!), le GNV (gaz naturel compressé), les bioéthanols, ainsi que l’électricité (charbon, gaz naturel, combustion de déchets de maïs, énergie éolienne, énergie hydraulique, solaire). Naturellement, ces diverses énergies n’ont pas toutes les mêmes avantages… ou inconvénients. D’autant que l’équipe ne s’est pas limitée aux pollutions directes, mais a pris en compte celles liées à leur production. Par exemple, pour les bioéthanols, de la pollution est générée par les tracteurs dans les fermes, par les sols une fois que les engrais sont répandus, et par l’énergie nécessaire pour fermenter et distiller l’éthanol. Evidemment, pour l’électricité, c’est le même problème : tout dépend du type d’énergie utilisé pour la produire.

“Nos travaux montrent l’importance de regarder le cycle de vie complet de la production et l’utilisation d’énergie, pas seulement ce qui sort des tuyaux”, explique Jason Hill, co-auteur de l’étude. “On sous-estime beaucoup les impacts du transport sur la qualité de l’air si on ignore les émissions en amont, provenant de la production des carburants ou de l’électricité”.

Ce sont surtout les impacts sur la santé publique qui ont retenu l’attention des chercheurs américains, qui ont effectué une analyse du cycle d’émission de divers polluants (notamment l’ozone et les particules fines). Cela leur a permis d’estimer quels seraient les changements en 2020 si 10% des véhicules qui roulent aujourd’hui à l’essence étaient remplacés par l’une de ces alternatives.

Les conclusions sont sans appel : utiliser les bioéthanols ou l’électricité basée sur le charbon ou même l’électricité “moyenne” du réseau aux Etats-Unis augmenterait les conséquences (et les coûts) pour la santé de 80% ou plus par rapport à l’essence. A l’opposé, utiliser de l’électricité produite grâce au gaz naturel, l’éolien, l’hydraulique ou le solaire peut réduire ces impacts de 50% ou plus.

“Ces découvertes démontrent l’importance de l’électricité propre, comme celle venant du gaz naturel ou des énergies renouvelables, pour réduire substantiellement les impacts des transports sur la santé”, affirme Chris Tessum, co-auteur de l’étude.

“La pollution de l’air a des impacts énormes sur la santé, y compris des taux de mortalité accrus aux USA”, ajoute Julian Marshall, qui a également participé aux travaux. “Cette étude amène de nouvelles informations précieuses sur la manière dont certaines options pour les transports pourraient améliorer ou empirer ces effets sur la santé”.

 Crédit photo : smog sur Shanghai (BriYYZ via Wikimedia Commons) Continue reading

L’hypnose comme nouvelle alternative aux insomnies !

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Nous sommes tous conscients que le sommeil est crucial à notre santé. Et malgré tout, nous le négligeons trop souvent, minimisant les effets négatifs de sa privation. De nos jours, le rythme de nos vies est effréné de part la … Lire la suite L’hypnose comme nouvelle alternative aux insomnies ! is a post from: Les secrets du sommeil Continue reading

Les attaques terroristes auraient un effet sur la natalité

Lorsqu’on pense aux effets directs et indirects du terrorisme, on n’imagine pas forcément la courbe de natalité. Pourtant, selon deux chercheurs, dans les pays qui ont connu des actes terroristes, on constaterait des infléchissements du taux de natalité (et du taux de fécondité). Les docteurs Claude Berrebi, de l’université Hébraïque de Jérusalem, et Jordan Ostwald, de la RAND Corporation, ont pu déterminer qu’en moyenne, les attaques terroristes affecteraient à la fois le nombre d’enfants qu’une femme pourrait avoir durant sa vie et le nombre de naissances qui se produisent chaque année. Les deux chercheurs, qui viennent de publier leurs résultats dans le Oxford Economic Papers, ont étudié les données relatives à des actes terroristes entre 1970 et 2007, ainsi que les données démographiques correspondantes, sur un ensemble de 170 pays. L’étude explique que ”le terrorisme agirait sur la fertilité au travers de l’incertitude sur l’emploi, le stress psychologique, les soucis d’argent et les problèmes de santé, qui peuvent causer des déclins significatifs et à court terme de la fertilité en affectant des facteurs liés, comme l’âge auquel on a son premier enfant, l’âge lors du mariage, la fréquence des rapports sexuels et les migrations liées au travail”. “Même si les attaques terroristes se produisent relativement rarement, elles génèrent une quantité de stress et de peur disproportionnée, ce qui suggère que leurs effets directs pourraient être faibles en comparaison avec un éventail d’effets indirects plus importants et plus étendus”, ajoutent les chercheurs. L’influence en question, une réduction de 0,018% du taux de fécondité dans les deux ans suivant un accroissement d’attaques terroristes, serait “statistiquement significative” : pour un million de femmes, 18 000 enfants de moins naîtraient, sur la durée d’une vie. Le Dr Berrebi, cité par The Australian, admet qu’il a été surpris par l’importance de cet impact :”Cela veut dire que les actes terroristes affectent nos vies bien davantage que ce que nous pensions initialement, bien plus que des dommages économiques ou des morts.” Continue reading

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux… dans l’espace ?

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spaceradiationgenderillustration59459.jpg.jpegLa différence homme-femme dans l’espace n’est pas un nouveau sujet de controverse sexiste, et n’a rien à voir avec le “shirtgate” du malheureux Matt Taylor. La NASA et le National Space Biomedical Research Institute (NSBRI) se sont intéressés aux différences biologiques et psychologiques des astronautes en fonction de leur sexe et de leur genre (sexe se référant à l’identité biologique, et genre à l’identité sociale). Le résultat de cet atelier est une série d’études qui viennent d’être publiées dans le numéro de novembre du “Journal of Women’s Health.

Les différences homme-femme dans l’espace

  • Les astronautes de sexe féminin sont davantage sujettes à l‘intolérance orthostatique qui se manifeste, après un séjour dans l’espace, par l’incapacité à se tenir debout durant des périodes prolongées sans s’évanouir. Cela pourrait s’expliquer par des problèmes liés à la circulation vasculaire dans les jambes.
  • Les femmes ont une plus grosse perte de volume de plasma sanguin que les hommes pendant les vols spatiaux. Cela induirait un rythme cardiaque accru chez les femmes, et une résistance vasculaire accrue chez les hommes (ces observations nécessitent davantage d’études dans l’espace).
  • Le syndrome VIIP (réduction de la vue due à l’hypertension intra-crânienne) se manifeste par des changements oculaires à des degrés divers. 82% des astronautes masculins ont été affectés, contre 62% des astronautes féminines. De plus, tous les cas significatifs se sont produits chez les hommes.
  • Des changements dans les fonctionnalités et la concentration de composants clés du système immunitaire en relation avec le vol spatial ont été rapportés. Il n’y a pas de différences homme/femme constatées dans l’espace, mais au sol, les femmes présentent une réponse immunitaire plus puissante, ce qui les rend plus résistantes aux infections virales et bactériennes. Lorsqu’elles sont infectées, les femmes ont même une réponse plus importante. Cela les rendrait en revanche plus vulnérables aux maladies auto-immunes. On ne sait pas si ces changements constatés au sol se produiraient durant des missions spatiales longues, ou d’exploration planétaire.
  • Les femmes seraient plus vulnérables aux cancers provoqués par les radiations que les hommes. Les doses de rayonnements autorisés sont donc plus basses pour elles que pour leurs homologues masculins.
  • Après le passage en micro-gravité lors à l’arrivée dans la station spatiale internationale, les astronautes de sexe féminin ont été légèrement plus sujettes au mal de l’espace que les hommes. A l’inverse, davantage d’hommes manifestent de tels troubles une fois de retour au sol. (Ces symptômes s’apparentent à ce que l’on ressent quand on est victime du mal des transports). Les études précisent que les données ne sont pas statistiquement significatives du fait de la taille trop réduite de l’échantillon concerné, et des faibles différences homme/femme dans les incidents rapportés.
  • La sensibilité auditive décline plus rapidement avec l’âge chez les astronautes masculins que chez leurs homologues féminines. Il n’y a pas d’éléments pour suggérer que ces différences chez les astronautes sont liées à l’exposition à la micro-gravité.
  • La réponse de l’appareil locomoteur au changement de gravité est extrêmement variable en fonction des individus, et aucune différence liée au sexe n’a été observée.
  • Les infections des voies urinaires dans l’espace sont plus communes chez les femmes, et ont été traitées avec succès grâce aux antibiotiques.
  • Il n’y a pas de preuves de différences liées au sexe en termes de comportement ou de réponses psychologiques au vol spatial.
 

Il faut davantage de femmes astronautes

Le résultat montre que s’il y a effectivement des différences, elles ne sont en aucun cas des contre-indications pour l’un ou l’autre sexe en matière de capacités à voler dans l’espace. Il est cependant important de les détecter et de les comprendre, afin d’anticiper les problèmes éventuels qu’elles pourraient générer pour la santé des astronautes, et cela d’autant plus que les missions de longue durée, et qui s’éloigneraient de la Terre (missions vers Mars, vers Europe…) se profilent à l’horizon. Il est donc essentiel pour les agences spatiales de réduire les risques. Les groupes de travail des scientifiques qui ont réalisé les études sous la houlette de la NASA et du NSBRI ont également porté cinq recommandations :
  • Sélectionner davantage de femmes astronautes pour les missions dans l’espace
  • Encourager et faciliter la participation de davantage de sujets masculins et féminins dans des études à la fois au sol et en vol
  • Se focaliser sur les réactions individuelles des astronautes durant les vols spatiaux et à leur retour sur Terre
  • Inclure les facteurs de sexe et de genre dans la conception des expériences
  • Incorporer le sexe et le genre, ainsi que d’autres facteurs de risque individuels, dans les programmes de recherche financés par la NASA
  Ces études montrent l’importance de ne pas ignorer le facteur que représente le sexe d’un individu quand il s’agit de voler dans l’espace. Les différences existent, et il est nécessaire de les prendre en compte, de la même manière que les différences entre individus. “Il y a dans de nombreux cas des différences liées au sexe dans la réponse aux facteurs de stress du vol spatial”, explique le Dr Mark Shelhamer, responsable du NASA Human Research Program. Pour lui, “il est important de les reconnaître au lieu de les ignorer, et de fournir des contre-mesures qui soit adaptées à chaque sous-population, ou même à chaque individu”. Crédit image : schéma montrant les différences principales entre hommes et femmes dans leurs réactions physiques et psychologiques dans l’espace (NASA/NSBRI) Continue reading

Comprendre le cancer du sein (partie II)

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Suite de la série d’articles (5 en tout) commencée il y a quelques temps, permettant de comprendre dans les grandes lignes le cancer du sein : ses caractéristiques, ses origines connues et les possibles facteurs protecteurs. Note préliminaire : Les informations présentées ici… Read more → Continue reading

Peut-on prédire les épidémies avec Wikipedia ?

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Épidémie — Wikipédia.pngOn ne doute plus de l’utilité de Wikipedia en tant que gigantesque encyclopédie librement accessible. On peut bien sûr y trouver des failles, après tout, elle est rédigée par des contributeurs bénévoles, et les erreurs sont possibles, mais globalement, c’est un bel outil pour la connaissance. C’est aussi, parfois, un moyen intéressant pour traduire les termes techniques en d’autres langues. Ce que je ne savais pas jusqu’à aujourd’hui, c’est que c’est aussi un instrument de mesure de la propagation d’épidémies. C’est en tout cas la thèse développée dans un article qui vient de paraître dans PLOS Computational Biology. Une équipe du Los Alamos National Laboratory a en effet étudié le déclenchement de plusieurs épidémies de grippe (aux Etats-Unis, en Pologne, au Japon et en Thaïlande), ainsi que de dengue (au Brésil et en Thaïlande) et de tuberculose (Chine et Thaïlande). Mis à part l’épidémie de tuberculose en Chine, les chercheurs ont pu prédire ces épidémies au moins 28 jours à l’avance grâce à l’utilisation de statistiques de consultation de l’encyclopédie en ligne. Les résultats montreraient que les personnes qui ressentent les premiers symptômes vont tout d’abord rechercher sur Internet l’information relative à leur maladie avant même de consulter un médecin. L’avantage de prévoir les épidémies à l’avance, serait de mieux les gérer, et de faire de la prévention bien en amont… et d’espérer ainsi sauver des vies. La grippe, qui peut sembler banale à certains, fait entre 3.000 et 49.000 morts par épidémie rien qu’aux Etats-Unis ! Les chercheurs pensent que l’analyse des pages vues de Wikipedia rendrait possible de prévoir et suivre l’évolution des maladies dans le monde. Pour cela, ils préconisent de transférer des modèles informatiques d’un pays à un autre, en se basant sur les données de santé publique. Un modèle établi pour rechercher une maladie au Japon pourrait ainsi être utilisé en Thaïlande, ce qui serait important pour les pays qui n’ont pas suffisamment de données fiables sur une maladie. Sara Del Valle, qui a dirigé l’équipe de scientifiques, “Un système global de prévision des maladies changerait la manière dont nous réagissons aux épidémies. De la même manière que nous consultons la météo tous les jours, les particuliers et les professionnels de santé publique pourraient surveiller la fréquence des maladies et planifier leurs activités en se basant sur le bulletin du jour.” Elle précise également que “le but de cette recherche est de construire un système opérationnel de contrôle et de prévision des maladies avec des données en libre accès et un code open source”. Comme Wikipedia. Continue reading

Sommes-nous infectés par un virus qui rend stupide ?

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Green_algae_on_the_shore_near_Longniddry_-_geograph.org.uk_-_1253373.jpgL’existence d’un virus qui rend stupide, c’est une nouvelle qui aurait pu reléguer au second rang tous les gros titres de la presse nationale et internationale, de l’atterrissage du robot-sonde Philae sur la comète Rosetta aux déboires d’une certaine starlette, en passant par les derniers résultats de football. Alors, sommes-nous infectés par un méchant organisme qui nous prive (en tout cas une proportion importante d’entre nous) d’une partie de nos capacités intellectuelles ?  

Ce qui a été découvert

Une équipe de scientifiques des universités Johns Hopkins et du Nebraska (USA) a publié fin octobre une étude dans la revue PNAS. Dans celle-ci, les chercheurs relatent la découverte, dans les muqueuses de la gorge de sujets humains en bonne santé, d’un chlorovirus qui jusqu’ici se cantonnait aux algues vertes. Ils expliquent également que dans leur groupe-test de 93 personnes, 40 étaient porteurs de ce virus. De plus, ceux chez qui ce virus a été trouvé ont également fait preuve “d’une baisse modeste mais statistiquement significative dans l’appréciation cognitive du traitement visuel et de vitesse motrice visuelle”. En injectant ledit virus à des souris, les chercheurs ont également noté “la baisse de performance dans plusieurs domaines cognitifs, incluant ceux qui concernent la mémoire de reconnaissance…” Bref, il y aurait une sorte de baisse de performance pour la compréhension liée aux signaux reçus et à la mémoire visuelle.  

Des algues aux humains

Le premier élément intéressant de l’histoire, c’est qu’un virus que l’on pensait réservé aux algues ait pu “sauter” sur les humains et les souris. Pour l’équipe auteur de la recherche, c’est une première, d’autant plus importante que les chlorovirus sont répandus sur toute la planète : ils sont présents dans les océans, mais sont également assez communs dans les lacs et mares d’eau douce. Le second élément concerne la performance des sujets humains dans les tests de traitement visuel et d’orientation dans l’espace : elle était moins bonne chez les sujets porteurs du chlorovirus. “C’est un exemple flagrant de ce que des micro-organismes “inoffensifs” que nous portons peuvent affecter notre comportement et notre cognition”, explique Robert Yolken, l’un des auteurs de l’étude. “De nombreuses différences physiologiques entre une personne A et une personne B sont encodées dans les gènes que chacun hérite de ses parents, pourtant quelques-unes de ces différences sont alimentées par les divers micro-organismes que nous hébergeons, et la manière dont ils interagissent avec nos gènes”.  

La stupidité qui venait des algues vertes ? 

Jusqu’à quel point les sujets porteurs du chlorovirus avaient-ils des capacités moins bonnes que ceux qui ne l’avaient pas ? Un exemple, relaté sur le site de l’université Johns Hopkins : dans un test qui consistait à mesurer la vitesse à laquelle les sujets pouvaient tracer une ligne entre des cercles numérotés sur une feuille de papier, les porteurs se sont situés en moyenne à neuf points au-dessous des autres. Ils ont également eu sept points de moins à des tests d’attention. Les souris infectées, elles, avaient plus de difficultés que les autres à trouver leur chemin dans un labyrinthe, exploraient moins, et avaient plus de difficultés à prêter attention à un nouvel objet. Elles étaient moins attentives, et étaient distraites plus facilement. Les analyses de tissus cérébraux des souris infectées ont aussi révélé des changements dans les gènes de l’hippocampe, région du cerveau qui effectue le tri entre mémoires à long et à court terme, et est responsable de l’orientation dans l’espace. “La similarité de nos découvertes chez les souris et les humains met en avant les mécanismes communs que beaucoup de microbes utilisent pour affecter les fonctions cognitives à la fois pour les animaux et pour les gens,” explique l’un des co-auteurs, Mikhail Pletnikov.  

Le problème des raccourcis

500px-Stupidity_is_contagious.svg.pngDevant de tels éléments, on ne peut qu’être tenté de prendre des raccourcis. Après tout, le virus de la stupidité, c’est assez extraordinaire et ça parle à tout le monde, mais c’est peut-être un peu rapide. Une journaliste scientifique américaine, F.D. Flam, s’insurge contre cela dans une tribune publiée sur le site de Forbes. “Je n’ai pas trouvé le mot “stupide” dans quelque forme que ce soit dans cette étude”, assure-t-elle, “et je n’ai trouvé le mot “intelligence” qu’une seule fois, lorsque les chercheurs admettent que les personnes infectées et non infectées ont le même score sur le test que l’on appelle Wechsler Adult Intelligence Scale“. En résumé, on a donc une influence mesurée d’un virus sur certaines fonctions cognitives, mais qui mérite d’autres tests. Il ne s’agit pas d’un virus de la bêtise qui pourrait être transmis de l’algue à l’humain, et se répandre ensuite comme une traînée de poudre tout autour du monde. En revanche, cela illustre le délicat équilibre de nos fonctions cérébrales dans un organisme qui est soumis à de très nombreuses influences, notamment microbiennes. De plus, et les auteurs l’admettent, ces résultats “requièrent un suivi en profondeur pour éclaircir les effets du virus, et les mécanismes qui les génèrent.” Si vous avez vue sur la mer ou si vous avez un étang dans votre jardin, ne déménagez pas tout de suite… Crédits images :  Ce chlorovirus passerait des algues vertes aux humains (M.J. Richardson via Wikimedia Commons) “La stupidité est dangereuse et très contagieuse”… Un petit clin d’oeil (Betacommand via Wikimedia Commons) Continue reading