Le sucre et le gras ne sont pas des drogues

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Chocolate.jpgIl n’y a pas de phénomène d’addiction au sucre ou aux graisses comme il peut y avoir pour l’héroïne ou la cocaïne. C’est en tout cas la conclusion d’une étude menée par l’université d’Edimbourg, qui a cherché à identifier les substances chimiques dont nous pourrions être dépendants dans la nourriture. Il peut y avoir une dépendance au fait de manger, cela n’est pas contesté, mais les chercheurs n’ont pas trouvé de traces d’addiction aux composants chimiques présents dans certaines nourritures. “Le cerveau ne répond pas aux nutriments de la même manière qu’il répond aux drogues comme l’héroïne ou la cocaïne”, précisent les chercheurs. En revanche, on peut développer une “compulsion psychologique” poussant à manger, et dont le moteur est l’ensemble des sensations positives que le cerveau associe au fait de manger. “Il s’agit d’un trouble comportemental, et doit être catalogué au même titre que l’addiction au jeu”, affirment les auteurs de l’étude publiée aujourd’hui dans le journal spécialisé Neuroscience & Biobehavioral Reviews. Pas de dépendance directe au sucre ou aux corps gras, donc…  Selon ces scientifiques, la lutte contre l’obésité devrait être concentrée non plus sur la nourriture elle-même mais sur les relations des individus avec le fait de manger. Pour eux, la classification actuelle des affections mentales, qui ne permet pas encore un diagnostic formel de la dépendance à la nourriture, devrait être redéfinie, mais il faudra pour cela approfondir les recherches. Crédit photo : les amateurs de chocolat peuvent être rassurés, il n’y a pas de phénomène de dépendance… (André Karwath via Wikimedia Commons) Continue reading

Comment se protéger de la pollution urbaine?

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Smog_in_Manhattan_1966.jpgLa pollution par les particules fines, liée notamment aux moteurs diesel, rend le milieu urbain dangereux pour la santé. Il est difficile pour le citadin de s’en protéger : on ne peut tout de même pas arrêter de respirer, et le port de masques est inefficace, tout comme rester cloîtré chez soi. Alors, que faire? Deux médecins britanniques, les docteurs Rossa Brugha et Jonathan Grigg, ont approfondi ce sujet dans une étude publiée récemment dans le journal Paediatric Respiratory Review. Ils y analysent en effet l’impact respiratoire de la pollution urbaine, et particulièrement des matières particulaires (PM) sur la santé. “En Europe, 80% de la population vit dans des zones où le niveau de ces particules excède les normes de qualité de l’air établies par l’OMS, et l’espérance de vie des Européens est réduite, en moyenne, de presque neuf mois du fait des matières particulaires”, expliquent les chercheurs, qui citent les maladies cardio-respiratoires, l’asthme, les infections respiratoires chez les enfants… Plusieurs éléments intéressants ressortent :
  • La pollution de l’air varie en fonction des lieux et des moments, de rue en rue, d’heure en heure, de jour en jour, en fonction des sources locales de pollution (principalement le flux du trafic automobile) et des conditions météo.
  • Les matières particulaires dérivées de la circulation automobile sont fortement associées à un risque d’infections respiratoires dans la petite enfance, et les études montrent que de l’air plus propre pourrait rapidement faire baisser ces risques.
  • Dans les pays en voie de développement, remplacer les cheminées par des cuisinières serait l’une des initiatives de santé publique les plus efficaces, notamment en faveur de la santé des enfants
  • En milieu urbain, les enfants des familles les plus pauvres sont plus susceptibles de vivre dans des zones denses, avec de hauts niveaux de circulation automobile, et plus proches des industries polluantes. En résumé, la pollution de l’air affecterait de manière disproportionnée les enfants les plus vulnérables, et cela dans le monde entier.
  • 90 entreprises sont responsables des 2/3 des émissions de dioxyde de carbone depuis 1854, et la moitié de ces émissions ont été produites depuis 1986.
  • Globalement, la pollution urbaine est équivalente à fumer une demi-cigarette par jour… et elle est d’autant plus dangereuse pour les enfants que leurs poumons sont encore en plein développement.
  Pour les auteurs, la responsabilité d’avoir un air plus propre est dans les mains des agences et entreprises nationales et internationales . Ils expliquent également qu’il n’y a pas de limite basse “sûre” pour la pollution atmosphérique. Aussi, tout effort pour infléchir la congestion du trafic automobile et réduire les émissions est un bon début. Mais en attendant que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires, que faire? Le Dr Brugha a quelques conseils en la matière.

Prendre le chemin le moins fréquenté

En équipant des gens avec des détecteurs personnels de pollution, Rossa Brugha et son équipe ont pu tirer quelques conclusions intéressantes. Par exemple, comme il l’explique à la BBC, que les enfants couraient davantage de risques s’ils étaient déposés à la porte de leur école. Ils respirent en effet plus près des tuyaux d’échappement, et souvent les voitures sont à l’arrêt juste à côté, le moteur toujours en route, ce qui crée une zone importante de pollution. Il est donc important, selon lui, de déposer les enfants en vitesse, et qu’il y ait moins de voitures aux portes des écoles. Quelques autres éléments qu’il a pu mettre en avant :
  • Lorsque vous conduisez, vous êtes exposé à beaucoup de pollution, l’air que vous respirez provenant en partie des fumées d’échappement de la voiture qui est devant vous. Le conseil du Dr Brugha est donc de laisser autant de distance que possible avec la voiture qui vous précède, et de laisser les fenêtres et les aérations fermées lorsque la circulation est dense.
  • Lorsque vous marchez dans la rue, restez sur le côté du trottoir le plus éloigné de la chaussée, et choisissez des rues calmes chaque fois que cela est possible. Idem pour les cyclistes : empruntez les rues où il y a le moins de circulation si vous le pouvez.
  • “Vous pouvez réduire la pollution de moitié en prenant un chemin différent”, affirme le médecin au Telegraph, “ce qui aura des effets cumulatifs sur votre santé”
Le Dr Brugha doit donner aujourd’hui une conférence sur ce sujet au British Science Festival à Birmingham.  
 
Crédit photo : brouillard de pollution (smog) sur Manhattan en 1966 (Andy Blair via Wikimedia Commons) Continue reading

Manger du poisson est-il bon pour notre cerveau ?

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Bon, il faut vous dire, je ne suis pas du tout carnivore…je n’aime pas la viande, pour tout un tas de raisons (ça commence par le goût). Par contre, le poisson, ça c’est bon ! Quand j’étais petite, ma mère… Read more → Continue reading

La science du Ice Bucket Challenge

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Wouhou, un épisode on the rocks avec une animation finale de la mort qui tue ! Pourquoi les humains ont-ils tendance à mourir quand ils se jettent dans l’eau glacée ? La réponse est dans la vidéo ci-dessous.
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réalisé par Hou-Bim et Samkat
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7 minutes d’exercices pour rester en forme: une méthode réellement scientifique?

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La sélection scientifique de la semaine (numéro 135)

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