La sélection cérébrale de la semaine (numéro 95)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 16 au 23 mai 2016 dans le domaine des neurosciences. Une plongée dans le monde animal, avec une équipe de recherche qui a réussi à mettre au point une méthode afin d’étudier la perception des couleurs que peuvent avoir les animaux et notamment les oiseaux, peu étudiés jusqu’à présent. Qu’il se nomme Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan, le paracétamol pourrait modifier les émotions en diminuant le sentiment d’empathie. Ce sont en tout cas, les résultats d’une étude qui restent … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 95)
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La sélection cérébrale de la semaine (numéro 94)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 9 au 16 mai 2016 dans le domaine des neurosciences. Une étude australienne rapporte que sur les trente dernières années, l’usage croissant du téléphone portable n’a pas entraîné d’augmentation de cas de cancers du cerveau. Selon une étude scientifique récente, il serait possible de tromper le cerveau ne lui faisant croire que la main à un sixième doigt grâce à la réalité virtuelle. Cette découverte, bien que surprenante, pourrait être intéressante dans une perspective de réduction suite … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 94)
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La gourmandise liée à un gène : cas du labrador

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La gourmandise est un vilain défaut m’a-t-on souvent répété lorsque j’étais enfant. Et bien soit, j’assume : loin de moi l’idée de vouloir me corriger (même s’il faut être vigilent sur les excès bien sûr) surtout depuis que je sais… Read more → Continue reading

La sélection cérébrale de la semaine (numéro 93)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 2 au 9 mai 2016 dans le domaine des neurosciences. Selon une étude récente, l’amitié ou plus particulièrement les liens sociaux pourraient permettre au cerveau de libérer des substances antidouleur. Ces molécules permettraient de mieux supporter la douleur, l’anxiété et le stress. Tout comme les mammifères et les oiseaux, les reptiles pourraient être capable de rêver. Le cerveau utiliserait des calculs statistiques afin d’évaluer la probabilité d’atteindre un but, pour ensuite influer sur la confiance en soi. Selon … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 93)
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Tour d’horizon sur l’alimentation : santé, production, environnement

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J’adore me pencher sur le sujet des aliments pour plusieurs raisons : pour le lien qu’ils entretiennent avec la santé bien sûr ou le plaisir gustatif qu’ils présentent, mais aussi pour l’intérêt qu’ils suscitent en moi d’un point de vue composition chimique : en… Read more → Continue reading

La sélection cérébrale de la semaine (numéro 92)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 25 avril au 2 mai 2016 dans le domaine des neurosciences. Bien que le chien ne soit pas a priori capable de se reconnaître dans un miroir, il semblerait que cette espèce ne soit pas dépourvu de conscience de soi. Animaux toujours, malgré un cerveau assez petit, certaines espèces de corbeaux rivalisent avec les capacités cognitives de grands singes lors de la réalisation de tâches spécifiques. L’usage compulsif des réseaux sociaux pourrait, un peu comme une … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 92)
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La sélection cérébrale de la semaine (numéro 91)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 18 au 25 avril 2016 dans le domaine des neurosciences. Si l’on défini la conscience comme la capacité à se positionner dans l’espace par rapport à son environnement, alors les insectes peuvent être considérés comme conscient de leur existence selon certains travaux de recherche. Pour beaucoup, les réseaux sociaux occupent une place importante au quotidien. Voici un article qui essaie de savoir si les réseaux sociaux peuvent être aussi addictif que ce que peut l’être une … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 91)
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La sélection cérébrale de la semaine (numéro 90)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 11 au 18 avril 2016 dans le domaine des neurosciences. Du point de vue physique, la nuit, le ciel est noir. Pourtant, le cerveau perçoit un ciel bleu foncé. Selon une découverte récente, cela serait dû à l’activité de certaines cellules cérébrales qui ne laisseraient passer que l’information codant la couleur bleue en bloquant les autres couleurs que sont le vert et le rouge. Pour la première fois, des scientifiques ont observés les effets que produisait … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 90)
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La sélection cérébrale de la semaine (numéro 89)

Voici ma sélection des articles publiés la semaine du 4 au 11 avril 2016 dans le domaine des neurosciences. En moyenne, le cerveau ne représente que 5% de la masse corporelle, mais consomme à lui seul près de 20% de l’énergie de l’organisme. Voici un article intéressant qui essaie de comprendre comment un si petit organe peut consommer autant d’énergie. Voici l’histoire fascinante de cette petite fille qui souffrait du syndrome d’Alice au pays des merveilles, ce trouble rare qui se caractérise notamment par une altération de la … Continuer la lecture de La sélection cérébrale de la semaine (numéro 89)
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Pourquoi a-t-on plus de chances d’être dans une file d’attente lente, mais d’être passé par une file d’attente rapide

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En observant les files d’attente, on peut observer deux faits :
  • On a plus de chance d’être dans une file d’attente lente que rapide
  • On a plus de chance d’être passé par une file d’attente rapide que lente
Paradoxal ? Voyons de plus près.
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Les mystères de la formation des files d’attente… (source)

La loi de Murphy sur les files d’attente

La fameuse “loi” de Murphy, qui dit en substance “si quelque chose peut aller mal, alors ça ira mal” a été étendue aux files d’attentes. Elle dit qu’on a plus de chances d’être dans une file d’attente lente que rapide. L’explication est couramment donnée : “Si l’on est dans une file d’attente quelconque, située entre deux autres, il y a deux chances sur trois que l’une des deux files adjacentes soit plus rapide que la sienne”. Et plus il y a de files d’attentes, plus l’effet est important. Sauf que… le raisonnement inverse est lui aussi valide : “Si l’on est dans une file d’attente quelconque, située entre deux autres, il y a deux chances sur trois que l’une des deux files adjacentes soit plus lente que la sienne”. En fait, cela revient tout simplement à dire que l’on a une chance sur trois d’être dans la file la plus lente, une chance sur trois dans la plus rapide, et une chance sur trois d’être dans la file intermédiaire. Une formulation plus exacte serait donc : “S’il y a trois files d’attentes ou plus, on a moins de chances d’être dans la file la plus rapide“. Psychologiquement, on prête plus d’attention aux files plus rapides, pas plus lentes. Ceci dit,tout n’est pas uniquement psychologique… FileAttente.JPG
Trois files d’attente adjacentes. Laquelle est la plus rapide ? (source)

On a plus de chance d’être par une file d’attente lente que rapide

Prenons plusieurs files d’attentes qui se remplissent de la même façon au cours du temps (clients d’un supermarché, voyageurs à la sécurité d’un aéroport, voitures à un péage, …). Plus le point de passage est lent, plus la file d’attente va grossir, car les éléments la quittent plus lentement que les files plus rapides. Ainsi, à un instant donné, si on prend un élément quelconque parmi les deux files d’attente, il aura plus de chances d’être dans la file lente. Pour illustrer ce concept, prenons l’exemple d’un supermarché avec deux caisses : l’une est gérée par une personne inexpérimentée, et fait passer 1 client à la minute. L’autre est beaucoup plus efficace, et fait passer 2 clients à la minute. Il y a 3 nouveaux clients à la minute à chaque caisse, donc des files d’attente se forment.
Au bout de 10 minutes, il y aura 3*10 – 1*10 = 20 clients dans la file d’attente lente, et 3*10-2*10 = 10 clients dans la rapide. Donc à ce moment-là, il y a deux fois plus de personnes dans la “mauvaise” file d’attente que dans la bonne…
Et pas de loi de Murphy là-dedans, qui s’applique quand il y a au moins trois caisses ! FileAttenteGraph1.svg Donc statistiquement, une personne dans une file d’attente quelconque a tout simplement plus de chances d’être dans une file d’attente lente que rapide Mais pas de panique ! La vie n’est pas si mal faite, comme vous allez le voir…

On a plus de chances de passer par une file d’attente rapide que lente

Une file d’attente rapide permet de traverser plus rapidement qu’une file d’attente lente : le débit y est donc supérieur. Parmi les éléments, plus d’éléments sont susceptibles de passer par la file d’attente rapide que la lente. Revenons à l’exemple des deux caisses de supermarché, avec une caisse rapide et une caisse lente. En 10 minutes, la première caisse aura fait passer 10 clients, et la deuxième 20 clients.
Cela veut dire que parmi les 30 clients, les deux tiers seront passés par la file rapide et un tiers par la file lente. FileAttenteGraph2.svg Donc une personne passée par une file d’attente quelconque a tout simplement plus de chances d’être passée par une file d’attente rapide…

Paradoxal ? Creusons un peu…

Le paradoxe tient tout simplement à la population étudiée : soit on considère l’ensemble des personnes qui sont dans une file d’attente à un instant donné, soit on considère l’ensemble des personnes qui sont passées par une file d’attente. Si vous êtes en train d’attendre dans une file et que vous vous impatientez, vous êtes probablement dans la file la plus lente… Mais si vous êtes sortis et que vous faites la suite de vos activités, il y a des chances que vous ne vous souciez plus vraiment des autres encore en train de faire la queue ! Ceci dit, il faut quand même prendre en compte que le rythme de passage aux caisses et équivalent peut varier au cours du temps. Si un client oublie son porte-monnaie en arrivant devant vous, ou discute longtemps avec le préposé à la caisse, etc, cela peut transformer une caisse rapide en caisse lente. Mais cela ne change pas les deux observations ci-dessus. People-of-WalMart-2.gif
Ceci n’est pas une bonne façon de passer la file d’attente d’une caisse de supermarché… (source)
Par ailleurs, on a souvent le choix entre plusieurs files d’attente. Si chacun peut faire un choix éclairé et délibéré, cela permet d’optimiser la répartition et minimiser le temps d’attente de chacun – la vie est bien faite !
Mais le choix n’est pas toujours si simple : dans un supermarché, on peut vouloir choisir la caisse la plus proche de là où on est, plutôt qu’aller à l’autre bout du magasin pour gagner une misérable place ; dans un péage, on peut pas toujours accéder facilement à la voie qui nous semble la plus intéressante ; on peut avoir l’impression qu’une file est plus lente sans que ce soit le cas. La plupart du temps, on choisit intuitivement la file la plus courte. Même si ce n’est pas forcément la plus rapide, il y a quand même de grandes chances que ce soit le cas.
Si les files d’attente ne sont pas équivalentes, le système sera globalement moins efficace. Par exemple, les caisses “moins de 10 articles”, ou autres des supermarchés font que ces caisses se retrouveront parfois vides alors que celles à côté ont des files d’attente : si le temps d’attente diminue pour les quelques privilégiés, il augmente pour les autres. WaitingLineAirport.jpg
Un choix “éclairé et délibéré”. Hum. (source)

Du sentiment d’injustice face aux files rapides

On est souvent très attaché à une notion de “justice” qui fait que chacun est censé attendre à peu près pareil – mise à part quelques exceptions (femmes enceintes, personnes handicapées, etc…). Et ceux qui gèrent les files d’attente le savent très bien, ce qui mène à des réactions différentes : avez-vous remarqué que les caisses “détenteurs de cartes de fidélité” sont bien visibles, contrairement aux aéroports où l’on cache les files spéciales pour les voyageurs “business class” et autres “carrés VIP” ?
Dans les supermarchés, l’accès la carte de fidélité est simple et peu onéreux, voire gratuit : la frustration engendrée pourra pousser le consommateur à obtenir une carte (qui donne des informations précieuses à l’établissement). En revanche, dans les aéroports, on considère que le péquenot moyen qui voyage en classe économique n’aura de toutes façons pas suffisamment de moyens pour voyager en business class, pour la très grande majorité : inutile de le frustrer inutilement. Bref, la gestion des files d’attente a au moins autant à voir avec la psychologie qu’avec les mathématiques. Ainsi, il est normal, quand vous faites la queue depuis un moment dans une file d’attente, d’avoir l’impression d’être dans la file la plus lente : c’est statistiquement le cas ! Mais heureusement, dans la plupart des cas, vous serez passés par la file la plus rapide….

Pour aller plus loin

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