Les 8 idées à ne pas suivre pour bien dormir

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Cela fait longtemps que je voulais écrire un article relatant les idées reçues sur le sommeil. J’ai récemment été invité à participer à une soirée de discussion avec le grand public lors du 44ème congrès de la Société Francophone de Chronobiologie. … Lire la suite Les 8 idées à ne pas suivre pour bien dormir is a post from: Les secrets du sommeil Continue reading

Changements climatiques en Asie, peste noire en Europe…

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800px-Yersinia_pestis.jpgLa peste noire. Plus de 600 ans après l’épidémie, le nom seul fait encore frémir. En six ans, de 1347 à 1353, entre 30 et 50% de la population européenne y succomba, et ce n’était que la partie aiguë d’une pandémie qui se prolongea sur plusieurs siècles. Jusqu’ici, les principales théories pensaient que la bactérie responsable de cette peste, Yersinia Pestis, avait été introduite dans les ports méditerranéens en provenance d’Asie en 1347. Elle se serait alors propagée sur tout le continent, via les puces infectées parasitant les rats, ces derniers infestant les centres urbains médiévaux. Ces mêmes rongeurs auraient alors constitué des sortes de “réservoirs” locaux, qui auraient expliqué la persistance de la maladie et des sursauts d’épidémies durant plusieurs siècles. Certes, il y a des théories alternatives. Par exemple, l’an dernier, une équipe médicale britannique expliquait que la peste noire n’était pas un type de peste bubonique comme on le pensait, mais une peste pulmonaire, à l’incubation plus rapide, transmise entre humains et non par les rats. Aujourd’hui, c’est le concept de “réservoirs de rongeurs” qui est remis en question par une équipe de chercheurs norvégiens et suisses. Selon ces scientifiques, qui publient leurs résultats dans la revue PNAS, il n’y aurait en effet pas eu une contamination unique en 1347, mais bien des vagues de peste régulières venant d’Asie à partir de cette époque-là. Des vagues provoquées… par les variations climatiques. En comparant les épidémies régionales entre 1347 et le début du 19ème siècle avec les cernes de croissance des arbres (une méthode pour dater les événements climatiques) en Europe et en Asie, les chercheurs ont mis en évidence une relation entre les fluctuations de la météo et l’arrivée de nouvelles vagues de peste en Europe. Celles-ci se produisaient en effet dans un délai de 10 à 15 ans après des événements pluvieux affectant l’Asie centrale. Apparemment, les conditions climatiques créées par ces pluies (printemps humide et été chaud) auraient permis à un rongeur sauvage, la grande gerbille, de prospérer plus que de coutume. Or, ce rongeur est également un vecteur pour les puces transmettant la peste. “De telles conditions sont bonnes pour les gerbilles. Cela signifie une population de gerbilles importante sur de très grands territoires, et cela est favorable à la peste”, expliquait à la BBC le professeur Niels Christian Stehseth, de l’université d’Oslo, auteur principal de l’article. Selon cette étude, ce serait donc cette grande gerbille qui, lors des cycles climatiques lui fournissant un environnement favorable, aurait permis à la peste de se transmettre à l’Europe de manière régulière via les ports de commerce avec l’Asie, mais aussi via la Russie du sud. the-climatic-pulse.png Crédit photos :  - Yersinia Pestis, la bactérie responsable de la peste bubonique, vue au microscope électronique (Rocky Mountain Laboratories, NIAID, via Wikimedia Commons) - Le parcours de la peste : la première phase voit la peste se propager grâce à l’augmentation de la population de rongeurs, et se transmet aux humains (1 à 2 ans). La maladie va alors voyager en suivant les routes commerciales, depuis l’Asie jusqu’en Europe (entre 10 et 12 ans). Elle se propage ensuite à l’ensemble de l’Europe en moins de 3 ans.  (Center of ecological and evolutionary synthesis (CEES), université d’OSLO) Continue reading

Comment régler le minuteur de votre sommeil ?

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Dans un précédent article, je vous avais dévoilé les 10 astuces pour limiter les effets du décalage horaire. Cet article a été énormément consulté depuis sa publication et j’ai reçu de nombreux mails sur le sujet. Par conséquent, j’ai décidé … Lire la suite Comment régler le minuteur de votre sommeil ? is a post from: Les secrets du sommeil Continue reading

Chapitre 1_Médecine et Evolution: Je t’aime, moi non plus.

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Maintenant que le plan est posé et que je me suis dédouané de certaines incommodités (ici), allons-y gaiement. Médecine évolutive… Médecine et évolution… Deux mondes gigantesques, deux titans de théories et de savoir faire. Et qui pourtant ne se sont jamais véritablement rencontrés. Pourquoi  ?
 
Doctor Charles D.
Nous allons ici poser les bases pour la suite de cette mini-série que j’entame et faire un peu d’histoire,  nous rendre compte que médecine et évolution ont eu quelques occasions de se rencontrer dans le passé, mais aussi que les barrières culturelles sont profondes et les objectifs bien différents.
Je me suis ici inspiré de deux conférences. L’une donnée par Luc Périno, médecin généraliste français dont voici le site web (Luc Périno). L’autre par Samuel Alizon, dans le laboratoire de Génétique et Evolution des Maladies Infectieusesà L’IRD de Montpellier.
          I)     Un peu (beaucoup) d’histoire : de avant à 1860.
Théorie des 4 humeurs, basée sur les 4 éléments (terre, eau,
feu et air )
, chacun correspondant à un fluide du corps
et associé à une série de pathologies.
La médecine, celle qu’on appelle moderne, celle qui ne traite pas une infection par des drogues ou des saignées est en fait relativement récente. Avant le XIX° siècle on pouvait la considérer comme quasi-philosophique avec sa pensée des 4 humeurs développée par Galien en 129 après J.C. (pensée qui repose sur le rétablissement des 4 éléments qui composent le corps). Bien sûr on trouve quelques herboristes ou éleveurs de sangsues dans les ruelles sombres, quelques moines connaissant les plantes qui soignent ou quelques sorcières qui brûlent sur des bûchers. On connaît aussi sans le savoir, les effets de certaines molécules dont l’IPK, l’aspirine ou l’akinine qui aident dans la lutte contre fièvres et douleurs. Mais le savoir est limité et surtout, on ne comprend pas ce que l’on fait : il n’ y a aucune preuve physiologique de nos actions. Les bases de la médecine moderne seront réellement posées avec Harvey et Lavoisier qui respectivement en 1628 et 1626, découvriront la circulation sanguine et le rôle de l’oxygène dans la respiration. Bref, après 2 ou 3 milliers d’années de tripatouillage, on commence à comprendre comment notre corps fonctionne.


     Les sciences évolutionnistes n’ont pas à se vanter elles non plus d’être centenaires comme Pascal nous l’explique très bien ici (Petite histoire de la Biologie). Elles sont apparues de façon très tardive et, pour résumer, nous pouvons dire que le petit père de l’ Évolution est (et bien malgré lui) Lamarck qui a voulu trier et classer le vivant et son hétérogénéité. Il n’a malheureusement pour lui pas pointé du doigt les bons mécanismes (Dieu?) mais quelques années plus tard Darwin s’en chargera à sa place.
      A la fin des années 1850, nous entrons dans 10 années de folies, 10 années glorieuses où tout sera posé comme par enchantement dans les deux disciplines :
          =>  En 1858 Virchow propose la théorie de la pathologie cellulaire. Pasteur en 1861 lance son traité sur les “corpuscules organiques”. Puis Bernard en 1865 publie son “Introduction à l’étude de la médecine expérimentale”. Le paradigme est posé : l’Homme est une machinerie cellulaire et organique qui  peut être déréglée par une intervention externe (bactérienne, virale, parasitaire, physique,…). Cette machine présente des symptômes de ce dérèglement et devrait être réparable (ou non). C’est la base de la méthode anatomo-clinique qui vient de naître et qui, après 250 ans, fait toujours son chemin.
          => Du côté de l’évolution, il y a d’abord Charles D. comme les intimes l’appellent, qui sortira son best -seller en 1859, puis Mendel qui posera les bases de la génétique en 1865.
          II)      De 1869 à 1950 : quelques essais plus ou moins foireux.

Nous y sommes donc, la médecine a posé ses bases (qui ont fait leurs preuves d’ailleurs) alors que les sciences de l’évolution sont naissantes. Quelques tentatives d’intrusion de l’évolution dans la médecine vont cependant exister très tôt et elles vont se concentrer sur deux points.      Vous connaissez déjà le premier, c’est l’eugénisme qui conduira tout droit au nazisme, que je ne prendrai pas la peine de considérer ici. Je dirai simplement que le nazisme a été l’extrême de cette idéologie, mais que les États-Unis, la Suède et d’autres pays ne se sont pas gênés pour stériliser plusieurs milliers d’individus jugés mauvais pour la population. Passons…
La découverte de la pénicilline, une révolution dans le de domaine
de la santé,
Source: National WWII musuem, New-Orleans. 

    L’autre point sera bien plus intéressant: la bactériologie. Le premier à toucher le problème du doigt sera Théobald SMITH qui, en 1887, conclua dans un manuscrit de bactériologie qu’une bactérie infectieuse peut se retrouver dans notre environnement dans une forme inoffensive. Autrement dit, il se rend plus ou moins compte que les bactéries évoluent. Et avec elles… nos maladies ! Lui succèderont très rapidement Messieurs Pasteur et Koch qui, avec leurs méthodes de vaccination, seront en fait les premiers à effectuer des manips’ d’évolution expérimentales sur des micro-organismes. 
 
           Mais les premières personnes qui s’approcheront véritablement du lien entre évolution et médecine sont les disciples d’Alexander Fleming. Pour l’histoire, c’est au retour de ses vacances d’été de 1928, que notre cher Alexander découvre que ses expériences de bactériologies ont été sabotées par une souche de champignon dont le nom sonne comme un sauveur : Penicilium notatum. Sans le vouloir, il vient de découvrir le premier antiobiotique utilisé massivement par l’homme, la pénicilline. La production de masse commencera 14 ans plus tard en 1942 et c’est en fait le moment de la petite question piège :
 ”Au bout de combien de temps le premier article scientifique viendra crier au scandale, en s’étonnant que , l’antibiotique ne fonctionne pas sur certains des patients traités ?” 
2 ans ? 5 ans ? 10 ans ? 150 ans ? Je vous ai dit qu’il y avait un piège ! Dès 1940 des résistances étaient connues… en 1942, 10% des patients ne répondaient plus, en 1949 ils étaient 50%… Bienvenue dans le monde de l’antibio-résistance, problème purement évolutif, lié à des mécanismes de sélection naturelle et de mutation. Je n’en parlerai pas plus ici, mais reviendrai dessus dans un prochain article (bande de veinards!).
          III)     Toujours un peu (plus) d’histoire : de 1950 à maintenant. Dans les années 1950 les évolutionnistes sont en effervescence : ils vont fourrer leur gros nez dans tous les domaines et théorisent à peu près tout et n’importe quoi à la lumière de leur dada, la sélection naturelle. Génétique et Théorie Synthétique, Théorie Neutraliste, Gène Égoïste, Immunologie,… La médecine, quant à elle, fait face à une crise identitaire dans les pays développés. Les antibiotiques sont là, ils soignent les symptômes, détruisent les méchantes bactéries (certes malgré des résistances) et réduisent la mortalité infantile de façon drastique, l’espérance de vie augmente  d’environ 40 ans ( /!\ on ne vit pas forcément plus longtemps, on meurt moins étant jeune et l’ Espérance au sens mathématique augmente en conséquence /!\ ). Va-t-on rendre l’homme immortel ? Est-ce la fin de la mort ? Mais Oui ! Joie sur nos têtes !

Espérance de vie en France au cours des 3 derniers siècles.
Source : La prévention du risque en médecine, Pierre Corvol

      Pas vraiment en fait… Car de “nouvelles” pathologies émergent : cancers, maladies cardio-vasculaire, maladies neuro-dégénératives ou auto-immunes… Des maladies de la senescence et du dérèglement du corps, causées (nous verrons plus tard que c’est faux) par rien d’autre que notre nous-même de pathocénose (“denvironnement de maladie”, nous y reviendrons dans un prochain post). Et le paradigme dans lequel la médecine s’était enfermée ne fonctionne donc plus : les symptômes ne peuvent plus êtres expérimentés et la temporalité change. Oui: la temporalité change et c’est bien tout le problème. Nous passons de maladies vécues dans un instant clinique, à des maladies infra-clinique, voir virtuelles. Je m’explique : la médecine doit désormais se baser sur des statistiques (beurk) pour prévoir si quelqu’un sera malade. Elle prédit des maladies qui n’existent pas encore chez le patient selon une approche probabiliste. Un exemple ? N’avez-vous pas entendu dire par votre médecin: “Vous fumez de l’herbe ? vous buvez du jus betterave en plus? J’espère que vos parents étaient à Woodstock… Mon pauvre, vous avez 92 % de chance d’attraper une hipitonite aiguë!”. Les bio-statistiques arrivent, donnent des chances de s’en sortir et dans les 50 dernières années, nous n’avons gagné que 3 à 4 ans d’ espérance de vie. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que la médecine a tort de faire cela, au contraire. Je dis simplement qu’ elle sort de l’urgence du soin, puisque la maladie dure, et est prévisible. Et nous verrons qu’elle va alors devenir ouverte au dialogue.
“-I… AM…DEATH”
“-We don’t want any !”
      Je vais me permettre ici une petite parenthèse, qui n’engage que moi mais… même si aujourd’hui on comprend toujours mieux ces maladies, même si on essaye d’en réduire les causes ou d’en soigner les conséquences, je suis malheureusement dans le devoir de vous informer que vous en mourrez. Si ce n’est pas un cancer, ce sera une maladie cardio-vasculaire. si ce n’est pas une maladie cardio-vasculaire, elle sera auto-immune ou neuro-dégénérative. C’est la mort. Ou plutôt la vie en fait ! Nous ne sommes pas éternel comme l’explique ici Pascal (Pourquoi on meurt ?) et comme nous le reverrons peut-être plus tard.




          IV)     Le bon sens comme barrière.
Revenons à nos moutons. Nous avons vu qu’ historiquement, la médecine et l’évolution ont fait leur chemin mais qu’elles ne se sont jamais vraiment rencontrées durablement. Pourquoi ?
Une guerre contre la maladie, la doctrine martiale
     En fait, j’ai déjà donné l’explication la plus probable un peu plus haut. Les deux sciences ne se placent pas dans la même temporalité. La logique des sciences de l’évolution est historique : on regarde comment, dans le temps, les interactions se sont façonnées. La logique de la médecine a toujours été au contraire martiale et immédiate: on déclare la guerre à la maladie et on la détruit rapidement avant qu’elle ne nous détruise. Logique implacable. Discutez avec un médecin qui est face à un patient. Passez-moi l’expression mais… qu’en a-t-il à foutre de pléiotropie antagoniste en gériatrie, de milliers d’années de sélection face à une césarienne, de bipédie et d’hypertension ou de flore intestinale et d’obésité… Il va vous répondre (à raison) “Tu me le soignes avec ton évolution mon malade ? Bah non coco… T’es bien gentil avec ton darwinisme mais là, dans les minutes, heures et jours qui viennent, tu ne me le sauveras pas”.
      Et effectivement, je ne peux pas dire grand chose contre cet argument. Pourtant, nous l’avons vu plus haut, cette logique martiale ne marche plus vraiment aujourd’hui, puisque nous entrons dans une aire de médecine probabiliste. Je ne dis pas que les infections virales, bactériennes ne sont plus présentes (ébola/VIH/grippe/paludisme/…), mais nous avons déjà des idées pour en soigner la plupart. Et il existe de nouvelles maladies pour lesquelles nous ne sommes plus dans l’urgence (cancer/cardio-vasculaire/neuro…). Et c’est peut-être pour celles-ci que nous autres évolutionnistes avons maintenant un petit espace où nous engouffrer pour dire : 
“Et si on regardait pourquoi ? Et si au lieu de s’intéresser aux heures à venir pour le malade, nous nous intéressions aux millions d’années qui ont conduit à cette maladie ? Et si au lieu de regarder simplement la maladie, nous la considérions comme un corps étranger dans un environnement ? Et si nous considérions cette interaction comme un conflit entre deux parties qui ne peuvent s’entendre ? Et si tout était lié au hasard ? Et si notre mode de vie, en rupture avec l’environnement dans lequel nous avons évolué, nous rendait malade ?”. 
      Les questions semblent triviales, et peut-être inutiles, mais elles définissent l’idée de la médecine darwinienne: réintégrer l’homme dans un processus évolutif pour comprendre ses maladies. J’espère vous montrer dans les 6 ou 7 articles qui vont suivre ce long billet (et non pas 4 comme prévu initalement) que les processus évolutifs permettront de mieux comprendre les maladies, et peut-être un jour, de soigner. Car oui, je dis peut-être. Je ne pense pas me tromper en disant que nous autres évolutionnistes ne développerons pas de thérapie. Mais étudier l’évolution des maladies ou des agents pathogènes pourra permettre de pointer du doigt quelques pistes de réponses….
Alex
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Oubliez le calendrier : on a l’âge de son ADN

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800px-DNA_methylation.jpgA part le fait de souffler des bougies et recevoir des cadeaux, les anniversaires ne serviraient pas à grand chose. En effet, le nombre d’années n’aurait pas les mêmes conséquences sur tout le monde, si l’on en croit une étude internationale dirigée par une équipe de l’université d’Edimbourg (Ecosse), qui vient d’être publiée dans la revue Genome Biology. Ce qui compte, en revanche, c’est le vieillissement de notre ADN, et ça, c’est variable selon les personnes. Il y aurait donc une différence entre l’âge “légal” et l’âge biologique, ce dernier dépendant de l’évolution de l’ADN de chacun au fil du temps, et qui détermine notre espérance de vie. En étudiant les données de quelques 5000 personnes âgées sur une durée de 14 ans, les scientifiques ont pu établir un lien entre le fait d’avoir une horloge biologique qui “avancerait plus rapidement” et une mort plus précoce, et ce même en tenant compte de facteurs extérieurs comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, ou même l’origine sociale. Plus précisément, l’indicateur serait le phénomène de méthylation de l’ADN, processus chimique qui modifie celui-ci tout au long de la vie. “Cette modification n’altère pas la séquence d’ADN mais joue un rôle important dans les processus biologiques et peut influencer la manière dont les gènes sont activés et désactivés”, expliquent les chercheurs. “Les changements dûs à la méthylation peuvent affecter de nombreux gènes et se produisent tout au long de la vie d’une personne”. “Cette nouvelle recherche augmente notre compréhension de la longévité et du vieillissement sain”, affirme le professeur Ian Deary, de l’université d’Edimbourg, co-auteur de l’étude. “C’est très excitant, car elle a permis d’identifier un nouvel indicateur du vieillissement, ce qui améliore la prédiction de l’espérance de vie au-delà de la contribution de facteurs comme le tabagisme, le diabète et les maladies cardio-vasculaires”. Pour l’épidémiologiste Riccardo Marioni, autre co-auteur de ce travail, on ne sait pas aujourd’hui “quels facteurs, liés au mode de vie ou génétiques, influencent l’âge biologique d’une personne. Nous avons plusieurs projets prévus pour enquêter sur cela en détails”.   Crédit image : illustration de la méthylation d’une molécule d’ADN (Christoph Bock (Max Planck Institute for Informatics) via Wikimedia Commons) Continue reading

L’hypnose Paraliminal est-elle efficace pour mieux dormir?

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Dans l’un de mes  précédant articles, je vous avais décrit les résultats d’une étude démontrant que l’hypnose était une approche efficace pour améliorer très significativement la durée et la profondeur de notre sommeil. En tant que Praticien en hypnose Ericksonienne (FFHTB), je suis … Lire la suite L’hypnose Paraliminal est-elle efficace pour mieux dormir? is a post from: Les secrets du sommeil Continue reading

La “cinquième saveur” serait également bonne pour la santé

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Chicken_Noodle_Soup_(8521842725).jpgLorsqu’on pense aux saveurs, on en compte généralement quatre : le sucré, le salé, l’acide et l’amer. Il en existe cependant une cinquième, beaucoup moins connue : l’umami. Sa découverte est récente, et a fait l’objet de nombreuses discussions, mais l’on sait aujourd’hui qu’il s’agit bien d’un goût au même titre que les quatre autres. Les saveurs se distinguent en effet par le fait qu’elles sont captées des récepteurs différents (principalement sur la langue et le palais). Il ne s’agit donc pas seulement d’une question de perception subjective, mais bien d’une réalité biologique. L’umami, ou “savoureux”, correspond au goût des glutamates, additifs alimentaires souvent utilisé dans des plats préparés pour en rehausser le goût. Car l’umami permet de mettre en relief certaines saveurs, même s’il a ses caractéristiques propres. On trouve le goût umami, entre autres, dans certains bouillons, dans les fromages, la sauce soja… L’étude que vient de publier la revue spécialisée Flavour ne s’est cependant pas intéressée à la nature du goût umami, mais sur ses bénéfices sur la santé. Il y aurait en effet “une relation étroite entre la perception par une personne du goût umami et la condition physique de cet individu”, assurent les chercheurs japonais de l’université de Tohoku. Des tests effectués sur des patients âgés auraient en effet révélé une perte de la sensation d’umami sans que les autres quatre saveurs soient affectées. Ces mêmes patients auraient manifesté une baisse d’appétit et de poids, résultant d’une mauvaise santé générale. Les maux dont ils souffraient ainsi que les médicaments qu’ils absorbaient auraient eu comme effet secondaire des troubles du goût et une diminution de la salivation. Grâce à un thé à base d’algues (kobucha), les chercheurs ont pu stimuler le goût umami chez leurs patients, ce qui a augmenté la production de salive, qui à son tour a amélioré leur sens du goût, leur appétit, leur poids… et leur état de santé général. “L’entretien du goût umami contribue non seulement à la préservation de la bonne santé buccale, mais aussi à l’état de santé général chez les personnes âgées”, affirme l’étude. La “cinquième saveur” mérite donc d’être appréciée, même lorsqu’on prend de l’âge…   Crédit photo : Les bouillons contiennent généralement la saveur umami (Cajsa Lilliehook via Wikimedia Commons)

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Modéliser une épidémie pour guider les interventions de santé publique (Ebola, Afrique de l’Ouest)

À la mi-décembre 2014, environ 18 000 personnes avaient déjà été infectées par le virus Ebola sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest. Au 12 janvier 2015, le dernier bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) faisait état de plus … Lire la suite

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Question d’obésité : MacDonald est-il cancérigène ?

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C’est un pavé dans les marre pour les amateurs de la chaîne fast-food la plus célèbre au monde !Quand on se dit que les médecins préconisaient à leurs patients, au début des années 1900 de conserver un léger surpoids d’une quinzaine de kilos et que cent ans plus tard, la mode vestimentaire vous oblige à […]

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