Expériences scientifiques en famille

Aujourd’hui, une nouvelle contributrice, Mme Déjantée du blog « La pensée buissonnière », nous propose quelques expériences scientifiques à réaliser facilement à la maison  : Patauger avec un fluide non-newtonien Quand on mélange de la maïzena avec de l’eau, on obtient ce qu’on appelle un fluide non newtonien. En réalité, c’est un mot …
Continue reading

Les 100 ans de la relativité générale avec Jean-Philippe Uzan – retranscription

Retranscription de l’interview de Jean-Philippe Uzan, réalisée dans l’épisode 226. Retranscription réalisée par Renaud, Floriane et Stéphanie. Johan (J) : Bonsoir. Aujourd’hui c’est le dernier épisode avant les vacances pour Podcast science. Pour clôturer en beauté cette saison 5, et pour que vous puissiez tenir tout l’été, on ne s’est pas moqué de vous ces dernières […]
Continue reading

L’eau et la vie

Ma nouvelle vidéo traite de l’eau, et de ses propriétés si particulières qui font qu’elle se prête à merveille à accueillir la vie… Je dois vous l’avouer, au départ j’avais écrit un script beaucoup plus long pour cette vidéo…et puis j’ai simplifié ! Mon idée était notamment d’expliquer un peu le pourquoi de toute ces […]
Continue reading

Des expériences de physique à faire au petit-déjeuner

Si tu t’ennuies au petit-déjeuner, voilà une vidéo présentant quelques expériences de physique que tu peux faire pour t’amuser : Et pour t’aider à les faire, voilà quelques conseils supplémentaires. Expérience sur le sachet de thé – fusée : Matériel nécessaire : un sachet de thé ou de tisane. Toutes …
Continue reading

A la découverte des objets du quotidien

Enseigne-t-on correctement les sciences à nos jeunes ? Bien sûr, les enseignants doivent suivre les directives de l’Education Nationale, le programme, le développement des compétences etc. mais il y a toujours le petit « plus » de certains, qui parviennent à « passionner »… Read more → Continue reading

Réduction et émergence

Featured

Eisberge
Voilà un moment que je n’ai pas posté sur ce blog, principalement par manque de temps (je suis en phase de rédaction de thèse). Toutefois pour ne pas le laisser à l’abandon, je m’autorise cet article sur le thème de la réduction et de l’émergence.
Eisberge.jpg
Qu’est-ce qu’il y a dans le monde ? A première vue plein de choses : des objets (ceux de la vie courante), des êtres vivants. Ceux-ci ont des propriétés : leurs formes, leurs couleurs, ou, pour les êtres vivants, leur appartenance à une espèce par exemple. Si on y regarde de plus près, on verra que les êtres vivants sont composés de cellules. Ces dernières sont elle-même constituées de différentes protéines et d’autres molécules. A en croire la physique et la chimie, ces molécules sont des arrangements particuliers d’atomes, et enfin au niveau le plus fondamental, de particules comme les électrons et les quarks, qui composent l’ensemble des objets que nous pouvons observer. Mais on trouve également dans le monde, peut-être, des entités plus abstraites, comme des institutions (des banques, des états), ou des entités mentales, comme des croyances et des désirs, et ceux-ci ont de nouvelles propriétés particulières. On peut se demander si ces derniers sont eux aussi composés de particules physiques, et si oui, en quel sens. Tous ces objets existent-ils “vraiment” ? Nous ne parlons pas ici de la question du réalisme, auquel nous avons déjà consacré un article, mais plutôt, assumant le réalisme, de la question de savoir si ces objets existent de manière primitive, s’ils jouent un rôle propre dans la fabrique du monde, ou si, finalement, ils ne seraient “rien de plus” que des arrangements de matière, de particules physiques, qui à elles seules constitueraient “tout ce qui existe”. C’est en fait la question du réductionnisme. Plus d’infos »
Continue reading

Et si la matière sombre était … des trous noirs ?

Black_Hole_Milkyway.jpg
Black_Hole_Milkyway.jpg Parmi les grands mystères que la physique et l’astrophysique modernes s’efforcent d’élucider, la matière noire occupe probablement la première place. Ce concept, car pour l’instant il n’est que théorique, a été élaboré pour combler une faille dans notre connaissance de l’univers. Si l’on observe par exemple des amas de galaxies et que l’on évalue le mouvement des galaxies qui les composent et leur vitesse, les scientifiques peuvent en déduire leur masse. Or, en se basant sur la masse des étoiles et des gaz qui les composent, on se retrouve devant une énigme : s’il n’y avait que la matière visible, elle serait beaucoup trop faible pour expliquer les mouvements en question. C’est ainsi qu’est né le concept de “matière sombre”, une matière invisible à nos moyens de détection actuels. La matière en question serait loin d’être rare : elle composerait plus de 84% de la matière de l’univers. Mais elle demeure encore insaisissable. Les physiciens supposent qu’elle pourrait être composée de particules encore inconnues, et en on modélisé certaines. Les candidates les plus plausibles pour eux sont de deux types :
  • Les WIMPS, pour “weakly interacting massive particles” (particules massives interagissant faiblement).
  • Les axions, particules à très faible masse
Mais malgré toutes les tentatives, jusqu’ici, WIMPS et axions n’ont pas pu être détectés. En outre, ils ne sont pas les seuls concurrents dans la course à la matière sombre, et d’autres modèles existent pour expliquer son existence. Aujourd’hui, la nouveauté vient de la NASA. Alexander Kashlinsky, astrophysicien au Goddard Space Flight Center, suggère en effet dans une étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters que la matière sombre en question pourrait être composée de trous noirs. Et pas n’importe quels trous noirs : ceux qui se seraient formés durant les premières fractions de seconde de l’existence de l’univers, les trous noirs dits “primordiaux”. La théorie d’Alexander Kashlinsky est que toutes les galaxies, la nôtre comprise, sont entourées d’une énorme sphère de trous noirs, chacun ayant environ 30 fois la masse de notre Soleil. La détection d’ondes gravitationnelles par les observatoires LIGO en février ainsi que nos connaissances du fond diffus cosmologique, ce rayonnement fossile des débuts de l’univers, ont permis à Alexander Kashlinsky de bâtir cette nouvelle théorie. En remontant aux premières sources à avoir illuminé l’univers, son équipe en a déduit que les trous noirs primordiaux devaient avoir été particulièrement nombreux. Et leur masse correspondrait à celle des deux trous noirs dont la collision, sous forme d’ondes gravitationnelles, a été enregistrée par LIGO. “Les trous noirs primordiaux pourraient avoir des propriétés très similaires à ce que LIGO a détecté“, explique Alexander Kashlinsky. “Si l’on suppose que c’est le cas, nous pouvons regarder les conséquences que cela a sur notre compréhension de l’évolution du cosmos“. Kashlinsky et son équipe ont donc analysé ce qui se serait passé sir la matière noire était composée d’une population de trous noirs similaires à ceux détectés par LIGO, et notamment leur distribution dans l’univers lorsque les premières étoiles ont commencé à se former. A ce moment-là, les trous noirs primordiaux auraient commencé à capturer un peu des poches de gaz, berceau des premières étoiles, en émettant des rayons X qui correspondent à certaines observations effectuées aujourd’hui sur le rayonnement fossile de l’univers. La théorie de Kashlinsky pourrait être vérifiée grâce aux progrès de l’astronomie gravitationnelle, dont LIGO a donné le coup d’envoi. Si les trous noirs primordiaux sont effectivement nombreux et autour de toutes les galaxies, la fusion de deux d’entre eux ne devrait pas être un événement rare, et nous pourrions alors en détecter d’autres. “Les futures sessions d’observation de LIGO nous en diront davantage sur la population de trous noirs dans l’univers, et il ne faudra pas beaucoup de temps pour que nous sachions si le scénario que j’ai dessiné est corroboré ou exclu“, affirme Alexander Kashlinsky. S’il a raison, cela marquerait donc la fin d’une quête de mystérieuses particules, et le début d’une tentative de cartographie de trous noirs à grande échelle. Et après tout, que la matière sombre soit composée de trous noirs, ce serait assez poétique… Crédit image : Un trou noir (simulation) de dix masses solaires depuis un point de vue situé à une distance de 600kms. En arrière plan la Voix Lactée (ouverture focale horizontale de la caméra 90°). (Ute Kraus, Physics education group Kraus, Universität Hildesheim, Space Time Travel, (image de la Voie Lactée: Axel Mellinger), via Wikimedia Commons) Continue reading

Einstein et la physique quantique

  Dossier publié dans l’épisode 259 de Podcast Science.   En fait l’idée de cet épisode m’est venue après avoir lu sur internet une énième fois : “Einstein ne croyait pas à la physique quantique”. La preuve ? Sa célèbre citation : “Dieu ne joue pas aux dés”. Et c’est vrai que moi aussi j’ai longtemps […]
Continue reading