Comment produit-on l’électricité ? (Partie I)

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Nous allons poursuivre aujourd’hui notre périple dans le monde de l’électricité et du magnétisme en t’expliquant comment on peut faire naître un courant électrique… Cette fois-ci il va s’agir d’électricité pouvant être utilisée pour faire fonctionner un appareil. Crois-tu être capable d’en fabriquer toi-même pour faire briller une ampoule par …
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Pourquoi est-il impossible de se sortir d’un trou noir ? (2/2)

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La semaine dernière, je vous ai montré (dans ce billet) comment on pouvait appréhender la notion de trou noir rien qu’en utilisant des concepts de physique de lycée; notamment qu’on pouvait voir un trou noir comme un astre dont la vitesse de libération est supérieure à celle de la lumière. Et pourtant cette façon de […]

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Question à un médiateur, le jeu radio

Question à un médiateur, un jeu radio après les Lectures atomiques à la Médiathèque Zola de Montpellier le samedi 4 octobre à 16h. Est-ce que vous savez ce qu’est le numéro atomique ? Qui est Ernest Rutherford ? Comment ça marche le nucléaire ? L’équipe d’Atome Hôtel fera son maximum pour vous répondre, malgré de lourdes […]

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Pourquoi est-il impossible de se sortir d’un trou noir ? (1/2)

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Le concept de trou noir a de quoi heurter notre sens commun. Une région de l’espace dont rien ne pourrait s’échapper, même pas la lumière ? Difficile à envisager, n’est-ce pas ? Et si on imaginait aller dans un trou noir avec une fusée équipée d’un moteur hyper-méga-supra-giga-puissant ? Est-ce qu’on ne pourrait quand même […]

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"C’est scientifique", Round 3: Critique de l’inductivisme

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Alors voilà… tout commence par une histoire de dinde logicienne inductiviste (voir billet précédent)Sitôt arrivée à la ferme, cette dinde remarque et note qu’elle est nourrie tous les jours à 9h. Cependant, elle ne peut encore rien conclure et donc élaborer aucune loi. En bonne inductiviste, cette dinde va donc faire varier les conditions “d’expérimentation”: Quand il pleut, quand il fait beau, le lundi, le dimanche, etc … Dans toutes les situations notre dinde est bien nourrie à 9h tous les jours. Fruit d’un travail de prise de notes acharné, notre dinde inductiviste peut alors maintenant conclure qu’elle sera nourrie tous les jours à 9h. 

Hélas, le destin est parfois cruel, notre dinde inductiviste est décapitée la veille de Thanksgiving.



Un problème de logique pure …

Ce célèbre exemple, qui illustre parfaitement le premier problème rencontré par l’inductivisme dit “naïf”, est mis en scène par Bertrand Russel (1872-1970). Vous l’avez compris, aujourd’hui nous allons parler de quelques unes des difficultés rencontrées par l’inductivisme. Vous savez, l’inductivisme est cette forme de pensée selon laquelle une loi générale (on parle d’énoncé général) peut être formulée pour peu qu’on l’observe un grand nombre de fois (ce sont les énoncés particuliers) dans plusieurs situations différentes (voir billet précédent). Plus simplement: Si j’observe beaucoup de corbeaux noirs dans plusieurs endroits différents, alors je peux raisonnablement conclure que “tous les corbeaux sont noirs” (1). Certes … tous les corbeaux sont noirs … jusqu’à ce qu’on en observe un blanc! Comme le dirait la dinde inductiviste de Russel, jusqu’à ce que je me fasse décapiter la veille de Thanksgiving! Cela nous révèle le point le plus important: L’inductivisme n’est pas logique! Dit dans d’autres termes: Contrairement au syllogisme aristotélicien (tous les Hommes sont mortels, Socrate est un Homme, donc Socrate est mortel), même si les prémisses sont vraies, la conclusion peut être erronée. La dinde inductiviste en a fait le gout amer!
Et oui …. un corbeau blanc!
Observation ou théorie?

Laissons la pure logique de côté, et allons nous aventurer à la limite de la métaphysique (pas de charabia incompréhensible, je vous rassure!). Comment la dinde inductiviste a procédé pour élaborer sa loi sur le nourrissage? L’inductiviste naïf nous répond de but en blanc qu’elle a commencé par récolter des faits, des observations. C’est là un des points les plus importants de l’inductivisme: La connaissance débute toujours par l’observation. L’observation n’est que le point de départ pour construire une théorie. Ici, le scientifique inductiviste ne fait que questionner la Nature, dénué de tout formalisme théorique sous-jacent. Bien évidemment, cette position est intenable. En effet, si tel était le cas, comment le scientifique sait quels faits sont importants à prendre en compte? Quand le physicien fait une expérience dans son laboratoire, doit-il aussi prendre en compte les dimensions de la pièce? Son état d’esprit au moment de l’expérience? Le temps qu’il fait dehors? Le nombre et le poids de chaque grain de sable du Sahara? Bien sûr que non. Carl. G. Hempel (1905-1997) enfonce le clou en disant qu’une telle entreprise de la Science serait tout simplement impossible à mettre en œuvre (logiquement impossible … car toute mesure devient un fait elle-même, et nous tombons dans une boucle infinie).  Mais alors? Si le scientifique fait déjà une présélection des faits à regarder (de la portion de Nature à interroger), n’a t-il pas théorisé l’expérience? L’expérience n’existe-t-elle pas déjà dans son esprit avant l’observation pure? Allons plus loin: L’expérience existerait-elle sans la théorie? Les choses utilisées dans n’importe quel expérience ne sont-elle pas des concepts (2) en soit (concept pris dans le sens traduction d’une pensée)?

A cette question, Pierre Duhem (1861-1916) nous dit que les énoncés d’observations “ne sont nullement l’exposition pure et simple de certains phénomènes; ce sont des énoncés abstraits, auxquels vous ne pouvez attacher aucun sens si vous ne connaissez pas les théories sous-jacentes“. Tout est dit: La théorisation est bel est bien le point de départ de la connaissance. Dit autrement, il n’existe pas de faits bruts. Willard van OrmanQuine (1908-2000) parle de “theory-laden“. Théorie et observations sont complètement imbriquées l’un dans l’autre. Or, si la connaissance représente ce que je sais et j’observe du monde qui m’entoure … cela veut logiquement dire que le monde qui m’entoure change avec les théories qui m’entourent! Le passage de la théorie de Newton à celle d’Einstein en est un des exemples les plus flagrants. La masse est une propriété intrinsèque des objets chez Newton alors qu’elle est relative à la vitesse chez Einstein. En clair la masse n’est pas la même chose avant et après Einstein. Attention, cela ne veut absolument pas dire que la théorie de Newton est fausse, et celle d’Einstein juste! Cela veut dire que le monde qu’elles décrivent n’est pas le même. Ce n’est pas l’explication du fait qui change, c’est le fait lui même. Il n’est pas extravagant que de dire que le monde a littéralement changé après le début du XXe siècle (relativité générale). Le monde des idées a certes changé, mais aussi celui de l’expérience sensible, de l’observation (concernant la masse).



Le caractère vertigineux de cette conclusion est effrayant … en effet, quelle est la dépendance véritable de la réalité à la théorisation humaine? Le photon existait-il avant d’être théorisé? L’observation a-t-elle un sens si personne n’est là pour l’observer (3)? Ce rapport étroit entre sujet et objet a toujours été une des questions les plus importantes de la philosophie ….. que nous verrons au prochain billet épistémo!


(1): Au passage, il est logiquement valide que trouver une vache blanche renforce l’affirmation que tous les corbeaux sont noirs. Hempel est l’auteur de ce célèbre paradoxe.

(2): A ce sujet, la physique des particules en est un exemple flagrant depuis plus d’un siècle. Chaque particule a d’abord été théorisée avant d’être “découverte”. Les guillemets sont employés ici à juste titre.

(3): Cette interrogation philosophique a connu un point d’orgue avec l’avènement de la physique quantique et la controverse Einstein – Bohr (finalement “gagnée” par Bohr avec l’interprétation de Copenhague).

Quelques lectures :

Épistémologie et histoire des sciences. Sous la direction de Solange Gonzalez. CNED, collectif.

Alan Chalmers, Qu’est-ce que la science ? : Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend, Le Livre de Poche, coll. « Biblio essais », Paris, 1987

Histoire et Philosophie des sciences. Sous la direction de T. Lepeltier. Edition Sciences Humaines.

Pierre Duhem, La Théorie physique. Son objet, sa structure, 1906 (réimp. Vrin, 2007).

Willard Van Orman QuineDeux dogmes de l’empirisme. Une attaque en règle contre l’empirisme logique de Vienne de 27 pages. A lire absolument ici.

Un blog que j’ai découvert au hasard, d’un doctorant en philosophie des sciences, très bien fait et surtout bien fourni : un grain de sable.

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Expérience avec des céréales qui flottent puis coulent…

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Aujourd’hui, on te propose une nouvelle expérience rigolote, avec quelques céréales et un verre de boisson gazeuse* (limonade) qui va illustrer le principe du sous-marin qui se déplace sous l’eau (voir un précédent article). *NB : on parle de boisson gazeuse, mais en fait il s’agit bien d’un liquide chargé …
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La météo du système solaire. Épisode 2 : Jupiter et Saturne

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Résumé de l’épisode précédent, consacré à Mercure, Vénus et Mars : la météo ailleurs est vraiment pourrie, on est bien sur Terre, sauf à Paris. Je poursuis aujourd’hui avec la météo de deux "géantes gazeuses", ces planètes énormes qui gravitent loin du Soleil. Et autant vous le dire tout de suite : c’est pas vraiment mieux. Si vous passez vos vacances dans le coin, c’est l’occasion de tester
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