Voyage d’un bonnet rouge

Aujourd’hui, direction le Paris révolutionnaire! Enfin… C’était un autre siècle, un autre millénaire. La prison de la Bastille, détruite en 1789, tout comme le bonnet rouge phrygien en sont les symboles. Nous sommes bien dans le 11ème arrondissement, qui fut … Lire la suite

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Objets connectés : allons-nous tous devenir idiots ?

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On connaissait l’armure d’Iron Man qui mesure tous ses paramètres vitaux (et lui permet de voler, ça en jette), le Multipass électronique de Lilou Dallas dans le 5e Element (« Lilou Dallas Multipaaaaaaass »), ou encore l’analyse de sang à distance dans Star Wars, la menace fantôme. Aujourd’hui, tous ces objets ne font (presque) plus partie du […] Cet article Objets connectés : allons-nous tous devenir idiots ? est apparu en premier sur Le Globserver. Continue reading

Couper la branche…

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Pelican
…sur laquelle on est assis ! Ou sur laquelle sont assis les pélicans. On était contents de nos Pélicans Blancs (Pelecanus onocrotalus) à l’entrée de l’Ecole Belge de Kigali, on en parlait sur un blog ou l’autre, on en prenait de belles photos que voici : Depuis que les nids d’un arbre de l’autre côté […] Cet article Couper la branche… est apparu en premier sur De la science sauvage pour des cerveaux en ébullition. Continue reading

‘Genetic Me’ primé au festival de films Pariscience

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yeah
Pariscience, festival international du film scientifique, a fêté sa première décennie il y a quelques jours. Amis parisiens, vous avez peut-être eu l’occasion de voir l’un des nombreux films scientifiques diffusés gratuitement au Muséum National d’Histoire Naturelle – petits chanceux ! Si le cru 2014 était à la hauteur de mes …
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Le Prix Nobel de Physique pour Vera Rubin, Parti Pris!

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Vera Cooper Rubin '48
Chers Académiciens des Sciences du Royaume de Suède,

Mardi 7 octobre, après-demain, aura lieu l’annonce du ou des lauréats du Prix Nobel de Physique pour l’année 2014. Mesdames et Messieurs les Académiciens des Sciences de Suède, je sors de ma réserve pour vous proposer, ou vous suggérer, voire vous inciter, pour ne pas dire vous implorer de considérer le cas d’une chercheuse qui mérite amplement de se voir attribuer ce fameux Prix. Je veux parler de madame Vera Rubin, aujourd’hui âgée de 86 ans.
Vera Rubin en 1948 (20 ans) à Vassar College
(Vassar Archive)
J’estime que les travaux de Vera Rubin sur la découverte d’une anomalie majeure de la dynamique des galaxies en 1970 et qui a mené des milliers de physiciens et d’astrophysiciens de par le monde depuis lors à étudier quelle pourrait être la raison d’une telle anomalie, appelée existence de matière noire, est une découverte majeure, au même titre que le fut la découverte de l’anomalie de la vitesse d’expansion cosmique mise à jour par Saul Perlsmutter, Brian Schmidt et Adam Riess en 1998 et pour laquelle vous leur avez décerné le Prix Nobel de Physique en 2011.
Faut-il rappeler que la nature du phénomène à l’origine de cette expansion accélérée de l’Univers, attribuée à une “énergie noire”, n’a pourtant encore jamais été déterminé, pas plus que celle à l’origine de l’anomalie de la dynamique des galaxies, la “matière noire”, découverte par Vera Rubin, ces deux concepts fondant pourtant le paradigme actuel en astrophysique et en cosmologie? Il est même assez aisé de prédire que l’impact de l’existence d’une matière invisible est plus important sur notre vision de l’Univers que ne pourrait l’être celui de la présence d’une énergie du vide.
Vera Rubin installant un spectrographe sur le 84 pouces
du Kitt Peak en 1970 (DTM/Carnegie Institution)

Vous aurez sans doute également remarqué, chers académiciens, que Vera Rubin est une femme. Et nous aurons aussi remarqué, nous, que vous ou vos prédécesseurs, depuis 1901, n’avez décerné le prix Nobel de Physique que deux fois à des femmes : une première fois en 1903 à Marie Curie (pour 1/4 du prix, partagé à la fois avec son époux Pierre Curie et avec Henri Becquerel), puis en 1963 à Maria Goeppert Mayer, à nouveau pour 1/4 du prix, partagé avec deux hommes. Etant donné la valeur des travaux scientifiques de Vera Rubin, rare femme ayant réussi a percer dans le milieu très très masculin (pour ne pas dire plus) de l’astrophysique aux Etats-Unis à la fin des années 1950, et ne pouvant pas croire que vous attendiez 2023 pour décerner un nouveau Nobel de Physique à une représentante de la moitié de l’humanité, fusse pour un quart du prix, vous vous honoreriez à décerner cette année le prix Nobel à cette astrophysicienne hors du commun qui a su convaincre ses pairs par ses travaux extrêmement novateurs à une époque où être une femme était tout sauf une aide dans le monde académique.

Vera Rubin vers 2010
(Michael A. Stecker)
Vera Rubin a suivi ses études a Vassar College dans l’Etat de New York, où elle prit goût à l’astronomie à la fin des années 1940. Elle poursuivit ses études supérieures là où les femmes étaient acceptées, ce fut à Cornell University, où elle eut la chance d’avoir pour professeurs des physiciens de talent, futurs nobélisés (Richard Feynman (1965) ou Hans Bethe (1967)). Elle poursuivit sa thèse de doctorat sous la direction d’un autre physicien déjà nobélisé, George Gamow (1946).
Le résultat de son travail de thèse, en 1954, consacré à l’étude des galaxies, fut déjà révolutionnaire, lorsqu’elle proposa que les galaxies se rassemblaient en vastes amas, un concept qui fut admis seulement vingt ans plus tard par la communauté scientifique. Ce n’est qu’en 1965 que Vera Rubin put être la première femme à pouvoir accéder au télescope du Mont Palomar, jusqu’alors réservé aux hommes…
Mesdames et messieurs les académiciens suédois, si ce n’est pour l’ensemble de ses travaux sur les galaxies, vous vous enorgueilliriez d’offrir le prix Nobel de Physique à Vera Rubin pour ses travaux sans précédents sur l’étude de la rotation des galaxies, qu’elle mena durant toutes les années soixante et soixante-dix et qui la menèrent à imposer observationnellement l’idée de l’existence d’une masse invisible à l’origine des fortes anomalies systématiquement  observées sur des milliers de galaxies.
Mesdames et messieurs les académiciens, vous avez attendu seulement 13 ans pour récompenser l’observation d’une anomalie de l’expansion de l’Univers, dont l’origine est totalement inconnue. Qu’attendez-vous pour récompenser l’observation de l’anomalie de la rotation des galaxies, vieille de plus de 45 ans, et de source tout aussi inconnue, mais pourtant fondamentale aujourd’hui en cosmologie ? Qu’attendez-vous donc pour récompenser le travail d’une femme, astrophysicienne ?
Mesdames et messieurs les académiciens, il se fait tard, et si jamais le nom de Vera Rubin ne vous inspirait pas, vous pourriez avantageusement vous tourner vers celui de Jocelyn Bell (71 ans), découvreuse en 1967 du premier pulsar, et dont vous ou vos prédécesseurs avez honteusement attribué la découverte et le prix Nobel en 1974 à celui qui n’était que son directeur de thèse et cosignataire des travaux…

Avec tous mes respects,


http://drericsimon.blogspot.com
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