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Sténopés en Citrouille

C’est bientôt Halloween, et nous allons voir peut-être des citrouilles décorées pour l’occasion. En creusant et en sculptant les citrouilles, on peut la faire ressembler à une tête, et si on met une bougie à l’intérieur, on obtient une sorte de lampion, qui peut filer un peu les chocottes: Certains …
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Euro Evo Devo – Vienna – Videos

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Dans la série des chantiers perpétuels comme ma série sur mes vacances en Australie, j’avais commencé à décrire mes impressions et observations du meeting Euro Evo Devo qui s’est tenu à Vienne cet été… puis laissé la série à l’abandon après avoir décrit quelques posters. Heureusement pour moi, voici l’occasion de combler un peu le vide en vous… Lire Euro Evo Devo – Vienna – Videos Continue reading

Un chercheur dénonce l’inutilité de nombreux travaux scientifiques

Le chercheur américain John Ioannidis, professeur à Stanford, aime depuis quelques années lancer de bons gros pavés dans la mare de la science et en particulier dans celle de la biomédecine. En 2005, dans un article publié par PLoS Medicine et … Continuer la lecture

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Les déchets de whisky, un carburant d’avenir ?

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800px-Glenmorangie_Brennblasen.jpgDemain, vous roulerez peut-être au whisky plutôt qu’au pétrole. Pour rassurer à la fois la Prévention Routière et les amateurs de scotch, il ne s’agit ni d’évoquer l’alcoolisme au volant ni de verser un pur malt 15 ans d’âge dans le réservoir de nos automobiles, mais bien d’utiliser les sous-produits de fabrication du whisky afin de les transformer en carburant. L’idée vient d’Ecosse, bien sûr. Pour mieux comprendre son intérêt, il faut aborder rapidement le processus de fabrication du whisky (très bien détaillé en français sur le site de l’université d’Edimbourg). Pour fabriquer du whisky, donc, vous avez besoin de très peu de matières premières : de l’eau, de la levure, et une céréale, généralement de l’orge. Seuls 10% de tout cela finissent en whisky. Entre le brassage, la fermentation et la distillation, on se retrouve avec des tonnes de sous-produits qui sont aujourd’hui utilisés soit comme nourriture (de mauvaise qualité) pour animaux, soit répandus dans les champs, soit rejetés à la mer. Chaque année, ce sont ainsi 500 000 tonnes de résidus solides et 1,6 milliards de litres de liquide partiellement fermenté qui sortent ainsi des distilleries. Ce sont ces sous-produits que compte utiliser la start-up Celtic Renewables pour son projet, qui fait l’objet d’un article détaillé dans la revue Chemical & Engineering News. Cette société a recyclé un ancien procédé de fabrication de produits chimiques à partir de sucres et de mélasses pour transformer les déchets de whisky en acétonebutanol et éthanol. La recette a un siècle, mais apparemment elle est toujours efficace. Le butanol et l’éthanol peuvent ensuite être utilisés comme biocarburants. Au mois de juin, Celtic Renewables a signé un partenariat avec une usine pilote de biotechnologies basée à Ghent, en Belgique : Bio Base Europe Pilot Plant, afin de tester ses procédés, ce qui a été possible grâce à une levée de fonds de 1,2 millions de livres, dont 800 000 du gouvernement britannique. Les résidus utilisés par Celtic Renewables “n’ont pas de valeur commerciale, et dans un contexte moderne ils représentent un problème d’élimination des déchets”, explique son président, Martin Tangney, qui voit donc là une opportunité “d’utiliser ce que nous avons en abondance”. Il faut en effet préciser que le whisky écossais, avec une production de 96 millions de caisses par an, représente une manne pour l’économie britannique, générant 4,3 milliards de livres d’excédent pour le commerce extérieur, et représentant un milliard de livres en taxes pour le budget du Royaume-Uni. Si tout se passe bien dans l’usine pilote, la prochaine étape pour Celtic Renewables sera le passage à une production industrielle. Aussi, qui sait, dans quelques années, votre prochaine voiture roulera peut-être aux résidus de whisky écossais…   Crédit photo : la distillerie de Glenmorangie (Hajotthu via Wikimedia Commons)

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L’actu de la semaine (29 octobre 2014)

Dans l’actu, cette semaine, la grosse nouvelle c’est quand même que le Globserver est shortlisté pour le Golden Blog Award de la catégorie Science. YOUHOUUUUUU ! Autrement : une navette de la NASA a explosé, le plastique tue 1,5 millions d’animaux par an, Fukushima fuit de partout, le cacao rend intelligent et les robots prennent […] Cet article L’actu de la semaine (29 octobre 2014) est apparu en premier sur Le Globserver. Continue reading

Quand ça craque ! (partie I)

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En cette semaine spéciale Halloween, nous allons parler des craquements ! Dans de nombreux films, les bruitages utilisés pour suggérer l’horreur et susciter l’angoisse ne laissent pas de côté les craquements. Il y a bien sûr le craquement du bois dans une maison la nuit mais également les craquements d’os qui évoquent …
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La Naissance des Etoiles Mieux Comprise

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Une étoile naît au sein d’un nuage de gaz et de poussières dont elle va se composer. C’est aussi ce nuage de gaz et de poussières qui donnera naissance à tous les petits corps (solides ou gazeux) qui se retrouveront en orbite autour de la jeune étoile.


L’accumulation de matière qui va provoquer l’allumage de réactions de fusion nucléaire signant officiellement  la naissance de l’étoile a lieu par attraction gravitationnelle. Une fois cette petite masse devenue étoile, elle va continuer à absorber de la matière de son cocon gazeux pour grossir jusqu’à atteindre sa taille définitive, en formant autour d’elle un disque d’accrétion. Et ce processus de grossissement est extrêmement efficace, tellement efficace même qu’on ne comprend pas pourquoi. Depuis quelques années des astrophysiciens théoriciens ont émis l’idée que ce processus d’accrétion de matière par des étoiles jeunes pouvait être induit et accéléré par l’action de champs magnétiques. Mais malheureusement, jusqu’à aujourd’hui aucune observation directe de la présence de champs magnétiques au sein de disques d’accrétion d’étoiles jeunes n’avait pu être effectuée.

Disques de gaz et de poussières (en sombre) entourant des étoiles naissantes dans la nébuleuse d’Orion.
La poussière dans les disques, entourés par du gaz chaud de la nébuleuse les fait apparaître sombres dans le visible.
(Mark McCughrean (Max-Planck–Inst. Astron.); C. Robert O’Dell (Rice Univ.); NASA)
Vous l’aurez deviné, c’est désormais chose faite. Dans une étude parue en ligne il y a quelques jours dans la revue Nature, une équipe internationale animée par l’astronome Ian Stephens de l’Institute for Astrophysical Research à l’Université de Boston, montre comment ils sont parvenus à détecter des champs magnétiques dans de tels disques d’accrétion.

Le champ magnétique va agir presque exactement comme le ferait le phénomène de viscosité au sein du disque de matière, par un effet appelé l’instabilité rotationnelle magnétique. Si la matière dans le disque est confinée par des champs magnétiques, alors différentes régions du disque pourront être connectées entre elles par le biais du champ magnétique : des particules chargées (des ions) qui sont en rotation dans le disque à une certaine distance de l’étoile vont produire un champ magnétique, qui agira immédiatement sur toute particule chargée et donc sur le mouvement d’autres particules situées à une autre distance dans le disque, qui elles-mêmes produisent un champ magnétique par leur mouvement, qui se trouvera donc modifié indirectement par le mouvement des premières particules…
Un ion proche de l’étoile devrait se mouvoir plus vite sur son orbite qu’un ion plus éloigné, mais par cet effet d’instabilité rotationnelle magnétique, cet ion proche ralentira et inversement l’ion éloigné accélèrera, comme ce qui se passerait dans un milieu à forte viscosité, mais avec une efficacité bien meilleure.

Le réseau de radiotélescopes CARMA (CalTech, Berkeley University)
Pour mettre en évidence la présence de champs magnétiques, Stephens et ses collègues ont étudié la polarisation de la lumière qu’ils ont observée grâce au réseau de radiotélescopes californien Combined Array for Research in Millimeter-wave Astronomy (CARMA). 
Le fait que la lumière provenant des grains de poussière présents dans les disques protoplanétaires peut se trouver polarisée par un champ magnétique vient du fait que ces grains sont le plus souvent non pas sphériques mais de forme oblongue et tournent sur eux-mêmes. Et comme ils ont de plus une charge électrique non-nulle, ils alignent alors leur grand-axe orthogonalement aux lignes de champ magnétique. La conséquence en est une polarisation de leur émission de lumière. 
Si tous les grains de poussière dans un disque d’accrétion avaient un alignement aléatoire les uns par rapport aux autres, on ne percevrait aucune polarisation dans leur émission totale, mais si la grande majorité d’entre eux sont alignés par la présence d’un champ magnétique, alors l’émission moyenne apparaît polarisée. Et c’est ce qu’ont observé Stephens et al. en scrutant la jeune étoile HL Tau. Les auteurs sont même parvenus à cartographier le disque d’accrétion de HL Tau en mesurant la polarisation dans différentes zones de ce disque.

Ce résultat est très intéressant car il permet d’avancer sur cette question épineuse du moteur des disques d’accrétion. Mais, comme tout beau résultat qui se respecte, il soulève aussi des questions : les modèles théoriques indiquent que les lignes de champs magnétiques devraient s’enrouler autour de l’étoile en suivant le mouvement de la matière formant le disque d’accrétion, or, Stephens et al. trouvent dans HL tau des champs magnétiques qui semblent tous pointer vers la même direction… Aucune réponse n’a pu être apportée pour expliquer cette observation.

De nouvelles investigations seront encore nécessaires sur ce champ de recherches, certes mieux compris, mais qui reste encore incomplet. L’utilisation du grand réseau de radiotélescopes ALMA devrait être très utile dans cette quête dans les années qui viennent.

Référence :

Spatially resolved magnetic field structure in the disk of a T Tauri star
I.Stephens et al.
Nature, Published online 22 October 2014
http://drericsimon.blogspot.com
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