Archive for août, 2010

Gaz de schiste : les conseils des experts indépendants

Avant que l’industrie gazière n’entame sa «tournée d’information» et que Québec ne demande l’avis de la population par le biais de «consultations publiques», je vous conseille d’aller faire un petit tour chez nos voisins du sud où le débat sur les gaz de schiste est passablement plus avancé qu’ici. Gros avantage : vous y trouverez de l’information objective.

Je vous conseille notamment le rapport The future of natural gas (pdf en anglais)  publié plus tôt cette année par une équipe de chercheurs du MIT Energy Initiative formée de spécialistes en chimie, génie, économie, politiques environnementales et environnement.

Voici la principale conclusion de ces chercheurs indépendants quant aux impacts environnementaux de l’exploitation des gaz de schiste:

Les impacts environnementaux du développement du gaz de schiste sont gérables, mais posent des défis. Les plus grands défis concernent la gestion de l’eau, en particulier l’élimination perfomante des fruides de fracturation.

Cette question est particulièrement préoccupante dans les régions qui n’ont jamais connu de développement gazier et pétrolier de grande envergure.

Il est essentiel que les grandes compagnies comme les petites adoptent les meilleures pratiques de l’industrie, que la fourniture et le traitement de l’eau soient coordonnées à l’échelle régionale et que des méthodes améliorées soient développées pour recycler les fluides de fracturation récupérés.

Autrement dit, l’exploitation des gaz de schiste doit être encadrée de très très près et rendue plus performante dans sa gestion de l’eau si on ne veut pas qu’elle tourne au désastre.

 

Les chercheurs conseillent au gouvernement américain trois pistes d’action pour satisfaire les «préoccupations légitimes de la population concernant les impacts environnementaux»:

- il faut accroître très largement la recherche publique dans ce domaine, en finançant des programmes d’envergure visant à mieux connaître les schistes et l’environnement souterrain, à diminuer les quantités d’eau utilisées et à développer des technologies efficaces de recyclage de l’eau;

- le United States Geological Survey doit accélérer le développement d’une méthodologie efficace pour qualifier les ressources;

- l’industrie et les différents paliers de gouvernements doivent collaborer pour minimiser les impacts environnementaux par la recherche et la réglementation, et ce en toute transparence. Les schémas d’utilisation de l’eau et les composants utilisés dans les liquides de fracturation doivent être rendus publics.

Les mêmes conseils sont probablement valables au Québec. Le gouvernement aura-t-il la sagesse – et les moyens – de les écouter ?

Sélection naturelle des alcooliques ?

Ma tweetline gazouille d’une nouvelle apparemment amusante : cet article de Times Magazine relate(rait) que les grands buveurs vivent plus longtemps que ceux qui ne boivent pas – le mieux pour l’espérance de vie étant de boire seulement un peu.

En fait, quand on regarde (un peu) dans le détail, les choses paraissent un peu plus complexes. L’étude a été faite en regardant les taux de mortalité d’hommes entre 55 et 65 ans en fonction de leur consommation d’alcool. Or, il me semble qu’il y a un biais relativement évident : pour disposer d’un échantillon de gros buveurs âgé d’au moins 55 ans, il faut de facto qu’ils aient survécu jusque 55 ans. Mais, si statistiquement les maladies et problèmes liés à l’alcool emportent certains patients plus fragiles avant l’âge de 55 ans, il est normal que le groupe “témoin” ait un taux de mortalité plus élevé.

Imaginons par exemple la situation suivante : considérons une sous-population ayant un risque naturel de rupture d’anévrisme, très amplifié par l’alcool consommé 55 ans. Un gros buveur de cette population serait alors quasiment à coup sûr emporté par un anévrisme jeune alors qu’une personne sobre parviendrait à l’âge de 55 ans. Résultat : la population de 100 gros buveurs à 55 ans est “écrémée” de ses personnes ayant un risque d’anévrisme, alors que la population sobre compterait plusieurs personnes “à risque”, naturellement davantage exposée au risque d’anévrisme et donc ayant un taux de mortalité plus élevé.

Autrement dit, en ne regardant la statistique de mortalité des gros buveurs après 55 ans, on regarde peut-être une population sur laquelle on a en quelque sorte “sélectionné” artificiellement une certaine résistance physique (ou autre) par rapport à une population normale. Cela ne veut pas du tout dire qu’il est bon de boire, cela veut dire que si vous buvez beaucoup et vivez vieux, c’est en réalité une bonne indication que l’alcool ne vous fait pas grand chose ou que vous avez une bonne constitution. D’ailleurs, on peut presque argumenter que plus la substance est dangereuse, plus le fait de sélectionner de gros consommateurs va naturellement éliminer de la population les personnes les plus fragiles, et donc plus le taux de mortalité des survivants parmi les gros consommateurs de cette substance sera faible par rapport au taux de mortalité normal (ce qu’on voit donc pour l’alcool). Un constat qui me rappelle cette boutade de Jean-Paul Fitoussi (que j’ai entendue moi-même mais qui bizarrement n’est pas tellement présente sur le web) :

Il a été scientifiquement démontré que, dans un pays ultralibéral, où l’Etat ne s’occupe absolument pas de l’économie, le plein emploi est assuré pour les survivants.

La bonne façon de faire une comparaison et de montrer un effet bénéfique (ou nuisible), c’est plutôt de comparer deux populations à la naissance et de voir comment l’effectif de chacune d’entre elles évolue avec le temps. Comme je doute que les auteurs de l’étude dont parle Time Magazine aient accès aux taux de mortalités des alcooliques avant 55 ans, je conclurai tout à fait différemment de nombreux tweetos et m’en tiendrai à une consommation d’alcool très modérée, de peur de m’auto contre-sélectionner ;) .

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Bientôt du blé transgénique ?

De grands changements s’annoncent peut-être dans la culture du blé, si l’on en croit deux études publiées cette semaine.

D’abord, une équipe de chercheurs britanniques menée par Neil Hall, de l’Université de Liverpool, a  annoncé jeudi avoir décodé 95 % du génome du blé en moins d’un an. Tout un exploit, quand on sait qu’il avait fallu près de 15 ans pour séquencer le génome humain… pourtant cinq fois plus petit que celui du blé !

Le blé est né il y a environ 10 000 ans, dans le croissant fertile, du croisement de plusieurs espèces de céréales sauvages appartenant aux genres Triticum et Aegilops. Depuis, son génome a évolué au gré de la domestication et de la sélection des espèces par les agriculteurs.

Résultat, le génome du blé compte 42 chromosomes présents chacun en six copies (on dit qu’il est hexaploïde). Pour avoir une idée de la complexité de chose, allez faire un tour sur ce site du Genoscope.

Ce génome est notamment beaucoup plus complexe que ceux du riz et du maïs, qui ont déjà été séquencés en 2002 et 2008, respectivement.

Cette semaine aussi, Robert Graybosch et C. James Peterson, deux chercheurs américains, publient dans Crop Science (pdf en anglais) une étude de l’évolution du rendement des cultures de blé dans les grandes plaines de l’Amérique du Nord entre 1959 et 2008.

Depuis que le blé est cultivé, les rendements n’ont cessé d’être améliorés par le croisement des espèces réalisé par les producteurs de semences. Entre les années 1920 et 1980, par exemple, on estime qu’un quart de l’accroissement des rendements des cultures de blé est lié à la sélection de cultivars plus productifs, le reste étant dû aux changements dans les techniques agricoles (dont la fertilisation).

Mais selon ces deux chercheurs, le potentiel d’amélioration génétique du blé (sans recours à des gènes d’autres plantes) s’épuise peu à peu. De 1959 à 1984, la sélection de meilleurs cultivars aurait fait augmenter les rendements de 1,1 % par an. Depuis, plus rien.

Nous aurions donc passé le «pic du blé» au delà duquel on ne peut plus améliorer cette céréale autrement qu’en jouant sur les conditions de culture.

Si elle se confirme, cette nouvelle n’a rien de rassurant, surtout si l’on ajoute à cela les impacts potentiellement négatifs des changements climatiques sur l’agriculture. Parlez-en aux Russes et aux Ukrainiens, qui ont décidé cette année de ne pas ou peu exporter leur blé à cause de la sécheresse.

La FAO ne voit pas de crise alimentaire à l’horizon, mais il ne faudrait pas que cela se reproduise trop souvent…

La grande question maintenant : est-ce que la publication du génome du blé va permettre aux sélectionneurs d’explorer plus à fond le potentiel d’amélioration génétique du blé pour trouver des de nouveaux cultivars plus productifs ou résistants mieux à la sécheresse ?

Ou est-ce qu’on va devoir passer au blé transgénique ? 

Réponse d’ici quelques années…

Un beau sujet de conversation pour votre prochain repas de pâtes ou de pizza…

Où l’on parle des animaux et de leurs crottes : L’éléphant coprophage

  Bon, je sens que là je suis prêt à pousser un peu le bouchon trop loin (paradoxal quand on s’apprête à parler de défécation…) Mais bon, je vous avais promis une collection de comportement coprophage, alors y’a pas de raisons que je vous cache ces images étranges sous prétexte que certaines âmes sensibles vont vomir sur leur clavier! Bref,... Lire Où l’on parle des animaux et de leurs crottes : L’éléphant coprophage

Le Dieu du cube

L'information vient de tomber. Et quand je dis "vient de tomber", je pense en fait "est tombé en juillet, mais j'ai pris mon temps pour réagir" : le nombre de Dieu est... 20 ! (Et non 42, ce qui est quelque peu décevant) La position [...]

Les Hydroliennes

Après les panneaux solaires et les éoliennes, les hydroliennes (ou turbines sous-marines) entrent dans la course aux énergies alternatives renouvelables.


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Le nouveau prototype AK-1000 de 1MW © ATLANTIS


Il y quelques semaines, la société ATLANTIS, un des leaders mondiaux en matière[...]

Namibie

A

Mines, gaz, pétrole : explorer ou pas ?

Je vous fais part aujourd’hui d’une phrase à méditer concernant l’avenir des ressources naturelles au Québec, que j’ai trouvée dans un document fort instructif publié cette semaine: les Actes du forum sur le développement minier en Abitibi-Témiscamingue, tenu en mars dernier à Rouyn-Noranda.

«La roche pouvant rapidement se transformer en minerai, il est risqué de soustraire un territoire donné aux activités d’exploration.»

Qu’en pensez-vous ? Faut-il interdire l’exploration minière, gazière ou pétrolière dans certaines parties du territoire et risquer de passer à côté de matières premières qui pourraient valoir des fortunes à un moment ou à un autre, ou tout explorer et décider après de ce qu’on fait ?

Il me semble que c’est une bonne question à se poser par les temps qui courent…

[Freaky Friday Parasite] Mes parasites sont les amis de mes amies les ascidies

Entre les humains et les Apicomplexés, on peut pas dire que ce soit l’amour fou… Ou plutôt si, on pourrait parler d’amour fusionnel unilatéral puisque les humains font partie des hôtes de choix de cette famille de parasites unicellulaires. Si ça peut vous consoler, sachez que nous ne sommes pas les seuls animaux à subir les méfaits des... Lire [Freaky Friday Parasite] Mes parasites sont les amis de mes amies les ascidies

Stem Cell reloaded

Retournement de situation dans la recherche sur les cellules souches aux Etats-Unis : le juge fédéral Royce C. Lamberth vient de rendre une décision de justice annulant la décision d’Obama d’autoriser de nouveau le financement par des fonds fédéraux de la recherche sur certaines cellules souches. Et le casse-tête continue …

Un petit historique s’impose tout d’abord. Le 9 Août 2001, Georges W Bush, alors Président des Etats-Unis, prononce un discours (disséqué par mes soins dans ce billet) encadrant fermement la recherche sur les cellules souches. On peut résumer le discours de Bush de la façon suivante : l’extraction de cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d’embryons. Ce qui ne sied guère à Bush, chrétien convaincu. A défaut de pouvoir interdire purement et simplement la destruction d’embryons, Bush prend la décision suivante : il sera interdit de détruire des embryons pour toute recherche financée directement ou indirectement par de l’argent public (fédéral).

L’impact d’une telle décision est colossal : la majeure partie du budget de nombreux labos provient en effet de fonds fédéraux (directement ou indirectement). Potentiellement, c’est l’arrêt de tout un pan de recherche financéee par des fonds publics, faute de pouvoir dériver de nouvelles cellules souches. Cependant, l’administration Bush autorise les recherches financées par l’état fédéral pour un type de cellules souches embryonnaires : celles dérivéees avant la décision du 9 Août 2001, dans la mesure où l’embryon a de facto déjà été détruit.

Pendant 8 ans, les chercheurs doivent gérer cette situation tant bien que mal. Certains décident de tenir deux labos en parallèle : l’un financé sur des fonds fédéraux, utilisant les lignées dérivéees avant le 9 Août 2001 autorisées par Bush, l’autre financé par des fonds privés, autorisé par conséquent à dériver des nouvelles lignées et à faire de recherche dessus.  On le devine, la situation n’était pas simple.

Fin 2008, Obama est élu. Début Mars 2009, Obama signe un “executive order” levant l’interdiction formulée par Georges Bush. Champagne dans les labos, qui peuvent de nouveau se servir de fonds fédéraux sur la seule base de la science et sans avoir à faire de la traçabilité fine de tout le financement. Cependant,  l’executive order d’Obama n’abolissait pas complètement la décision prise par Bush. A savoir il était toujours interdit de détruire des embryons sur fonds fédéraux. Mais l’ordre d’Obama autorisait les fonds fédéraux à financer les recherches à partir du moment où les cellules souches avaient été dérivées sur fonds privés avec consentement du donneur. On imagine donc la technique pour avoir de nouvelles cellules souches embryonnaires sous Obama :

  • on obtient d’abord le consentement du donneur
  • on extrait les cellules souches d’un embryon sur fonds privés
  • on peut ensuite faire de la recherche sur ces cellules sur fonds fédéraux

On reconnaît bien là une législation toute obamesque dans sa façon de marcher sur une ligne de crète très consensuelle.

Ordoncques, le juge Lamberth balaie maintenant cette fine distinction que faisait l’administration Obama entre destruction d’embryons (interdite sur les fonds publics) et utilisation de cellules souches issue de cette destruction (autorisée de nouveau par Obama).

If one step or ‘piece of research’ of an E.S.C. research project results in the destruction of an embryo, the entire project is precluded from receiving federal funding,

Si un projet de recherche sur les cellules souches nécessite la destruction d’un embryon, le projet entier ne doit pas recevoir de financement fédéral

Bref, Lamberth étend l’interdiction de financement fédéraux non seulement à la destruction des embryons, mais encore à l’utilisation faite des cellules souches issues des destructions. On comprend bien le côté “moral” de la décision dans la mesure où l’ordre d’Obama offrait les moyens légaux de détourner l’intention de Bush.

Si les choses en restent là, l’impact de la décision risque d’être dévastateur : formellement, il me semble que la décision du juge Lamberth devrait aussi s’appliquer aux lignées de cellules souches autorisées même sous Bush (puisqu’elles sont aussi issues de la destruction d’embryons). Bref, si cette nouvelle jurisprudence s’applique, c’est toute la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui devrait être maintenant financée sur fond privé. On peut prévoir des réactions massives dans les labos …

Trois points plus ou moins provocateurs pour finir :

  • Ironiquement, Lamberth a été nommé par Ronald Reagan, dont l’épouse, Nancy, s’était réjouie publiquement de la décision d’Obama -rappelons que Reagan est décédé des suites de la maladie d’Alzheimer
  • je garde en mémoire le problème de la “rentabilité” de la science, et il n’est pas clair pour moi que la recherche sur les applications médicales des cellules souches ne devrait pas en fait être majoritairement financée sur des fonds privés, dans la mesure où il y a très clairement un marché. Dit autrement : le médical relève-t-il de la recherche fondamentale ? Lorsque le public finance ces recherches (au détriment, par exemple, des recherches en embryologie), est-il vraiment dans son rôle ? Cela me frappe d’autant plus dans le domaine des cellules souches où il me semble qu’on est clairement à une étape de mise au point de “recettes” pour dériver/reprogrammer/soigner pour appliquer directement, bref, c’est l’idéee que je me fais de la R&D.
  • conmpte-tenu du flou artistique judiciaire qui risque de s’ensuivre, il n’est peut-être pas impossible qu’on assiste à terme à des délocalisations scientifiques. Le Chine et le Canada sont sûrement intéressés. (en France, on préfèrera investir dans ITER).

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  2. Cellules souches : la doctrine Bush A l’occasion de la levée de l’interdiction de recherche sur les cellules souches par Barack, je (re)découvre (via Balloon Juice) le discours de Bush dans lequel il a exposé sa doctrine sur le sujet. C’est un texte intéressant à lire qui mérite d’être commenté. My administration must decide whether to allow federal funds, your tax [...]...
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Gaz de schiste : la science d’abord

«Avant d’exploiter les gaz de schiste, des études scientifiques poussées sont nécessaires pour évaluer l’impact de cette activité sur l’utilisation des territoires ruraux, l’approvisionnement et la qualité de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre.»

Voilà ce qu’affirmait en mai dernier, dans une lettre ouverte (pdf) au gouvernement américain, le Council of Scientific Societies Presidents, qui regroupe les présidents de 62 sociétés savantes américaines comptant 1,4 million de scientifiques membres. 

Une mise en garde que la ministre des Resssources naturelles Nathalie Normandeau devrait lire de toute urgence.

Dans l’état actuel des connaissances, rien ne prouve que l’extraction de méthane par hydrofracturation de roches comme les schistes ne va pas, tout comme l’éthanol produit à partir du maïs, constituer une source d’énergie pire que le mal qu’elle est sensée remplacer, affirment les scientifiques.

«Voilà encore un exemple où la politique précède les études scientifiques adéquates», écrivent-ils.

Le gaz naturel est souvent présenté comme une énergie moins polluante que le charbon car il ne génère pas autant de gaz à effet de serre lors de sa combustion. Mais pour connaître son véritable impact sur l’environnement, on doit aussi tenir compte des GES émis lors de la production du gaz.

Et c’est là que le bilan pourrait sérieusement se gâter, si l’on en croit Robert Howarth, professeur d’écologie et de biologie environnementale à l’université Cornell, qui a tenté d’évaluer les émissions de GES engendrées par l’exploitation des gaz de schiste.

Son bilan (pdf) reste approximatif et n’a encore été publié dans aucune revue savante. Mais il fait froid dans le dos : si l’on tient compte des fuites de méthane susceptibles de se produire lors de l’extraction, alors le gaz naturel obtenu de cette manière génèrerait autant de GES que le charbon, et bien plus que le diesel ou l’essence !

 Le professeur a estimé ces fuites à 1,5 % de la quantité de gaz produite, en se basant sur les chiffres calculés par le Département américain de l’énergie et l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Comme le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, ces fuites auraient un impact majeur sur le bilan environnemental des gaz de schiste.

C’est un «pensez-y bien»…

Morphologic: Corail et Corallimorphe

    Cette fois-ci, pour véritablement observer les animaux à présenter dans cette session Morphologic, il faut accélérer le temps. C’est uniquement en time lapse qu’on peut se rendre compte (à l’instar des étoiles de mer) que certains animaux, d’abord assez stoïques, peuvent avoir des comportements insoupçonnés. Voici pour commencer, la vidéo... Lire Morphologic: Corail et Corallimorphe

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