Archive for juin, 2010

Quoi faire avec l’argent des médicaments génériques ?

Québec va payer moins cher ses médicaments génériques ce qui, d’après le ministre de la santé Yves Bolduc, va représenter des économies de 164 millions de dollars.

Quoi faire avec cet argent ? L’OCDE publie cette semaine son étude annuelle Éco-Santé sur les systèmes de santé de 31 pays, qui peut donner une idée des besoins à combler.

La page consacrée au Canada (pdf, malheureusement seulement en anglais alors que la page de la Belgique n’est, elle, qu’en français!) ne contient pas que des bonnes nouvelles.

Même si dans les 31 pays étudiés les coûts de santé ont tendance à peser de plus en plus lourd en proportion du PIB, le Canada est au dessus de la moyenne pour cet indicateur avec 10,4% du PIB qui va à la santé, contre 9% en moyenne dans l’OCDE.

Il y a pourtant moins de médecins par habitants (2,3 pour 1000 contre 3,2 pour 1000 en moyenne dans l’OCDE) et moins de lits d’hôpitaux (2,7 pour 1000 habitants contre 3,6 pour 1000 en moyenne).

Et beaucoup moins d’appareils de tomodensitométrie et d’imagerie par résonance magnétique : 6,7 IRM par million d’habitants contre 12,6 en moyenne, et 12,7 tomodensitomètres par million contre 23,8 en moyenne.

S’il s’en tient à cette analyse, le ministre Bolduc pourrait être tenté de profiter de l’argent des génériques pour combler une partie de ces retards.

Mais est-ce vraiment une bonne idée ? On peut se poser la question quand on arrive à la partie de l’analyse consacrée aux indicateurs de santé de la population (et quand on lit cet article à propos des dangers potentiels de la tomodensitométrie!)

Car à ce chapitre, le Canada s’en tire plutôt bien. Les Canadiens vivent par exemple un an de plus que la moyenne des habitants des pays de l’OCDE et le Canada est cité en exemple pour l’efficacité de ses stratégies de lutte anti-tabac.

Et si, plutôt que de réinvestir ces 164 millions dans le système de santé, on les consacrait à améliorer les conditions de vie de la population, en luttant contre la pauvreté ? Toutes les études des inégalités sociales de santé le prouvent : plus une population est riche, moins elle est malade.

Innovation: comment éliminer les cancres ?

L’Acfas, comme d’autres,  accueille positivement la nouvelle stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2010-2013 (SQRI) qui maintient l’objectif de consacrer 3% du PIB à la recherche malgré le contexte budgétaire difficile.

Mesure remarquée, la nomination d’un scientifique en chef pour le Québec, qui pilotera le nouveau Fonds Recherche Québec amené à remplacer les trois fonds subventionnaires (FQRNT, FRSQ et FQRSC),  abolis lors du dernier budget.

Pour l’instant, cette mesure a surtout pour effet de faire parler un peu de la stratégie (document pdf) sortie hier, à une date que les spécialistes en communication qualifieraient de bien choisie pour ne pas faire de remous.

Nommer un grand responsable de la science au sein du gouvernement semble a priori une bien bonne idée. À condition, toutefois, que cette personne soit bien choisie, qu’elle jouisse d’une grande crédibilité auprès des chercheurs et surtout qu’elle sache se faire entendre au sein du gouvernement.

Le premier scientifique en chef du Québec sera nommé à l’automne.

Outre la confirmation des cinq grands projets mobilisateurs annoncés lors du dernier budget, la SQRI explique comment le gouvernement du Québec compte s’attaquer au point faible numéro un du Québec : la piètre performance des entreprises en matière de R et D.

L’objectif est ambitieux: on veut «augmenter le nombre d’entreprises actives en recherche de près de 8 000 actuellement à 10 000 d’ici 2013.» Tout un défi!

Dans les faits, Québec semble surtout miser sur le démarrage de nouvelles entreprises pour atteindre cet objectif.

Mais comment va-t-on aider les cancres, ces centaines d’entreprises qui n’innovent d’aucune manière, et qui finiront probablement un jour ou l’autre par fermer boutique, écrasées par leurs concurrentes plus allumées ? Devrait-on les laisser mourir à petit feu? Ce serait injuste pour les gens qui y travaillent ! Et pourtant…

L’Observateur de l’OCDE consacre justement aujourd’hui un article à cette question  intitulé Innovation: stratégies intelligentes pour des reprises durables. On peut y lire que:

Il n’y a pas de solution miracle pour renforcer l’innovation. Le succès de l’action publique repose sur l’amélioration de la performance du système dans son ensemble et l’élimination des maillons faibles qui peuvent nuire aux résultats.

La SQRI va-t-elle éliminer le maillon faible du Québec ? Bilan dans trois ans.

Faut-il s’abstenir de toute forme d’alcool pendant l’allaitement ?

Docteur en chimie organique depuis 3 ans, prof agrégé en lycée depuis 3 ans, papa de 4 enfants, Tiano essaye de proposer sur son blog des articles de vulgarisation variés, depuis les dernières découvertes publiées dans Science ou Nature, jusqu’aux bulles de savon !

L’allaitement est important, voire très important pour la santé d’un nourrisson. Moins de gastro, un meilleur développement, etc… On ne compte plus les études montrant les intérêts du lait maternel. Lire la suite »

Changement climatique : Questions/Réponses

Le changement climatique fait aujourd'hui grand débat. Même si les mentalités changent, de nombreuses questions restent en suspend.Je vous fais donc passer la vidéo présente sur universcience.tv , où Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux, Ecole normale supérieure (Paris) et enseignant à Paris 6, discutent sur le débat climatique.Les deux hommes parlent des difficultés auxquelles fait face la science pour prévoir le changement et l'identifier, donnent quelques pistes avec des résultats d'études, et mettent en avant des idées de réponses concernant ce changement climatique.Voici donc un débat de spécialistes, adressé à tous !Le changement climatique contesté à tort ?Le changement climatique contesté à tort ?Avec Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux, Ecole normale supérieure (Paris).Débat en 3 parties accessibles dans MENU / chapitres.Réalisation : Sylvie AllonneauProduction : universcience 2010Pour aller plus loin, allez faire un tour sur le blog Prisme de tête !!

Séisme de L’Aquila: c’est la faute aux scientifiques!

Le procureur de L’Aquila, en Italie, a ouvert une enquête sur sept personnes, dont des scientifiques de l’Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, auxquelles il reproche de de ne pas avoir su prévoir le tremblement de terre qui a fait 308 morts dans la capitale des Abruzzes le 6 avril 2009.

Les sismologues pourraient être accusés d’homicide involontaire, une aberration quand on sait qu’il est tout simplement impossible, dans l’état actuel des connaissances scientifiques, de prédire un séisme !

À ce compte là, pourquoi ne pas envoyer les météorologues en prison quand la foudre tombe sur quelqu’un ! Non mais franchement…

À L’Aquila, un sismologue amateur parfois présenté à tort comme un expert prétendait avoir vu venir le séisme. Plusieurs mises au point avaient alors été faites pour rappeler que la chose reste impossible et que la méthode utilisée par l’amateur en question n’était ni fiable, ni reconnue.

Il n’y a pas 50 000 manières de diminuer le nombre de victimes potentielles des séismes : il faut adapter les codes de construction dans les zones sismiques, respecter ces codes et éduquer la population. Et financer la recherche et la surveillance.

Menacer et accuser les sismologues ne fait pas partie des solutions et risque même de décourager les vocations dans une discipline qui a pourtant bien besoin qu’on progresse dans les connaissances…

L’INGV publie sur son site une lettre ouverte all’Illustrissimo Presidente della Repubblica Italiana (j’adore la formulation !) Giorgio Napolitano pour dénoncer cette accusation. On peut aussi signer une pétition (en anglais et italien) d’appui aux scientifiques.

La tête ailleurs


La reconnaissance vocale est morte : pet à son âme.

A

Un nouvel épisode de la saga pandémie

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté hier une résolution et des recommandations sur le rôle de l’Organisation mondiale de la santé dans la gestion de la pandémie, suite au rapport accablant déposé par l’eurodéputé britannique Paul Flynn le 4 juin dernier.

Selon l’Assemblée, la gestion de la pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les institutions sanitaires de l’UE et les gouvernements nationaux a conduit à un gaspillage de fonds publics importants et à des peurs injustifiées relatives aux risques de santé encourus par la population européenne.

Le texte adopté le 24 juin par l’Assemblée fait état de l’évidence écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l’OMS, ce qui a provoqué une distorsion des priorités en matière de santé publique. L’Assemblée a formulé une série de recommandations urgentes, en faveur d’une plus grande transparence et d’une meilleure gouvernance en matière de santé publique. Elle a préconisé de mettre en place des garanties contre «l’influence d’intérêts particuliers» et d’envisager l’établissement d’un fonds public pour soutenir des études, des essais et des avis d’experts indépendants, qui pourraient être financés par le biais d’une contribution obligatoire de l’industrie pharmaceutique.

Mais le magazine scientifique Nature est a peu près aussi dur avec le Conseil de l’Europe que celui-ci avec l’OMS !

Dans son dernier éditorial, il nous met en garde contre les conclusions a posteriori et les récriminations qui ne sauraient faire office de leçons à tirer de la pandémie.

Nature a fait critiquer le rapport de Paul Flynn par une douzaine de spécialistes de la grippe répartis dans plusieurs pays. Les scientifiques interrogés ont soulevé de nombreuses objections.

Le magazine rapporte notamment l’avis d’un chercheur du European Centre for Disease Prevention and Control, selon lequel «les conclusions du rapport ne collent pas aux faits tels que nous les percevons et tels que la science les explique».

Selon Nature, il aurait été irresponsable d’exclure les plus grands experts académiques des prises de décisions au sujet de A(H1N1) seulement parce qu’ils collaborent avec l’industrie, ce qui ne signifie pas forcément qu’ils se placent en conflit d’intérêt.

«Les critiques ont aussi tendance à oublier qu’au printemps 2009 l’OMS et les autorités nationales étaient aux prises avec d’importantes incertitudes scientifiques au sujet du virus et de sa propagation, et avec la possibilité que des millions de gens meurent à cause d’une réponse sanitaire inadéquate (une réalité que reconnaît le Conseil de l’Europe).»

Pour Nature, les vraies réponses viendront l’an prochain avec la publication du rapport d’un panel  indépendant de 29 membres dirigé par Harvey Fineberg, président du US Institute of Medicine, la branche médicale des National Academies.

Je suis bien d’accord: un examen en profondeur des faits, mené par des experts indépendants, donnera certainement une vision plus juste de ce qui s’est passé que le rapport d’un député en exercice basé sur une série d’entrevues menées a posteriori.

Entre temps, Nature nous  invite aussi à surveiller les rapports qui sortiront dans plusieurs pays sur la prise en charge de la pandémie par les autorités nationales.

Dans les pays riches, celles-ci ont joué un rôle au moins sinon plus important que l’OMS dans la gestion de la crise. 

Et pour avoir une vison plus complète, on pourrait aussi analyser le rôle de certains médias irresponsables, qui ont tout fait pour faire peur et semer la zizanie…

Problèmes similaires pour la biodiversité et le changement climatique

Par Gaya

Universcience TV organise régulièrement des face-à-face. La semaine dernière, le débat (visible ici) concernait le climat avec les contributions de Luc Abbadie, professeur d’écologie à l’Université Pierre et Marie Curie (université paris 6) et Hervé Le Treut, physicien du climat et directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace à Paris. Intitulée « Le changement climatique contesté à tort ? », cette discussion sera l’occasion de revenir sur les problèmes de diagnostic, prévisions et incertitudes.

Diagnostic : Docteur ? Qu’est-ce qu’il se passe?

Changement climatique et biodiversité impliquent des notions compliquées et plus ou moins difficiles à appréhender par le grand public : prévisions, diagnostic ou encore projections… Hervé Le Treut, spécialiste du climat, souligne que l’incompréhension du public est liée au décalage entre les prévisions qui ont commencé dès les années 70 (premières simulations vers 1975) et le constat d’un éventuel changement visible seulement depuis les années 90. La différence entre ce que l’on observe quotidiennement à toutes les échelles, comme les événements météorologiques, et ce qui est considéré comme preuves scientifiques, par exemple l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, est un facteur de confusion. Étonnamment les chercheurs en écologie rencontrent un problème similaire En effet, il est très difficile de mesurer le changement de biodiversité. Ils privilégient alors une démarche prospective plutôt que de rester sur l’étude du constat en essayant de comprendre les relations logiques qui existent entre les différents organismes. Or depuis quelques temps l’effet du changement climatique, qui joue notamment sur le changement de période de floraison, s’ajoute aux lois déjà établies en écologie sur l’habitat, les ressources, la richesse en espèces etc…  Ça ne veut pas dire que d’autres facteurs ne jouent pas mais quelle part attribuer au changement climatique ? En écologie, les observations permettent d’effectuer des corrélations. Ainsi, au niveau local, les chercheurs disposent de bonnes observations. Par contre, il est bien plus difficile d’établir des tendances globales et c’est là que la modélisation intervient. Grande différence avec l’étude du climat ! En effet, les climatologues peuvent analyser de façon cohérente les fluctuations du système climatique global mais sont mis en difficulté lorsqu’il s’agit de descendre à l’échelle régionale.

(vidéo : Peut-on prédire l’impact du changement climatique sur la distribution géographique des espèces )

Savoir, c’est prévoir (Auguste Comte)

Le terme « prévision » prête rapidement à confusion à cause de son utilisation dans de nombreux domaines (économie, météorologie etc…) . De fait, son sens est difficile à admettre pour beaucoup de gens. En climatologie, les prévisions sont venues d’un exercice de compréhension des mécanismes physiques qui règlent le climat, pour savoir si les lois de la physique étaient capables de reproduire des phénomènes comme les alizés, le Gulf Stream etc… En d’autres termes cela revient à se demander s’il est possible de reproduire (numériquement) une planète qui ressemble à la notre ? La réponse des spécialistes est a priori positive. Imaginer une planète jumelle parallèle à la notre sur laquelle les chercheurs peuvent expérimenter et tester leurs hypothèses ne relève plus de la science fiction. Pour ce qui est de leur fiabilité, les scientifiques s’appuient sur la reconstruction des climats passés. Hervé Le Treut parle d’une « confiance raisonnée mais assez grande si on se limite à un domaine de validité des modèles ». Dans le domaine de la biodiversité c’est encore plus compliqué selon Luc Abbadie. « On peut dire que le réseau de relations va changer mais on ne sait ni le décrire ni le quantifier ». Les relations qui existaient entre les espèces vont changer car celles-ci n’auront plus le même voisinage. La raison? Chaque espèce a une vitesse de migration différente et le changement climatique influence voire provoque cette migration. D’autre part, des espèces disparaissent et la tendance au catastrophisme n’est pas loin. Luc Abaddie pose la question en terme d’importance du nombre d’espèces dans la production biologique. La solidité des écosystèmes dépend-t-elle d’une biodiversité importante ? La réponse n’est pas la même selon les échelles de temps. A court terme, les résultats peuvent être interprétés de façon très différente, mais à long terme le maintien d’une forte variabilité permet une bonne assurance pour l’avenir.

La Terre

La Terre (copyright Nasa)

Le problème de l’incertitude

Hervé Le Treut souligne à un moment que la question du changement climatique est finalement venue d’une interrogation sociale précise. « On met des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, est ce qu’on peut continuer comme ça ? » Seulement, le rythme de réduction éventuel des émissions est lent voire insuffisant. Des changements non-désirés peuvent se produire et les questions adressées aux spécialistes changent; elles sont plutôt de l’ordre de la fréquence et de la localisation de ces changements. Comment construire ? Quels habitats et infrastructures ? Même si les incertitudes sont fortes, il est possible de donner des éléments de réponse à des questions précises. Pour Luc Abbadie également, la définition du terme incertitude doit être clarifiée car elle possède plusieurs interprétations : par exemples, les incertitudes quantitatives sont différentes des incertitudes conceptuelles, qui correspondent à la façon dont on se représente les choses. Exemple : une solution pour stocker le carbone consiste à planter des arbres. Mais les chercheurs en écologie savent que cela ne donne pas forcément les résultats escomptés.

Enfin, la discussion s’est achevée en évoquant la question du progrès. Celle-ci constitue un point extrêmement important car il divise les chercheurs. Ici, Luc Abbadie souligne clairement que pour lui la science et la technique ne suffiront pas et qu’il faut considérer une nouvelle trajectoire de développement.

Note : C’est quoi l’écologie ?

Non, il ne s’agit pas seulement d’une tendance politique ! C’est également et d’abord une discipline scientifique. La définition de ce concept est expliquée dans ce billet .

Pour en savoir plus, voici quelques liens vers des laboratoires d’écologie ainsi que quelques témoignage de chercheurs :

Le labo d’Orsay

Le labo de Jussieu

Les chercheurs en écologie éclaircissent quelques points :

Quel est l’impact du changement climatique sur les écosystèmes

Quel est l’impact du changement climatique sur le cycle de vie des espèces

De nombreuses vidéos (dont celles présentées) sont visibles sur le site du GIS Climat


Icosien, le nouveau jeu de Neamar

A

Les bactéries de l’intestin et la tolérance du système immunitaire

Suite à mon billet, L’influence des bactéries dans la flore intestinale humaine, des pertinents lecteurs m’ont fait remarqué que notre organisme tolérait les millions de bactéries présents dans notre tube digestif, au niveau de l’intestin et du colon. Comment sont-elles tolérées par le système immunitaire ? Je fus sans voix et c’était là, un excellent [...]

Google Earth bientôt dépassé

TanDEM-X, un satellite allemand lancé lundi depuis la base de Baikonour au Kazakhstan, devrait cartographier d’ici trois ans toute la surface émergée de la Terre en 3D, sans aucune discontinuité et avec une précision inférieure à deux mètres pour l’altitude.

TanDEM-X va se déplacer en parallèle avec un autre satellite lancé il y a deux ans, TerraSAR-X. Les deux se suivront à quelques centaines de mètres de distance dans leur course autour de la Terre.

Les mesures prises conjointement vont permettre de construire un modèle tridimensionnel de la Terre qui sera ensuite utilisé à des fins scientifiques et commerciales.

J’adore traîner sur Google Earth pour visiter les incroyables paysages de certains coins du monde, voir des endroits où je n’irai probablement jamais ou vérifier si l’hôtel que j’ai repéré pour mes vacances au bord de la mer est vraiment bien situé. 

(Au passage, pour les amateurs de soccer, voyez ici les 10 stades de la Coupe du monde vus par satellite).

Mais sauter d’un carré à l’autre selon d’où viennent les images est toujours désagréable. Ce nouveau modèle va nous débarasser de cet effet «patchwork» (on devient difficile…) , et fournir aux scientifiques de nouveaux outils d’observation de la Terre.

Un aperçu du résultat dans cette vidéo:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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